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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Gilles Manceron : ce n’est pas aux tribunaux ou aux lois de dire l’histoire

Dans un entretien recueilli, le 24 Mars 2006, par la rédaction de Saphirnews.com, Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme, auteur de nombreux ouvrages dont Marianne et les colonies->1199] et, avec Claude Liauzu, [La colonisation, la loi et l’histoire, qui analyse le contenu et les circonstances de la loi du 23 février 2005 et vient tout juste de paraître, revient sur la nature et la portée de cette loi qui voulait amener les enseignants à montrer les « aspects positifs » de la colonisation.

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«oui à la justice, non à l’impunité !», une pétition contre l’auto-amnistie en Algérie

L’autoamnistie a déjà été tentée ailleurs, et partout elle a connu l’échec. Car nul ne peut disposer du pouvoir d’effacer l’histoire. Il ne peut y avoir de paix et de réconciliation sans vérité ni justice. Le peuple algérien connaît son histoire et aucune manœuvre ne peut effacer des crimes imprescriptibles. Vouloir lui imposer le silence par la menace est strictement illusoire.

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© Plantu (Le Monde du 2 mars 2006)
Georges Frêche

Georges Frêche droit dans son fauteuil (de président)

Après avoir traité des Harkis de  » sous-hommes « , le 11 février 2006, Georges Frêche est visé par une information judiciaire pour  » injures envers une ou des personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie […] « 3.

L’entourage du président de la région Languedoc-Roussillon ne semble pas inquiet, car cela ne devrait pas conduire à son inéligibilité.

Sur le plan politique, la position de Georges Frêche n’est pas nécessairement menacé non plus dans la mesure où il dispose de 43 voix (dont 9 pour le PCF et 7 pour les Verts) sur 67 au Conseil régional.

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Château-Royal se souvient…

Il y a 44 ans, six inspecteurs des centres sociaux étaient assassinés par un commando de l’OAS, à Château-Royal.

Le 15 mars 2006, à 10h30, il y a eu une cérémonie officielle sur les lieux, à Alger. Cette année, le bureau de l’association Marchand – Feraoun n’ayant pu venir à Alger, la ministre de la Culture était représentée par sa chef de Cabinet, Mme Yahi ; on a noté la présence de l’Ambassadeur de France ainsi que de Mme Louisette Ighilariz.
Il y avait beaucoup de lycéens.

Le site de Château Royal a été classé patrimoine national et est destiné à être un lieu de culture algéro-française.

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des nostalgiques de l’OAS au tribunal

Trois responsables de l’Adimad étaient cités à comparaître au TGI d’Aix en Provence, le 13 mars 2006.

Le tribunal a mis en délibéré au 15 mai prochain sa décision concernant l’exception d’irrecevabilité soulevée par leur défense.

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La loi du 23 février 2005

Débat à l’universite de la Réunion : comment écrire l’histoire coloniale ?

Un an, jour pour jour, après le vote de la loi du 23 février 2005 affirmant la nécessité d’enseigner le « rôle positif » de la colonisation, on débattait à l’amphithéâtre Auguste Lacaussade – tout un symbole – du travail de l’historien et de l’importance d’écrire justement l’Histoire, sans contrôle de l’État. L’Histoire doit être une quête permanente de la vérité, que celle-ci plaise ou non. La très controversée loi du 23 février (n° 2005-158) vient de voir son article 4 déclassé par le Conseil constitutionnel. Néanmoins, il reste des points problématiques. Est-ce que maintenant ce n’est pas toute la loi qu’il faut abroger ? Ci-dessous un article publié le 23 février 2006 dans le quotidien réunionnais Témoignages.

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