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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Diverses questions d’histoire

Image utilisée comme “bon point” – La légende : «Un enfant de sept ans, coupable d'avoir, par jeu, avec son fusil de bois, mis en joue des Prussiens, est impitoyablement tué par eux.»
Histoire de France et rejets identitaires

Nicolas Sarkozy donne un bon point à la France en histoire

Si l’on en croit le candidat UMP, la France n’a pas à rougir de son passé car elle n’a pas inventé la solution finale ni construit de chambre à gaz et qu’«il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le
monde qui aient tant oeuvré pour la civilisation et le développement et si peu
pour l’exploitation.»

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les gens du voyage demandent l’abolition des lois Sarkozy et de la loi de 1969

Ils interpellent les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils s’engagent à mettre un terme à « l’apartheid juridique » dont ils se disent victimes, visant notamment la loi de 1969 dont ils réclament l’abrogation. 1

Cette communauté forte « de plus de 500.000 personnes vit dans des conditions inacceptables de discrimination et de rejet aggravées ces dernières années », a déploré, jeudi 29 mars, lors d’une conférence de presse Michel Mombrun, président de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les tsiganes et les gens du voyage (FNASAT). La FNASAT et les associations présentes (Fondation Abbé Pierre, LDH, La Vie du voyage) ont souligné combien les lois s’appliquant à cette communauté sont « discriminatoires et racistes » et en ont réclamé l’abrogation.

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Israël et Palestine : des initiatives pour construire une paix juste et durable

Dans la période de réflexion collective que constituent habituellement en France les périodes électorales, la Ligue des droits de l’Homme a estimé utile de faire connaître, sous une forme synthétique, un certain nombre de propositions d’initiatives pour construire une paix juste et durable au Proche-Orient. Ce dossier très passionnel est aussi un dossier majeur pour la paix aux marches de l’Europe. C’est pourquoi la Ligue des droits de l’Homme a choisi de publier un texte volontairement concis que son Comité central a approuvé à l’unanimité.

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Internés avec leurs familles, certains enfants passeront jusqu’à quatre ans et demi
A-le génocide des tsiganes

Jargeau, camp d’internement de Tsiganes et autres parias

Il y a 60 ans fermait le camp de Jargeau. De 1941 à décembre 1945, les
autorités françaises y avaient interné, sur ordre des nazis, des familles
entières de Tsiganes, de nomades mais aussi des prostituées et plus
simplement des marginaux. Retour sur une persécution oubliée.

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La France des camps d’internement de 1938 à 1946

« En France, nous n’aimons guère évoquer, nous ne tenons pas trop à connaître les aspects négatifs du passé national. Les manuels d’histoire savent se faire discrets et même la recherche historique ne se précipite guère sur les moments noirs s’il n’est pas possible de trouver un homme ou une petite minorité coupables auxquels on peut assigner le rôle de bouc émissaire.»

Alfred Grosser 2

Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d’interner les «indésirables étrangers» dans des centres spécialisés, et la libération en 1946 du dernier interné – un nomade –, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français.

Républicains exilés de la guerre d’Espagne, puis « ressortissants des puissances ennemies» – pour la plupart, ils avaient fui les persécutions antisémites et la répression politique –, enfin quelques communistes furent les premiers à subir les mesures d’exception nées de situations d’exception. Avec l’instauration du régime de Vichy et l’occupation, communistes, Juifs et Tsiganes, ainsi que les droits-communs et les marché-noir devinrent les victimes de la politique d’internement. A partir de l’été 1942, suivant la logique d’extermination de la solution finale, les camps se transformèrent en antichambres de la mort pour 75 000 Juifs de France déportés à Auschwitz. Ils furent remplacés, à la Libération, par tous les suspects de la collaboration.

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L'antisémitisme, les Juifs, la Palestine

Raphaël Confiant, nouveau cas de «lepénisation» victimaire

Il y a des Noirs racistes, comme des Blancs ou des Juifs racistes. Etre descendant d’esclaves, de colonisés, de déportés, ne dispense personne de sa propre responsabilité.

