Convié au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), mercredi 13 février, Nicolas Sarkozy a profité de la tribune qui lui était offerte pour annoncer qu’il avait demandé au gouvernement « de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah», expliquant que «rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui.»
L’historien Henry Rousso, contestant ce « marketing mémoriel», le philosophe Régis Debray, rappelant que « l’émotionnel est un obstacle à la connaissance », et Simone Veil, scandalisée, condamnent tous cette «fausse bonne idée».