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Édition du 15 avril au 1er mai 2026

Diverses questions d’histoire

assaut injustifiable des forces israéliennes contre des bateaux qui tentaient de forcer le blocus de Gaza

Après l’assaut donné lundi 31 mai 2010 par l’armée israélienne à la flottille qui tentait de briser le blocus de Gaza, la seule question qui se pose maintenant est de savoir si le gouvernement israélien continuera à bénéficier de l’impunité ou si certains gouvernements oseront prendre des mesures concrètes pour sanctionner Israël (Alain Gresh).

Manifestations à Toulon : voir notre agenda.

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La même photo après camouflage du képi.
Histoire de France et rejets identitaires

un maire censure une ancienne déportée

Par souci de ne pas stigmatiser «une catégorie professionnelle qui, dans ces temps troubles, avait obéi aux ordres de l’autorité légitime», le maire de Parthenay (Deux-Sèvres) censure le témoignage d’une ancienne déportée.

Il y a quelques mois, on apprenait que le portrait de Pétain figurait toujours parmi les portraits officiels dans la salle des mariages de la mairie de Gonneville-sur-Mer (Calvados). Affirmant que, n’étant pas historien, il n’avait pas à «prendre parti», le maire refusait de le décrocher et déclarait qu’il ne le retirerait que si la justice le lui demandait1.

Il a fallu 41 ans pour démasquer le képi français du gardien du camp de détention de Pithiviers
2. Mais l’agitation qui se manifeste aujourd’hui à propos de la prochaine sortie du film Hors la loi montre que les tentatives de réécriture de l’Histoire ne sont pas terminées.

[Mise en ligne le 29 avril 2010, mise à jour le 30]

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Raymond Gurême, 85 ans, dernier témoin. (AFP/Archives/Bertrand Guay)
A-gens du voyage en France

Roms et Tsiganes : pour la fin des discriminations du présent et la reconnaissance des persécutions du passé

8 avril 2010 : journée internationale des Roms.

Amnesty International appelle l’Union européenne et ses États membres à prendre des mesures concrètes pour rompre le cycle de la discrimination, de la pauvreté et de l’exclusion que les communautés roms subissent en Europe.
L’organisation publie un document dans lequel elle dénonce les expulsions de Roms en Europe3.

Des Tsiganes de France, appuyés par des historiens, appellent les autorités françaises à reconnaître les persécutions dont ces Français furent victimes dans des camps de 1940 à 1946 et à abolir les discriminations qui continuent à les frapper.

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Embarquement forcé d'un Camerounais par des policiers français, à l’aéroport de Roissy, en mars 2004. (JOBARD/SIPA)
Diverses questions d'histoire

Guilherme Hauka Azanga : de l’acharnement au “délire total”

Guilherme Hauka-Azanga est venu en 2002 demander l’asile à la France après avoir fui l’Angola et les massacres qui ont décimé une partie des siens. Sa seule famille est maintenant constituée de trois enfants réfugiés au Congo et la compagne avec laquelle il a refait sa vie à Lyon, les deux enfants de celle-ci et les deux enfants nés de cette union. Il refuse obstinément d’être expulsé vers un pays où il n’a plus de liens familiaux et où sa vie serait menacée. Jeudi 8 avril 2010 a vu l’échec de la quatrième tentative pour l’expulser. L’avion parti pour le reconduire au Portugal n’ayant pas eu l’autorisation d’atterrir, le Préfet du Rhône a décidé de mettre fin à sa rétention vers minuit4. A la suite du communiqué de la LDH qui s’indigne de l’acharnement manifesté par un gouvernement dont la politique de l’immigration est de plus en plus mal acceptée, nous reprenons le témoignage de Dominique Noguères, avocate de Guilherme Hauka Azanga, sur cette journée de « délire total ».

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agir aujourd’hui contre la colonisation des “territoires occupés”

Après avoir rappelé que «la loi du plus fort doit plier devant le droit commun de l’humanité», la Ligue des droits de l’Homme appelle à une campagne, à l’échelle de l’Union européenne, visant à réserver le bénéfice du traitement préférentiel accordé aux importations israéliennes aux seuls produits dont il est établi de façon indiscutable qu’ils ne sont pas les fruits de l’oppression coloniale.

Des précisions sont apportées dans un texte d’Alain Gresh que nous reprenons ci-dessous à la suite de la tribune de Jean-Pierre Dubois. On peut lire également, sur cette autre page, la lettre ouverte adressée au Président de la République par des ambassadeurs français, ainsi que la prise de position de l’Union juive française pour la paix à propos de la campagne internationale BDS – «boycott, désinvestissement, sanctions».

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Israel-Palestine : la paix ne peut être fondée que sur le droit international

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, des ambassadeurs français rappellent que la paix et un ordre durable ne peuvent être fondés que sur le droit international.

L’Union juive française pour la paix (UJFP), après avoir rappelé qu’«il y a un occupant et un occupé», déclare apporter «son soutien total aux droits du peuple palestinien et à la campagne internationale de BDS – boycott, désinvestissement, sanctions contre l’Etat d’Israël tant que dureront l’occupation, la colonisation et l’apartheid.»

