
des tortionnaires de la dictature militaire devant la justice argentine
Selon les organisations de défense des droits de l’homme, près de 30 000 personnes ont disparu en Argentine entre 1976 et 1983, pendant la dictature militaire. Beaucoup d’entre elles avaient été détenues et torturées à l’École supérieure de mécanique de la Marine (ESMA). Dix-neuf anciens officiers de l’ESMA, dont le capitaine Alfredo Astiz, sont en cours de jugement en Argentine pour violations des droits de l’homme, notamment pour l’assassinat de deux religieuses françaises, Léonie Duquet et Alice Domon. Alfredo Astiz avait déjà été poursuivi en 1985 pour ces crimes, mais des lois d’amnistie, abrogées depuis, avaient interrompu la procédure.
Comme Marie-Monique Robin l’a montré, les « méthodes » mises en oeuvre par les militaires argentins leur avaient été enseignées par des militaires français – notamment le général Aussaresses – qui les avaient expérimentées sur le terrain en Indochine et en Algérie. Voir ci-dessous la vidéo de Marie-Monique Robin.




