La LDH a, depuis son origine, pour mission principale de combattre l’injustice et l’arbitraire. Comment dès lors pourrait-elle ignorer la situation d’hommes et de femmes qui, depuis des siècles, sont victimes des pires fantasmes et sont rejetés quotidiennement d’un territoire à l’autre au seul motif que leur mode de vie s’articule autour du voyage, avec un habitat traditionnel constitué de caravanes.
L’État a lui-même toujours exprimé sa méfiance vis-à-vis de ces populations méconnues, incomprises, différentes du modèle social majoritaire fondé sur la propriété et la sédentarité.
Roms, Tziganes, Manouches, Gitans, Yéniches… ces « gens du voyage », comme on les nomme par simplification, sont régis par des lois et régimes d’exception, visant essentiellement à les contrôler et à les surveiller.
Henri Leclerc (août 2000)