Le fichage des juifs sous l’Occupation
Le 16 septembre 1991, Serge Klarsfeld découvrit au ministère des Anciens Combattants un fichier qu’il recherchait depuis un certain temps, celui du recensement des juifs de la région parisienne, qui
Le 16 septembre 1991, Serge Klarsfeld découvrit au ministère des Anciens Combattants un fichier qu’il recherchait depuis un certain temps, celui du recensement des juifs de la région parisienne, qui

Le 22 octobre, à la demande de Nicolas Sarkozy, on lira dans tous les lycées de France la lettre poignante que Guy Môquet adressait à sa famille avant d’être fusillé par les nazis. «Il ne s’agit pas de faire quelque chose de sottement cocardier et patriotique… », a expliqué le ministre de l’éducation nationale.
Dès le 22 mai, nous avions regretté, avec Jean-Paul Houssay, que Nicolas Sarkozy n’ait pas associé la mémoire de Michel (Missak) Manouchian à celle de Guy Môquet. Tous deux étaient militants communistes ; tous deux ont été exécutés par les nazis ; la lettre de Manouchian se prêtait davantage à l’illustration des propos de Nicolas Sarkozy, sauf que… évidemment, il n’était pas français. On peut également déplorer, avec Pierre Schill et Jean-Pierre Azéma, l’instrumentalisation politique de l’histoire à laquelle s’est livré le président de la République1.

En 2003, Bernard Kouchner justifiait l’invasion de l’Irak, tout en se déclarant opposé à la guerre2. Aujourd’hui le fondateur de Médecins sans frontières utilise, vis à vis de l’Iran, le langage viril d’un “militaire sans frontières”. Mais sait-il que l’on estime aujourd’hui à un million le nombre des victimes irakiennes depuis l’invasion américaine du pays en mars 2003 ? La guerre… Le choix des mots n’est pas innocent. D’ailleurs, l’ex-“french doctor” ne fait que suivre l’exemple du Président de la République qui, dans son allocution à la conférence des Ambassadeurs, au Palais de l’Élysée, le 27 août dernier, n’a pas craint d’évoquer « une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran ».

Deux anciens premiers ministres, Raymond Barre et Pierre Messmer, sont décédés à quelque jours d’intervalles, le 25 et le 29 août 2007.
Les déclarations antisémites de Raymond Barre3 n’ont pas été oubliées, mais il faut également rappeler que les deux anciens premiers ministres avaient été témoins de moralité de Maurice Papon, en octobre 1997, au procès de ce dernier à Bordeaux.
Les textes ci-dessous sont repris du site Mémorial 98, les deux dessins de Riss étant reproduits de son Procès Papon4.

De retour d’une mission à Gaza, Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme fait part (à Politis) de ses impressions et de son analyse, dans ce texte repris par France-Palestine5.
Dans son éditorial de juillet 2007, le site Rencontres Tsiganes met en évidence l’échec de la mise en application de la loi du 5 juillet 2000, relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage.
Mais loin de remettre en cause la loi, Alain Fourest demande qu’elle soit appliquée de façon stricte.

Pendant la guerre de 14-18, il y eut environ 600 fusillés en France, à la suite de condamnations prononcées pour refus d’obéissance, mutilations volontaires, désertion, ou mutinerie (en 1917) ; il y eut également des «fusillés pour l’exemple».
Pendant la guerre, la LDH a lutté contre les erreurs judiciaires et contre ces exécutions ; après la guerre elle lutta pour obtenir la réhabilitation des condamnés.
Quatre-vingt dix ans plus tard, ils ne sont toujours pas «pardonnés» !
La Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) consulte les associations représentatives des gens du voyage6
Le site Mouvements propose un intéressant dossier concernant le Darfour. Vous y trouverez notamment un entretien où Rony Brauman déplore que «l’idéologie interventionniste noie la réalité du Darfour sous un fatras compassionnel», et conclut en rappelant que « nous devons aussi nous défaire de l’idée qu’il revient aux occidentaux d’imposer l’ordre dans le monde. L’impérialisme, fût-il moral, est un désastre.»
Nous reprenons ci-dessous l’article écrit par les deux coordonnateurs du dossier.

Le « droit d’ingérence humanitaire » est un concept très controversé dont Bernard Kouchner est un actif promoteur. L’invocation de l’argument humanitaire pour justifier des actions militaires d’Etats occidentaux n’est pas sans rappeler la justification des conquêtes coloniales au nom de la “civilisation”. Au lendemain de la nomination de Bernard Kouchner au poste de ministre des Affaires étrangères, la polémique rebondit en France à propos du Darfour, un des dossiers prioritaires du nouveau ministre.

« Désignant par-dessus son épaule le camp des gens du voyage installés dans un champ derrière la salle municipale dans l’attente de leur pèlerinage chrétien et annuel dans un village voisin, il précise : “ Ces gens-là doivent rendre des comptes, expliquer d’où viennent leurs caravanes et leurs grosses voitures. Nicolas Sarkozy au pouvoir les fera tous contrôler et expulser. ” »
La scène précédente s’est déroulée le 12 avril 2007, à Gien, dans le Loiret7. Depuis lors, la nouvelle procédure d’évacuation forcée des gens du voyage a été mise en place. Faut-il y voir une manifestation de «la synthèse entre l’Ancien Régime et la Révolution8» ?

Réagissant à la vague de protestations qui ont suivi ses récentes déclarations au Brésil, le pape Benoit XVI a reconnu les « souffrances » et les « injustices » que la colonisation et l’évangélisation de l’Amérique ont provoquées. En 1992, Jean Paul II, prédécesseur de Benoît XVI, avait demandé pardon aux peuples amérindiens pour le rôle joué par les chrétiens européens dans la conquête de l’Amérique.