troubles psychiques chez les militaires, retour d’Afghanistan
Selon les conclusions du premier séminaire consacré à la prise en charge des « traumatismes psychiques dans les armées », organisé le 3 décembre 2012 à l’hôpital du Val-de-Grâce par le Service de santé des armées, plus d’un demi-millier de militaires français – près de 7 % de ceux qui y ont été engagés – souffriraient de troubles psychiques à la suite de leur participation à la guerre en Afghanistan1. Ce phénomène n’est pas limité à la France : une étude de la RAND Corporation, publiée le 17 avril dernier, estime qu’un militaire américain sur cinq revenant d’Irak ou d’Afghanistan, soit 300 000 en tout, souffrirait de troubles psychologiques ou de dépression majeure2.
La prise en charge de ces « blessés psychiques » nécessite un dispositif spécifique dont le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé récemment le renforcement3.



