
“l’Algérie, c’était la France” … sans blague ?
Peut-on aujourd’hui parler de la guerre d’Algérie de façon dépassionnée ? Cinquante ans après les Accords d’Évian, les débats sont toujours vifs, les clichés tenaces et les idées reçues nombreuses – « Ce n’était pas une guerre, mais des opérations de maintien de l’ordre », « La torture était nécessaire », etc.
Dans son dernier ouvrage, l’historienne Sylvie Thénault passe en revue les moments-clés de ce conflit, analyse les séquelles encore vives et leur impact sur les mémoires. On se rappelle par exemple le “raisonnement” tenu par François Mitterrand, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement de Pierre Mendès-France, le 12 novembre 1954 à la tribune de l’Assemblée nationale: «il se trouve que l’Algérie, c’est la France, parce qu’il se trouve que les départements de l’Algérie sont des départements de la République française 1».
Vous pourrez prendre connaissance ci-dessous, à la suite de son sommaire, du chapitre intitulé « L’Algérie, c’était la France » du livre de Sylvie Thénault, où l’historienne se penche sur la réalité de l’attachement des Français à l’Algérie.
Sylvie Thénault, chargée de recherche au CNRS – Centre d’histoire sociale du xxe siècle –, a récemment publié Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale. Camps, internements, assignations à résidence.








