Amnesty demande des poursuites contre les États qui discriminent les Roms
À la suite de la circulaire du 5 août 2010 émanant du ministère de l’Intérieur donnant pour instructions aux préfets de démanteler systématiquement les campements des Roms et de les expulser du territoire, la Commission européenne avait envisagé l’ouverture d’une procédure d’infraction contre la France pour violation des droits des Roms ; mais ayant obtenu des garanties de l’État français, elle n’avait pas donné suite à son intention initiale.
Après les déclarations au Parisien le 14 mars 2013 du ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, annonçant la poursuite des démantèlements des campements, Amnesty lui a adressé un courrier pour contester ses propos et a lancé une pétition demandant au Premier ministre de mettre fin aux expulsions forcées de Roms.
Dans une campagne à l’échelle européenne, Amnesty international dénonce la persistance de pratiques discriminatoires envers les Roms et demande à la Commission européenne de poursuivre les États membres dont les politiques sont en infraction avec le droit communautaire.




