Le racisme persiste en France
Le Réseau Européen contre le racisme (ENAR) vient de publier son rapport 2007 sur le racisme en France1.
En voici le résumé.
Le Réseau Européen contre le racisme (ENAR) vient de publier son rapport 2007 sur le racisme en France1.
En voici le résumé.

«Il y a lieu de procéder à des contrôles d’identité des ressortissants roumains et bosniaques et, par extension, d’individus originaires des pays de l’Est», voilà ce qu’on pouvait lire en juin 2008 dans une note de service adressée aux commissariats de l’ouest parisien. Cette note révélait également l’existence d’un fichier à base ethnique — donc totalement illégal en France.

Pourquoi ces “contrôles au faciès” ? Pour tenter d’atteindre le “quota” assigné par Nicolas Sarkozy de 25 000 reconduites à la frontière par an.
Quelques jours plus tard, Audrey Pulvar a demandé à Nicolas Sarkozy en personne «à combien de contrôles d’identité faut-il procéder pour pouvoir expulser 25 000 personnes ?» En l’absence de réponse du président de la République, un article de Laetitia Van Eeckhout repris ci-dessous apporte des éléments d’information.

Texte extrait des actes des journées de Larrazet (Tarn et Garonne) des 10 et 11 novembre 2006, consacrées à “La France et l’Algérie, l’histoire et l’avenir en partage”.
«À l’interface de la mémoire et de l’histoire, les journées de Larrazet ont démontré avec éclat qu’il était aujourd’hui possible de regarder le passé en face et de le faire respirer avec bonheur.
«La publication des actes, qui est le prolongement naturel des journées, a pour vocation de présenter le savoir historique actualisé de deux siècles d’une relation profonde. […]
«Qu’un village de 600 habitants s’y emploie pleinement contient toute la symbolique d’un nouvel âge du lien qui se tisse sous nos yeux.»

Six organisations (FCPE, FERC-CGT, GISTI, LDH, RESF, SNES-FSU) ont lancé, vendredi 6 juin, un appel à la vigilance après avoir pris connaissance de nouveaux programmes d’éducation civique pour le collège qui leur apparaissent «comme un nouvel usage scolaire de la problématique de l’identité nationale dans ce qu’elle a de plus pernicieux».
Faut-il voir dans ces nouveaux programes une contribution du ministère de l’Education nationale à la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ?

A l’occasion de son discours, vendredi 15 février à Périgueux, le président de la République a appelé au « respect des valeurs et des emblèmes de la République française».
En fait, ni le drapeau tricolore, ni la Marseillaise ne semblent l’objet de marques particulières d’irrespect. En revanche, on peut constater tous les jours — voir cette page — que la loi sur l’“immigration choisie” et la politique des quotas sont contraires à l’une des valeurs fondamentales de la République : la Fraternité.

On attendait un «plan Marshall» pour les banlieues. On aura 4 000 policiers de plus, des lignes d’autobus pour désenclaver des quartiers particulièrement
isolés… et de bonnes intentions.

La traduction de l’article, A Look into the Muslim Headscarf Hysteria in France, où Laila Lalami revient sur le problème du voile islamique en France à l’occasion de la
parution du livre The Politics of the Veil de Joan Wallach Scott2 donne à sa traductrice emcee l’occasion de mettre en évidence que l’affirmation “femme dévoilée = femme libérée” est une imposture.

Alain Badiou, professeur émérite de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure (Paris), évoque dans deux entretiens que nous reprenons certains des thèmes qu’il développe dans son dernier livre, « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »3.
La vague de « violence » des quartiers dits « sensibles » est le produit d’un processus de ghettoïsation que la société française refuse de voir, et d’un sentiment d’impasse et d’humiliation des jeunes.
Un entretien avec Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au Cnrs, repris du site de l’Observatoire des inégalités4, suivi d’un article d’Akram Belkaïd qui écrit dans Le Quotidien d’Oran que «cela devrait interpeller Nicolas Sarkozy».

Après l’introduction du recours aux tests ADN dans la législation française pour tenter de limiter les “regroupements familiaux”, l’ADN fait une nouvelle victime en la personne de James Watson, prix Nobel de médecine en 1962 avec Francis Crick et Maurice Wilkins pour leurs travaux sur la structure moléculaire de l’ADN.
Ses propos racistes sur l’intelligence des Africains ont soulevé une vague d’indignation. En France, de telles déclarations seraient passibles de poursuites judiciaires.
Le journal Le Monde a publié le 31 octobre un article de Stéphane Foucart5 qui démonte la thèse de Watson sur le plan scientifique. Mais, comme le montre François Schreuer, on ne peut se limiter à une réfutation scientifique de ces préjugés racistes.
Un Institut d’études sur l’immigration et l’intégration (IEII), créé par le Haut conseil à l’intégration, sera installé le 8 octobre par le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et l’Identité nationale, Brice Hortefeux (l’inauguration est reportée).
Les universitaires s’inquiètent de la création d’un «nouvel instrument de pilotage politique des recherches» dont le conseil scientifique est présidé par l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse, qui s’était fait remarquer, à l’automne 2005, en associant les émeutes en banlieue et la polygamie (voir).

Un groupe de citoyens d’origines diverses, mais partageant la conviction qu’un gouvernement n’a pas à légiférer pour définir l’identité de notre pays, vient de créer un site internet Identités Nationales. Refusant de considérer l’immigration comme un problème en soi et contestant la politique symbolisée par la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, ils ont pour objectif de créer un espace de réflexion et d’échange.
Professeure d’Histoire et vice-présidente du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage6, Françoise Vergès a accepté de répondre à leurs questions.