
Tribune : « Du code noir à l’or noir, est-ce notre horizon indépassable ? »
Des parlementaires et des chercheurs prennent position dans le débat sur l’exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mers.

Des parlementaires et des chercheurs prennent position dans le débat sur l’exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mers.

En Guyane, des internats catholiques logent des enfants amérindiens à partir des années 1930. À La Réunion, des mineurs liés à l’aide sociale à l’enfance sont envoyés en France hexagonale
Une proposition de loi pour autoriser la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures dans les outre-mers et visant à favoriser leur développement économique et social, portée par les députés guyanais du groupe

Présentation de l’éditeur Les outre-mer, ces territoires du « lointain », sont caractérisés par une grande diversité. Fruits d’une histoire complexe, ils demeurent mal connus, malgré une actualité toujours vive.• Comment les

Présentation de l’éditeur Le 6 mai 1931, aux abords du bois de Vincennes, on inaugurait l’une des attractions majeures de l’entre-deux-guerres : l’Exposition coloniale internationale. Au même moment, le Martinière,

Un itinéraire de vie qui nous éclaire sur les dynamiques sociopolitiques et culturelles de la société boni et bushinenge de Guyane au XXe et du XXIe siècles. Très peu de

par Corinne Toka-Devilliers, fondatrice de l’association guyanaise Moliko Alet + Po et descendante de Moliko, l’une des femmes kali’na exhibée dans le cadre de « zoos humains » à la fin du

Vial d’Alais définit l’esclavage comme une « barbarie » à laquelle il ajoute « l’ignominie » caractérisant trois de ses marqueurs : le fouet, le travail forcé le plus éprouvant et le commerce des êtres humains.

Comment enseigne-ton l’histoire dans les « territoires d’Outre-Mer » ? Le cas de la Guyane.

Journaliste à Guyaweb, Hélène Ferrarini publie, aux éditions Anacharsis, Allons enfants de la Guyane. Éduquer, évangéliser, coloniser les Amérindiens dans la République. Un livre qui, selon Mediapart, documente « grâce à de nombreuses archives et témoignages ce qui constitue l’un des plus grands traumatismes contemporains des familles amérindiennes de Guyane, mais qui demeure pourtant l’un des plus grands tabous de la société guyanaise, de l’État français et de l’Église catholique en France ». On trouvera ci-dessous l’article de Marion Briswalter, de Guyaweb, la critique de Zoé Courtois dans Le Monde et l’accès à des extraits et à l’introduction de ce livre.

Dès le début du XVIe siècle, la Guyane a été l’objet de tentatives de colonisation qui se heurtèrent à la résistance acharnée de la tribu amérindienne des Arawak. En 1630, Louis XIII en ordonna la conquête et Cayenne fut fondée en 1637. Longtemps disputée entre Anglais, Hollandais, Français et Portugais, puis affranchie pendant la Révolution, la Guyane redevint colonie française et servit de lieu de déportation à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, les Guyanais réclament un statut d’autonomie plus affirmée. Le juriste Blaise Tchikaya éclaire la légitimité de cette revendication, évoquée également par la section de Cayenne de Ligue des droits de l’Homme lors du mouvement social de 2017.
Au lendemain de l’adoption de la loi pour l’égalité réelle des outre-mer que la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) salue, la CNCDH souhaite apporter un éclairage sur la situation spécifique des peuples autochtones en outre-mer et appelle l’Etat français à clarifier sa position en faveur de la reconnaissance de ces peuples en tant que tels.
Dans un avis très étayé sur la place des deux peuples autochtones français, la CNCDH recommande notamment à l’Etat de reconnaître les Kanak de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane comme des peuples autochtones à part entière. Cette reconnaissance est une condition essentielle pour que les membres de ces peuples puissent pleinement jouir de leurs droits et que les politiques des pouvoirs publics en leur faveur soient plus efficaces et acceptées.
L’avis de la CNCDH est téléchargeable (1 085 Ko). Sa publication a été accompagnée du communiqué de presse repris ci-dessous.
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Histoire coloniale et postcoloniale
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