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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Benjamin Stora

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De 2007 à 2012

Les guerres sans fin, de Benjamin Stora

Guerre d’indépendance, conflits de mémoire et séquelles postcoloniales, guerre civile algérienne, luttes intestines… des deux côtés de la Méditerranée les effets des combats n’en finissent pas, comme les répliques des tremblements de terre. Les rapports entre l’Algérie et la France sont ensanglantés, passionnés et durablement marqués par une conflictuelle proximité.

Dans son dernier ouvrage1, Benjamin Stora, historien spécialiste de l’histoire du Maghreb, associe une analyse des rapports entre la France et l’Algérie à une réflexion sur l’écriture de l’histoire et l’engagement de l’historien. Dans l’extrait ci-dessous, il évoque «la responsabilité de l’historien entre écrire l’histoire, et éviter que [cette écriture] serve à fabriquer des vengeances».

[Mise en ligne le 24 septembre 2008, complétée le 21 juin 2009]

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(Photo : le Midi libre)
Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

Benjamin Stora et Mohammed Harbi à Alger : “écrire l’histoire”

La rencontre-débat, modérée par Ouanassa Siari Tengour et Abdelmadjid Merdaci, organisée le 28 avril dernier au Centre culturel français d’Alger autour des deux historiens a attiré un public très nombreux et attentif.

Benjamin Stora, professeur d’Histoire du Maghreb à Paris XIII, a traité de «La guerre d’indépendance algérienne : usages de ce passé en France, entre histoire et mémoire». L’historien a insisté sur le développement considérable de la connaissance de cette séquence auquel on assiste en France depuis une dizaine d’années, notamment à la suite de travaux universitaires. Mais il s’est interrogé sur le fait que cette histoire savante n’arrive pas à freiner les usages abusifs du passé s’exprimant par la puissance des revendications mémorielles, quelquefois portées par des nostalgiques du temps colonial.

De son côté, l’historien Mohammed Harbi a traité de «La connaissance de l’Algérie à l’épreuve de l’histoire contemporaine», s’interrogeant : «Où en sommes-nous dans l’écriture de l’histoire contemporaine de l’Algérie ? Comment a été élaborée son historiographie ?»
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Ci-dessous, deux articles faisant écho à cette rencontre.

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le décès d’un grand historien, Charles Robert Ageron, par Benjamin Stora

On a appris mercredi 3 septembre 2008, le décès de Charles-Robert Ageron3, «historien primordial de l’Algérie coloniale, et plus largement, de la colonisation» [Gilbert Meynier], «qui a marqué de son empreinte au moins trois feuillets du livre de la recherche historique : l’Algérie au temps des Français, l’opinion française et la question coloniale, les “chemins de la décolonisation” en France et dans le reste de l’Europe» [Daniel Rivet 4 ]

Voici le texte que Benjamin Stora a consacré à celui qui a été son «maître» en Histoire de l’Algérie, dans son livre Les guerres sans fin, à paraitre aux éditions Stock.

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Les guerres des mémoires

la guerre des mémoires – la France face à son passé colonial

Il y a un peu plus d’un an, paraissait un livre d’entretiens de Benjamin Stora avec Thierry Leclère, La guerre des mémoires5. Il faut (re)lire ce petit ouvrage, où l’historien spécialiste du Maghreb nous aide à mieux comprendre l’imbrication entre histoire et mémoire, question coloniale et immigration… en attendant la parution de son prochain livre, Les guerres sans fin. Un historien, la France et l’Algérie.

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Dominique Cabrera : « Il aurait fallu vouloir une Algérie arabe, berbère, juive et pied-noire »

Le 26 mai 2008, la LDH a organisé à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris un débat à partir du film Algérie, Histoires à ne pas dire de Jean-Pierre Lledo, et du reportage « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » de Pierre Daum et du dessinateur Aurel dans Le Monde diplomatique de mai 2008. Avec pour titre « De quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur ? », il a été animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil, avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora. Nous reproduisons ailleurs l’intervention de Jean-Pierre Gonon sur le rôle extrêmement négatif de l’OAS, et ci-dessous celle de la cinéaste Dominique Cabrera.

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Un film de Jean-Pierre Lledo, à voir et à débattre

Le dernier long-métrage documentaire de Jean-Pierre Lledo, “Algérie, histoires à ne pas dire”, troisième volet de sa Trilogie d’exil, est sorti en France le 27 février 2008 en partenariat avec le quotidien Le Monde, Radio France Internationale, ainsi que les associations Coup de Soleil et ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion). Un site consacré au film donne le calendrier des débats organisés à cette occasion. Ci-dessous les points de vue des historiens Gilles Manceron et Benjamin Stora. Vous trouverez, par ailleurs, ceux d’Olivier Barlet et de Brahim Senouci.

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1945-1962

Un colloque à Oran, en hommage à Mohammed Harbi

Le colloque “Mohammed Harbi, un historien à contre-courant”, organisé par Avempace Institution, en partenariat avec le journal El Watan et le Centre culturel français d’Oran (CCF), s’est déroulé les 30 et 31 janvier 2008. Plusieurs spécialistes algériens et étrangers, ainsi que Mohammed Harbi, ont participé à cette rencontre7.

Mohammed Harbi a clôturé le colloque en insistant sur le fait que la lutte contre tout colonialisme pose le problème du rejet de la servitude, de la soumission et de l’allégeance. «Pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui, a-t-il déclaré, il faut relire de façon critique l’histoire et ce que nous avons fait hier».

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Benjamin Stora : « difficile de concevoir une union méditerranéenne indépendamment de la mémoire des peuples»

Ayant rédigé avec deux autres historiens français, Catherine Coquery-Vidrovitch et Gilles Manceron, une tribune où il est souligné que « le refus de la repentance pour les crimes coloniaux a pour objectif d’entraver le travail des historiens », Benjamin Stora, historien spécialiste du Maghreb, revient dans cet entretien sur cette initiative.

Il explique le but de cette action et relève aussi l’importance du travail de mémoire dans la mise en place de tout projet politique tendant à renforcer les liens entre les populations des deux rives de la Méditerranée. Ainsi, selon lui, l’idée de l’Union de la Méditerranée prônée par le président français est difficile à concrétiser en dehors de la mémoire des peuples. Il invite, dans ce sens, Nicolas Sarkozy à se débarrasser de son double discours sur le passé colonial pour faire avancer les relations avec la rive sud de la Méditerranée, notamment l’Algérie.

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Les guerres des mémoires

Benjamin Stora : il faudrait qu’un consensus national se fasse sur la reconnaissance de la souffrance des autres

Benjamin Stora publie un livre d’entretiens avec Thierry Leclère, «La guerre des mémoires. La France face à son passé colonial», dont vous trouverez la présentation ci-dessous8.

Nous avons choisi de vous en proposer deux extraits en bonnes feuilles : dans le premier Benjamin Stora donne son point-de-vue sur le projet controversé de mémorial de la France outre-mer à Marseille ; dans l’autre il tente de répondre à la question : «Que faire pour dépasser cette guerre des mémoires ?».

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