René Jannin : « L’OAS, une sorte de syndicat du crime »
La déposition de René Jannin, ancien préfet de police d’Alger, au procès de Raoul Salan 1.
Audience du 17 mai 1962.
La déposition de René Jannin, ancien préfet de police d’Alger, au procès de Raoul Salan 1.
Audience du 17 mai 1962.
Un Niçois, rapatrié d’Algérie, répond au discours haineux de l’extrême droite.
Guy Pervillé, professeur d’histoire à l’université de Toulouse-Le Mirail2, a refusé de signer la pétition des historiens contre la loi du 23 février 2005 qui prescrivait l’enseignement des « aspects positifs » de la colonisation. Il a expliqué ses raisons. Revenant sur ce débat dans un entretien au quotidien « Libération » publié le 27 juillet 2005, il donne son point de vue sur les querelles de mémoire concernant la guerre d’Algérie.
La guerre d’Algérie encore et toujours. Douloureux, contradictoires, violents, les récits sur cette sale guerre que la France a dû mener au milieu du XXe siècle sur les terres de l’Afrique du Nord n’en finissent pas de resurgir.
Articles de Pierre Desorgues paru dans l’édition du 7 juillet 2005 de l’hebdomadaire Réforme3
« Il faut, nous en avons parlé, aussi évoquer les pages sombres de notre histoire commune – il y en a eu – et donc il faut avoir conscience du caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial. En 1947, le sentiment national montait sur la Grande Ile où s’enchaînèrent des événements tragiques. Rien ni personne ne peut effacer le souvenir de toutes celles et de tous ceux qui perdirent injustement la vie et je m’associe avec respect à l’hommage qu’ils méritent.
Nous ressentons aussi ce désir profond que nous avons tous, Malgaches et Français, de vivre en paix avec le passé. Poursuivons, car il est nécessaire, un travail de mémoire qui retrace les faits et qui puisse apaiser les coeurs. »
Discours du président français à Madagascar, le 21 juillet 2005.
Un entretien avec Emmanuelle Comtat. 4
Doctorante, Emmanuelle Comtat termine une thèse de sciences politiques sur les relations que les pieds-noirs d’Algérie et leurs enfants entretiennent avec la politique aujourd’hui. Parmi ses terrains d’étude : les Alpes-Maritimes.
L’attribution d’une parcelle par la mairie de Marignane aurait été faite illégalement.
par Catherine COROLLER, Libération, lundi 18 juillet 2005

La revue Alternatives Economiques a consacré dans son numéro de juillet-août 2005 un dossier à la loi du 23 février 2005 qui prescrit d’enseigner « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Réalisé par Gérard Vindt et intitulé « Positive, la colonisation ? », il relate le débat provoqué par le vote de cette loi et montre ce qu’était en réalité le fait colonial, à travers diverses citations, notamment d’Amadou Hampâté Bâ et d’Albert Londres, ainsi qu’un entretien avec Olivier Le Cour Grandmaison.
Des stèles à la mémoire de membres de l’OAS contestées
par Lucien Bitterlin5
[Le Figaro, le 18 juillet 2005]
Le Mrap demande à Villepin la destruction de stèles PARIS, 12 juillet [Reuters] – Le Mrap a écrit au Premier ministre Dominique de Villepin pour réclamer la destruction de stèles
La fermeture de Check Point Charlie à Berlin, une stèle à la «gloire» de l’OAS. Deux faits qui trahissent l’Histoire.
Dans le cas de Marignane, c’est un outrage à des décisions de justice et l’apologie de crimes qui ont trouvé une «terre d’asile» au nom du «droit à la mémoire» de certains contre la vérité d’une nation.
Un texte de Germain LATOUR, avocat au barreau de Paris,
publié dans Libération, vendredi 15 juillet 2005.

[Première publication, le 9 juillet 2005,
mise à jour, le 15 juillet.]