une lettre de Théo Klein à Ariel Sharon
il faut bâtir pour l’avenir ce que nous n’avons pas su préserver dans le passé.
il faut bâtir pour l’avenir ce que nous n’avons pas su préserver dans le passé.
Dans un article de « Libération », du 23 février 2005, Claude Liauzu revient sur les polémiques autour des dérives du comique Dieudonné, les manifestes et les pétitions sur les enjeux de mémoires qui occupent une place grandissante dans la société française. Selon lui, autour des communautarismes, racismes, antisémitisme, la société française doit interroger son histoire. Les historiens ont une responsabilité particulière : prendre en charge ce que Lucien Febvre appelait leur fonction sociale, refuser à la fois une neutralité impossible et la facilité de « l’histoire procès » contre laquelle Marc Bloch mettait en garde.
L’appel Nous sommes les indigènes de la République … se conclut par l’évocation du 8 mai 1945, jour de la capitulation nazie, où une répression féroce sur les Algériens du Nord-Constantinois a fait des milliers de morts. Il appelle à une Marche des indigènes de la République, le 8 mai prochain.
Michel Tubiana explique ci-dessous pourquoi la LDH n’a pas signé ce texte.

Cette série en bandes dessinées éditée par les éditions Casterman comporte actuellement sept volumes : Djemilah, L’année de feu, Les fils du Sud, Le centenaire, Le cimetière des princesses, La guerre fantôme, L’année de la bombe. Elle traite de l’histoire de l’Algérie coloniale : la conquête, l’Algérie française, jusqu’à la proclamation de l’indépendance en 1962. L’aventure a une histoire qui débute vers 1850 avec le désir des confins, ses figures mythiques comme Rimbaud, Isabelle Eberhardt ou Lawrence d’Arabie… Le texte est de l’historien Sylvain Venayre1 qui présente ci-dessous l’ouvrage. Les illustrations de Jacques Ferrandez sont extraites des « Carnets d’Orient ».

Dans son ouvrage, Coloniser – Exterminer – Sur la guerre et l’État colonial, paru en janvier 2005 aux éditions Fayard, Olivier Le Cour Grandmaison montre que la violence coloniale n’était pas un épiphénomène qui aurait pu être évité mais qu’elle était constitutive du système. Il cite des écrits préconisant l’extermination de populations autochtones. Nous publions l’article à son sujet de Jérôme-Alexandre Nielsberg paru dans l’Humanité le 12 février 2005 ainsi que la table des matières du livre.
Après y avoir incité les Turcs, le ministre français des Affaires étrangères appelle les Lettons et les Russes à un vrai travail de mémoire.
Nous invitons Monsieur Michel Barnier à venir poursuivre ce travail pédagogique dans le Sud-Est de la France.
Cinquante ans après ce 1-er novembre 1954 qui marqua le début de la guerre d’indépendance, la plaie est toujours vive au sein des deux sociétés. En France, des ressentiments resurgissent au gré de l’actualité, tandis qu’en Algérie la culture de la violence n’en finit pas de causer ses ravages. L’historien Benjamin Stora 2 analyse ces retours d’histoire.
Article paru dans Politis le 28 octobre 2004.

Le 10 février 2005, le Parlement a adopté définitivement le projet de loi « portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ». Promulguée le 23 février 2005, sous le numéro 2005-158, son article 13 est une disposition en faveur de certains anciens membres de l’OAS. Commentaire du ministre délégué aux Anciens combattants, Hamlaoui Mekachera : « Pour la première fois, […] la Nation reconnaît l’œuvre accomplie par nos compatriotes outre-mer. » Des historiens ont lancé fin mars 2005 une pétition pour protester contre l’article 4 de cette loi.
Lire également la réaction de l’association Harkis et droits de l’Homme.
L’historienne et présidente d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Madeleine Rebérioux est morte chez elle, à Paris, boulevard Arago, lundi 7 février. Depuis près d’un an, elle souffrait d’une grave maladie qui l’empêchait de plus en plus d’être ce qu’elle avait toujours été, une femme savante et publique, « de parole et d’acte », pour répéter le titre d’un petit ouvrage qu’elle avait consacré en 1994 à Jaurès, inlassable objet d’étude et synthèse entre ses trois vies, d’enseignement, d’engagement et de recherche.
POINT DE VUE paru dans Le Monde daté du 2 février 2005.
Olivier Le Cour Grandmaison enseigne à l’université d’Evry-Val-d’Essonne et au Collège international de philosophie.
Vous trouverez ci-dessous, à la suite de son article, une présentation de son dernier ouvrage Coloniser – Exterminer -Sur la guerre et l’État colonial.

Pour Bugeaud, le meilleur moyen de réaliser la colonisation de l’Algérie était la fondation de colonies militaires.
Afin d’y parvenir, il organisa des mariages de futurs colons avec des orphelines de Toulon.
Ce projet ne résista pas à l’épreuve des faits.