
la mémoire des fusillés de 14-18
Le conseil scientifique de la Mission du Centenaire a rendu public le 1er octobre 2013 son rapport sur les Fusillés de la Première Guerre mondiale, que l’on peut Lire la suite »
plus de 5000 Roms évacués par la force au cours de l’été 2013
Tout en prônant un « pacte de dignité »2, le gouvernement poursuit les évacuations violentes, brutales et inutiles. Les dernières données publiées par la LDH et l’ERRC confirment que les évacuations forcées des Roms se sont poursuivies à un rythme élevé durant le troisième trimestre 2013. Au total, il y a eu 56 évacuations perpétrées par les forces de l’ordre concernant 5 003 personnes, et 5 évacuations suite à un incendie affectant 500 personnes.
Le rapport concernant le 3e trimestre 2013 : http://www.errc.org/cms/upload/file/france-forced-evictions-full-survey-27-september-2013-french.pdf 3
De son côté, le Défenseur des droits accuse le gouvernement de ne pas appliquer la circulaire du 26 août 2012 encadrant le démantèlement des bidonvilles roms.
Amnesty International dénonce le sort des Roms condamnés à l’errance
Dans un éditorial intitulé «Roms, la faute de Manuel Valls»4, le quatidien Le Monde condamne les déclarations de Manuel Valls : «en désignant l’ensemble d’une population étrangère – et néanmoins européenne –, en stigmatisant une population ethniquement étiquetée, en la jugeant incapable de s’intégrer en France, le ministre de l’intérieur renonce à des principes élémentaires républicains : l’accueil, l’intégration, la solidarité.»
Une condamnation à laquelle Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, joint sa voix.
Une condamnation que confirme le nouveau rapport d’Amnesty International consacré à la situation des Roms en France, dans lequel l’organisation dénonce «une politique qui n’a pas interrompu le cycle infernal des expulsions forcées.»
vingt ans après Oslo : imposer le droit à l’autodétermination du peuple palestinien
Ci-dessous la tribune, publiée ce 25 septembre 2013, dans La Croix, et signée par les associations membres de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH.
Syrie : après l’accord sur les armes chimiques
La Ligue des droits de l’Homme, avec le REMDH et la FIDH, continue à apporter son soutien à l’opposition démocratique syrienne.
Avec Amnesty international, elle considère que de nombreuses autres actions concertées de la communauté internationale sont nécessaires afin d’imposer l’obligation de rendre des comptes et d’atténuer la crise humanitaire qui sévit dans le pays.
Roms : où allons-nous ?
Les déclarations récentes du maire UMP de Croix – il a laissé entendre qu’il soutiendrait quiconque « commettrait l’irréparable » contre un Rom – ont fait couler beaucoup d’encre. Le plus inquiétant est qu’elles s’insèrent dans le discours de stigmatisation des Roms tenu par des dirigeants UMP – Christian Estrosi, Nathalie Kosciusko-Morizet … –, pendant que les démantèlements de camps illicites se poursuivent sous la férule d’un ministre socialiste.