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A-le génocide des tsiganes

l’internement des tsiganes en France pendant la Seconde Guerre mondiale

En France, entre 1940 et 1946, de nombreuses familles tsiganes – 6000 à 6500 hommes, femmes, vieillards, enfants – furent internées dans des camps gérés par l’administration française.
Les livres d’histoire sont souvent silencieux sur ce versant sombre de l’histoire de notre pays, que Tony Gatlif rappelle dans son dernier film, Liberté.

Afin de faire connaître et reconnaître une histoire oubliée et de rendre hommage aux victimes et à leurs familles, un collectif d’associations a décidé de programmer en 2010 un événement intitulé Une mémoire française : Les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-19465.

Nous remercions Marie-Christine Hubert, co-auteure, avec Emmanuel Filhol, de Les Tsiganes en France : un sort à part 1939-19466, de l’aide qu’elle a apportée à la mise au point de cette page.

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Gaza asphyxiée par le blocus israélien : un scandale !

Décembre 2008, Israël lançait son offensive meurtrière contre Gaza. Bilan: 1 400 morts, des milliers de blessés, une destruction massive d’habitations et d’équipements collectifs.
Depuis un an, près d’un million et demi de Palestiniens restent prisonniers dans la bande de Gaza toujours soumise au blocus israélien qui empêche toute reconstruction.

Cette situation est un scandale !

Le collectif toulonnais Pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens
appelle à un rassemblement mercredi 3 février à 18h30, Parvis des Droits de l’Homme à Toulon, pour demander

  • la levée du blocus de Gaza et l’acheminement rapide de l’aide internationale,
  • que les enquêtes internationales sur les crimes de guerre aillent jusqu’au bout et soient suivis de poursuites à l’encontre des responsables,
  • la reconnaissance réelle des droits nationaux du peuple palestinien, condition indispensable à une paix durable.

Ci-dessous deux textes, repris d’Amnesty International pour l’un, et de l’Union juive française pour la paix pour l’autre, exposent la situation actuelle7.

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Comment réhabiliter les fusillés pour l’exemple de 14-18 ?

Dans la perspective du centenaire de la Première Guerre mondiale, le général Bach, entouré de l’historien Claude Pennetier, et de Jean-Pierre Dubois, Gilles Manceron et Michel Tubiana, respectivement président, vice-président et président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, prennent position dans Mediapart pour une réhabilitation individuelle de chacun des soldats concernés.

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Gaza, un an après l’offensive israélienne…

Un an après le lancement de l’offensive israélienne sur Gaza, une quinzaine d’ONG, dont Amnesty International, le CCFD et Oxfam International, publient un rapport8 où ils dénoncent le blocus auquel la population de la bande de Gaza (1.5 millions d’habitants) est soumise de la part d’Israel. Pour l’ancien président américain, Jimmy Carter, les Gazaouis sont « traités plus comme des animaux que comme des êtres humains». Le rapport, publié fin décembre 2009, montre que très peu des dégâts infligés aux habitations, aux services publics (écoles, hôpitaux…) et aux infrastructures ont été réparés.

Dans un entretien publié par L’Humanité, Stéphane Hessel met en cause la France et l’Union européenne qui ont «laissé faire Israël».

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l’impunité des dirigeants israéliens, une des causes principales de la poursuite de la guerre

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le jeudi 5 novembre, une résolution demandant à Israël et aux Palestiniens d’enquêter sur les accusations de crimes de guerre contenues dans le rapport Goldstone sur la guerre dans la bande de Gaza.

Après deux jours de débats, ce texte, non contraignant, a été voté par 114 voix contre 18 et 44 abstentions. Israël et les Etats-Unis ont voté contre, de même que plusieurs pays européens9. Dès vendredi matin, Israël a rejeté la résolution, arguant par la voix du ministère des affaires étrangères qu’elle « est totalement coupée des réalités auxquelles Israël fait face sur le terrain ».

Le texte s’appuie sur les conclusions du rapport sur l’intervention israélienne dans le territoire palestinien, en décembre et janvier derniers, établi par le juriste sud-africain Richard Goldstone et commandé par le conseil des droits de l’homme de l’ONU. Dans son rapport, rendu public le 15 septembre, le juriste fustige les deux parties mais réserve ses traits les plus durs à Israël. Le conflit s’est soldé par la mort de près de mille quatre cents Palestiniens et de treize Israéliens.10

L’Etat d’Israël a le droit de se défendre, mais dans le respect de ses obligations à l’égard du droit humanitaire international et du droit international. Laisser son agression à Gaza bénéficier de l’impunité inciterait Israël à commettre d’autres crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité, comme l’expose Pierre Stambul, membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix, dans l’entretien repris ci-dessous.

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L'arbitraire de l'armée : les fusillés de 14-18

poursuivre la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 14-18

Un peu partout en France des associations appellent à des rassemblements mercredi 11 novembre, pour demander la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » de la guerre de 1914-1918, dont certains ont été exécutés sans jugement, parfois dans la seule intention de maintenir les troupes en parfait état d’obéissance.

La Ligue des droits de l’Homme demande que soit mise en place une commission rassemblant des historiens, des juristes, des représentants d’associations et du Service historique de la Défense, afin de poursuivre la réhabilitation des victimes des tribunaux militaires de 14-18.

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