A la suite du communiqué de la LDH, vous pourrez lire le texte de Jacky Dahomay, « L’innommable Raphaël Confiant ?», dont Le Monde a publié des extraits dans son édition datée du samedi 2 décembre, puis un compte rendu des déclarations de Raphaël Confiant.

[Première publication le 7 déc. 06, mise à jour le 9 déc. 06]
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Adultes et enfants dans le camp de Montreuil-Bellay (1944). Photo Jacques Sigot.
A-le génocide des tsiganes

l’internement des Tsiganes en France 1939–1946

Parce qu’ils étaient considérés comme des « asociaux », entre 250 000 et 500 000 Tsiganes, sur les 700 000 qui vivaient en Europe, ont été exterminés par les nazis et leurs alliés – à l’exception de la Bulgarie – au cours de la seconde guerre mondiale.

En France, selon l’historien Denis Peschanski, d’octobre 1940 à juin 1946, environ 3 000 Tsiganes furent regroupés dans une trentaine de camps, placement facilité par la loi de 1912 ordonnant leur fichage comme « nomades » 3.

Plus de 60 ans après les événements, cette histoire douloureuse reste encore trop peu connue. N’oublions pas que les mesures d’exclusion prises à l’encontre de la communauté tsigane visaient avant tout l’éradication, en France, du nomadisme. Un mode de vie, aujourd’hui encore, difficilement compris et accepté.

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une nouvelle étape dans l’inacceptable

Du fait de la « mauvaise volonté » des élus locaux, le nombre de places réalisées pour l’accueil des « Gens du Voyage » est très loin de correspondre aux besoins. Cela contraint des familles à s’installer sur des terrains disponibles non prévus à cet effet.

Le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance en débat à l’Assemblée nationale comporte un amendement qui prévoit qu’en cas de stationnement irrégulier, le maire ou le propriétaire du terrain occupé pourra demander au préfet de mettre les occupants en demeure de quitter les lieux dans les 24 heures.

[Première publication le 20 nov. 06,

mise à jour le 30 nov. 06]
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L’Assemblée nationale adopte un projet de loi pénalisant la négation du génocide arménien

De nombreuses critiques et réserves ont été exprimées avant et après le vote du 12 octobre4. Gilles Manceron, vice-président de la LDH, s’était exprimé sur ce sujet en juin dernier, dans un article publié sur ce site. Vous trouverez ci-dessous le point de vue de Michel Wieviorka, une déclaration d’Amnesty International, le communiqué publié par les signataires de la pétition « Liberté pour l’histoire »5, et enfin un texte dans lequel la romancière turque Elif Shafak écrit que :«Le véritable changement [entre la Turquie et l’Arménie] viendra d’en bas, non d’en haut, et sera le fait des individus et des peuples, non des Etats et des hommes politiques.»

[Première publication le 18 oct. 2006, mise à jour le 20 oct. 2006]
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le Sénat veut faciliter la procédure d’expulsion des gens du voyage

Par le biais d’un amendement présenté par Pierre Hérisson (UMP), président de la Commission nationale consultative des gens du voyage, le Sénat a institué [mardi 19 septembre 2006] une nouvelle procédure d’évacuation forcée, « décidée d’office par le préfet sans autorisation préalable du juge », à l’encontre des gens du voyage en cas d’occupation illicite de terrains publics ou privés.

L’amendement fait maintenant partie du projet de loi de prévention de la délinquance dont le parcours législatif n’est pas terminé.

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des ONG dénoncent une «destruction délibérée» du Liban

Pour Amnesty International, les dévastations de la guerre au Liban, loin d’être des dommages collatéraux, sont le résultat d’une oeuvre de destruction délibérée de l’infrastructure civile d’un pays. L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) a elle aussi à plusieurs reprises dénoncé la stratégie israélienne.

Amnesty conclut à une responsabilité pénale individuelle pouvant être invoquée par l’exercice d’une juridiction universelle : « Bon nombre des atteintes aux droits fondamentaux exposées dans le présent rapport constituent des crimes de guerre entraînant une responsabilité pénale individuelle. […] Les personnes à l’égard desquelles il existe de fortes présomptions de responsabilité dans de tels crimes peuvent être amenées à rendre compte de leurs actes devant des juridictions pénales du monde entier en vertu de l’exercice de la compétence universelle. »

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