roms et sans-papiers : vers un “pacte de dignité” ?
Les présidents de sept associations5 ont rencontré le 13 septembre le Président de la République afin de lui faire part de leur inquiétude devant l’augmentation des attitudes de rejet et de marginalisation qui se manifestent à l’égard des étrangers.
Ils ont demandé que la réforme législative en préparation prenne en compte la nécessité et l’urgence d’une transformation en profondeur de la loi actuelle construite avant tout autour de considérations d’affichage sécuritaire et non d’accueil et d’insertion. A l’égard des familles roms, ils ont exprimé leur incompréhension devant la distorsion existant entre la ligne définie par la circulaire interministérielle d’août 2012 et sa mise en œuvre. Ils ont rappelé au Président de la République que la poursuite des évacuations de campements, parfois violentes, sans solution d’accompagnement social réel et pérenne, n’est pas conforme à ses engagements. Ils ont demandé au Président de la République de s’exprimer avec force pour rappeler que les valeurs fondamentales – de justice, de cohésion sociale, de respect de l’autre et des cultures différentes – ne permettent pas de tolérer des pratiques ou des discours discriminatoires.
Le Président de la République a tenu à placer l’ensemble des problèmes soulevés dans le devoir qu’a la France d’être à la hauteur d’un « pacte de dignité » qu’elle doit respecter à l’égard de la population française et des étrangers quel que soit leur statut6.
La section de Toulon de la LDH ne peut qu’approuver cette démarche, à laquelle elle s’associe par un travail de “terrain”.
droit d’asile : autre temps, autres moeurs …
La France va prendre des mesures pour faciliter l’accueil des réfugiés syriens et en accueillir davantage, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie Laurent Fabius sur la RTL, alors que plusieurs associations ont critiqué Paris pour sa politique d’asile. « Nous avons donné des instructions pour que la demande de droit d’asile puisse être instruite beaucoup plus rapidement que dans le passé », a déclaré M. Fabius, indiquant qu’il agissait en concertation avec le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. « Nous allons aller vers un accueil plus large de toute une série de familles qui ont une attache avec la France », a-t-il affirmé.
« La France doit accueillir les réfugiés syriens! », ont déclaré plusieurs associations dans l’appel lancé mercredi, et repris ci-dessous.
intervention militaire en Syrie : y vas-t’y, y vas-t’y pas ?
A propos de l’intervention militaire en Syrie, vous trouverez
- ci-dessous : le plaidoyer d’Edgar Morin en faveur d’un compromis
- en bas de cette page un enregistrement vidéo de la harangue d’un député britannique, farouchement opposé à l’intervention
- un lien vers l’argumentation de Rony Brauman pour des “frappes ciblées”.

la France refuse d’accueillir des réfugiés syriens
D’après le HCR – Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies – plus de deux millions de personnes auraient fui la Syrie, environ 10 % de la population. Plus de la moitié seraient des mineurs.
Ces réfugiés restent en majorité dans les pays voisins. Mais certains États européens commencent à manifester leur solidarité en prévoyant d’accueillir de quelques centaines à plusieurs milliers de personnes.
La France continue à refuser d’accepter des réfugiés syriens bloqués dans les camps de réfugiés.

Oradour le 4 septembre 2013 : rencontre des présidents allemand et français
Le président de la République fédérale d’Allemagne Joachim Gauck et le président de la République François Hollande se sont rencontrés mercredi 4 septembre 2013 à Oradour-sur-Glane. Les deux présidents se sont rendus à l’église du village. A leur côté, un homme, Robert Hébras, 88 ans, l’un des derniers survivants du massacre, n’avait pas 20 ans à l’époque – sa famille a péri ce jour-là.
« Vous êtes la dignité de l’Allemagne d’aujourd’hui, capable de regarder en face la barbarie nazie d’hier », a lancé le président français à son homologue allemand. « Je vous regarde, monsieur Hollande, lui a répondu ce dernier, je regarde les familles des victimes assassinées, je voudrais tous vous remercier au nom des Allemands de venir au devant de nous avec cette volonté de réconciliation. »
Derrière le passé franco-allemand, il y a une vieille blessure franco-française qui n’est pas encore complètement refermée.
Vincent Peillon contre la déscolarisation des enfants expulsés
«Il faut que tous les enfants soient accueillis scolairement et il ne doit pas y avoir de rupture scolaire. Donc quand il y a des déplacements qui peuvent être tout à fait nécessaires de camps de Roms, il faut avant qu’ils aient lieu s’assurer que les enfants ne vont pas avoir de rupture de leur scolarité», a déclaré à l’AFP le ministre de l’éducation nationale le 27 août. Il réagissait à l’expulsion d’un campement rom à Bobigny : 120 personnes jetées dehors dont des enfants parfaitement scolarisés.