Marc Ferro : les rapatriés d’Algérie
Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’Histoire de France, de Marc Ferro, publiée en 2001 (éd. Odile Jacob)1.
Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’Histoire de France, de Marc Ferro, publiée en 2001 (éd. Odile Jacob)1.
Les musulmans d’Algérie étaient français – formellement. Pratiquement, ils étaient soumis au code de l’Indigénat et avaient une nationalité dégradée, dénaturée. Pour devenir pleinement français, ils devaient d’ailleurs en passer par une naturalisation : entre 1865 et 1962, seuls 7 000 d’entre eux sont devenus ainsi français ! Et pourtant on leur tenait le discours sur la République, l’égalité et la fraternité.
Jamais ailleurs qu’en Algérie la distance n’a été aussi grande entre les mots du discours républicain et sa pratique 2.
[Première mise en ligne, le 6 mars 2005,
dernière mise à jour le 13 février 2006 3.]
L’historien Mohammed Harbi est auteur, avec Benjamin Stora, de La Guerre d’Algérie, 1954-2004, la fin de l’amnésie, Robert Laffont, Paris, 2004.
Article publié dans Le Monde diplomatique de novembre 2005.

Armand Jacques Arnaud (dit Achille Leroy de Saint-Arnaud)
« avait les états de service d’un chacal » (Victor Hugo).
Partant des lettres qu’il a adressées à sa famille, François Maspero a relaté sa carrière dans un livre qui n’a rien perdu de son actualité, L’honneur de Saint-Arnaud4.
Les extraits qui sont repris ci-dessous révèlent le prix du sang qu’il a fallu faire payer pour coloniser l’Algérie.
Texte de Henri Irénée Marrou 5, publié comme Libre opinion dans Le Monde du 5 avril 1956.

Voici la présentation faite en 1930 dans les Cahiers du centenaire de l’Algérie 6 de la part qu’y a prise le général Lyautey.
Vous trouverez ensuite un article du Petit Journal datant du 14 février 1904.
Aujourd’hui, les pieds-noirs sont devenus « un objet légitime de travail. Le seul risque est de vouloir réécrire l’histoire telle que, eux, voudraient la voir écrite. »
Texte de Valérie Morin, publié en 2002 7.
Le transfert de 4 000 tombes de Français d’Algérie émeut les rapatriés par Philippe Bernard, Le Monde du 7 avril 2005 Pour l’administration, ce sont quelques terrains vagues perdus dans

Au début de 1939, la Kabylie souffrit cruellement de la famine. Envoyé en reportage par Alger républicain, Albert Camus publia des articles du 5 au 15 juin 1939. Voici un extrait de l’article du 6 juin, intitulé Le dénuement.
Né en 1929, condisciple et ami de Pierre Vidal-Naquet lors de leurs études secondaires à Marseille, Robert Bonnaud est animé d’une conviction anti-colonialiste profonde. Il organise à Marseille les premières protestation d’appelés lors du départ du contingent pour l’Algérie. Il publie en avril 1957 dans la revue Esprit son propre témoignage de soldat, « La paix des Nementchas »8, qui aura un grand retentissement. Emprisonné aux Baumettes en juin 1961 pour ses activités de soutien au FLN, il sera libéré après la signature des accords d’Évian, en juin 1962.
Son témoignage a été réédité en février 2002 dans l’ouvrage « Esprit, Ecrire contre la guerre d’Algérie, 1947-1962« 9. Vous en trouverez ci-dessous la première partie.

Pour Bugeaud, le meilleur moyen de réaliser la colonisation de l’Algérie était la fondation de colonies militaires.
Afin d’y parvenir, il organisa des mariages de futurs colons avec des orphelines de Toulon.
Ce projet ne résista pas à l’épreuve des faits.
Article publié dans La pensée de midi 10, numéro 3 (hiver 2000) :
Mémoires en miroir – Autour d’une Méditerranée plurielle