
Roms : les promesses n’engagent que ceux qui y croient
Au petit matin du lundi 27 août, un camp situé sur la commune d’Evry, où habitaient plus de 70 Roms, a été démantelé, par application d’un arrêté du socialiste Francis Chouat, successeur de Manuel Valls à la mairie d’Evry. Le démantèlement, réalisé avant toute décision de justice, a d’autant plus choqué que, dès le lendemain, le tribunal d’Evry rejetait le référé d’expulsion. Mais M. Chouat a renvoyé à la ligne définie par le premier ministre : les expulsions sont légitimes, a dit M. Ayrault, « dès lors qu’elles interviennent en application d’une décision de justice ou pour mettre fin à une situation de danger ou de risque sanitaire ».
Contraire à un engagements de François Hollande lors de la campagne pour l’élection présidentielle – pas d’expulsion sans solution de relogement
–, cette politique a été confirmée par la circulaire du 28 août reprise ci-dessous. Une politique critiquée par de nombreuses organisations comme le Syndicat de la Magistrature. Sur le plan international, des experts de l’ONU rappellent qu’en droit international, les expulsions collectives sont interdites, et demandent au gouvernement français de s’assurer que le démantèlement des camps de Roms respecte les normes européennes et internationales des droits de l’homme relatives à la non-discrimination.




