roms : des évacuations forcées en hiver
Recensement des évacuations forcées de lieux de vie occupés par des Roms (ou des personnes désignées comme telles) en France, au cours du premier trimestre 2016.
Recensement des évacuations forcées de lieux de vie occupés par des Roms (ou des personnes désignées comme telles) en France, au cours du premier trimestre 2016.
Comme chaque année, l’organisation non gouvernementale Amnesty International publie son rapport sur le respect des droits de l’homme dans les différents états.
Vous trouverez ci-dessous les extraits de ce rapport qui concernent Israel et les territoires palestiniens occupés, pour l’année 2015 1.
Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris, s’inscrit en faux contre les déclarations de Manuel Valls, lors du diner du Crif le 7 mars dernier: il montre qu’un antisémite peut être antisioniste ou pas.
En février 2010, la Ministre Alliot-Marie, alors Garde des Sceaux, demandait par une lettre-circulaire aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant à des actions de boycott des produits déclarés israéliens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle assimilait ces actions à de la provocation à la discrimination ou à la haine raciale.
La Ligue des droits de l’Homme demande l’abrogation de cette circulaire qui attaque directement la liberté d’expression et vise, en tentant de les criminaliser, à museler des actions citoyennes et non violentes contre l’impunité d’un état, Israël, qui viole en permanence le droit, notamment par la colonisation. Pour la LDH, la liberté d’expression est une liberté publique fondamentale.
Lorsqu’on se préoccupe de la défense des droits des Palestiniens, une mise au point sur l’antisémitisme et sur les notions de sionisme et d’antisionisme est indispensable, ne serait-ce qu’en raison de l’instrumentalisation par certains de l’accusation d’antisémitisme pour chercher à disqualifier cette défense. Mais la tâche est d’autant plus difficile que la particularité du conflit israélo-palestinien est qu’il se trouve au confluent de plusieurs histoires : l’histoire de l’antisémitisme européen qui a nourri le projet sioniste, celle des ambitions coloniales de l’Europe qui l’a utilisé, et celle du mouvement légitime d’émancipation des peuples colonisés dans lequel s’inscrit la lutte du peuple palestinien. Réfléchir à la question palestinienne aujourd’hui implique de prendre en compte simultanément ces trois histoires.
Un article de Gilles Manceron, initialement publié le 9 mars 2016 sur le site du collectif Trop c’est trop.
Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, a déclaré le 16 février 2016 en rendant publics des échanges de courrier avec différents gouvernements européens dont celui de la France :
« De nombreux Roms continuent à faire l’objet de formes graves de discrimination et de violations des droits de l’homme de la part d’autorités aux niveaux national ou local. En particulier, des évacuations forcées, conduites sans respect des procédures ni proposition adaptée de relogement, persistent à travers l’Europe, au mépris des obligations internationales incombant aux Etats membres en matière de droits de l’homme » 2.
L’échange de courrier entre le Commissaire et le Ministre français de l’Intérieur :
A la suite de ces publications, la Ligue des droits de l’Homme a adressé une lettre ouverte de protestation au Ministre de l’Intérieur :
Communiqué LDH du 8 mars 2016
Le Premier ministre vient d’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme et à la haine d’Israël, lors du dîner annuel du Crif.
En se livrant à cet amalgame, le Premier ministre emboîte le pas à tous ceux qui, du Crif à Benjamin Netanyahou, tentent de faire taire ceux et celles qui critiquent la politique du gouvernement israélien.
Pire encore, il alimente de la pire manière qui soit l’idée selon laquelle soutenir les droits du peuple palestinien équivaut à délégitimer l’Etat d’Israël.
La lutte contre l’antisémitisme, comme contre toutes les formes de racisme, exige des pouvoirs publics qu’ils s’abstiennent d’alimenter des discours mensongers qui ne peuvent qu’alimenter haines et conflits.
Ecrivaine israélienne, Ronit Matalon est née en 1959 à Gnei Tikva dans une famille originaire d’Egypte. Après des études de lettres, elle travaille comme journaliste pour le quotidien Haaretz, où elle couvre la bande de Gaza et la Cisjordanie entre 1987 et 1993.
Elle a remporté en 2009 le prix de la Fondation Bernstein, qui récompense les auteurs d’expression hébraïque, pour son roman Le Bruit de nos pas (Stock, 2012). Aujourd’hui, Ronit Matalon, qui se présente comme « une Séfarade qui s’en est sortie », vit et enseigne à Haïfa. Son premier roman, De face sur la photo, est paru à l’automne dernier chez Actes Sud.

Après la Révolution, il a fallu créer un « mythe national » dans lequel le peuple français puiserait ses racines. Et, pour ce faire, tordre ou distordre certaines vérités historiques.
L’historienne Suzanne Citron s’est longuement penchée sur la fabrication du roman national. Elle revient aujourd’hui sur ce thème, dans un article publié dans Témoignage chrétien du 2 février 2016, article repris avec son aimable autorisation.
A la suite de la condamnation de citoyens qui avaient appelé au boycott de produits israéliens, plusieurs personnalités ont lancé un appel pour la liberté de l’action citoyenne. 3

Déconstruction et peuple juif. Malgré les difficultés, morales et politiques, Shlomo Sand, historien israélien, n’a cessé de poursuivre ses recherches basées sur la déconstruction des mythes historiques. Une sorte d’iconoclaste qui ne se plierait pas au grand mensonge national. Pas plus en Israël qu’en France où il a étudié. Avec Crépuscule de l’Histoire 4, il termine une trilogie commencée par Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008 ), suivi de Comment la terre d’Israël fut inventée : De la Terre sainte à la mère patrie (Flammarion, 2012).
Dans une lettre ouverte adressée à Christiane Taubira, les trois organisations demandent une nouvelle fois à la ministre de la Justice l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier.