Témoins contre Papon en 1999, ils avaient été mis au placard. Le tribunal administratif vient de dénoncer les notes de service qui cantonnaient les archivistes «dans des fonctions subalternes» et revêtaient «le caractère d’une sanction disciplinaire déguisée». [Libération – vendredi 18 avril 2003]

L’Etat continue de cacher des preuves [entretien avec Jean-Luc Einaudi paru dans le Nouvel Observateur à la date du 17 octobre 2002.] Que s’est-il passé le 17 octobre 1961? Pour
Ils avaient témoigné à propos des événements du 17 octobre 1961
[Libération – jeudi 17 octobre 2002]

« En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de l’ordre agissant sous les ordres de Maurice Papon. » [Jean-Luc Einaudi]
« Tout citoyen peut demander communication des documents qui sont conservés dans les dépôts des archives, aux jours et heures qui sont fixés. »
loi du 7 messidor an II, article 37
Ils auraient dû être promus. On les a sanctionnés. Début février 1999, lors du procès en diffamation intenté par Maurice Papon à Jean-Luc Einaudi à propos des événements du 17
Il ne suffit pas d’évoquer les difficultés de consultation des « archives « , c’est-à-dire de la documentation produite par les organismes publics. Même par dérogation, l’accès est réservé. Mais ces obstacles, dont tous les chercheurs ont l’expérience, ne sont pas que des barrières à franchir ; c’est au départ, comme prédisposé, que se tient un véritable mur du silence. Son nom est secret d’État.

Extraits de OCTOBRE 1961 – Un massacre à Paris, par Jean-Luc Einaudi, Fayard 2001, pages 49 à 53.