Mali : la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts
La déclaration attribuée à lord Palmerston, «L’Angleterre n’a pas d’amis ou d’ennemis permanents, elle n’a que des intérêts permanents», pourrait être reprise comme viatique par les diplomates de tout pays — il suffit de l’adapter.
Concernant l’intervention militaire française au Mali qui a débuté le 11 janvier dernier, l’existence au Niger voisin de mines d’extraction d’uranium – elles sont « protégées par des forces spéciales» – est l’un des «principaux intérêts stratégiques français dans la région», comme les sénateurs Chevènement et Larcher le rappellent dans leur rapport d’information1.
Cette réalité était certainement présente à l’esprit des parlementaires français le 22 avril dernier quand ils ont approuvé à la quasi-unanimité la poursuite de l’opération Serval.
Le rapport parlementaire insiste sur la nécessité d’une «véritable réconciliation » entre Maliens. Mais ce n’est pas en empêchant certaines personnalités maliennes – Aminata Traoré, ancienne ministre de la Culture du Mali et Oumar Mariko, Secrétaire Général de SADI – de voyager que l’on favorisera cette réconciliation. Françafrique pas morte !






