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Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

le massacre et l’abandon des harkis …, par Jean Daniel

La troisième et dernière partie de l’éditorial du Nouvel Observateur du 4 novembre 2003 dans lequel Jean Daniel s’exprime sur le sort des harkis :

leur massacre, « une tache indélébile dans l’histoire de la guerre de libération »

leur abandon, « l’une des pages les plus honteuses de la geste gaullienne.« 

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Amnisties / amnésie

« La levée des sanctions à l’égard de responsables d’atrocités commises pendant la guerre d’Algérie interdit de vider l’abcès, puisqu’il y a effacement des repères qui distinguent entre ce qui est

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Papon et les deux archivistes

Papon n’a jamais existé

Papon fait encore des victimes. Deux archivistes ayant témoigné contre lui au cours du procès de février 1999 sont depuis lors au placard. À part les Verts et le groupe communiste, personne, au Conseil de Paris, ne semble décidé à mettre un terme à cette sanction professionnelle, totalement illégale.

[par Sylvie Coma – Charlie Hebdo, 6 août 2003]

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Brigitte Lainé
Papon et les deux archivistes

Brigitte Lainé et Philippe Grand

Une lettre du SNASUB-FSU Philippe Grand et Brigitte Lainé ont été tous les deux très sévèrement sanctionnés pour avoir témoigné en février 1999 au procès en diffamation intenté par Maurice

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les harkis, qui étaient-ils ?

« Les harkis étaient ces supplétifs de l’armée française qui avaient choisi de se battre avec elle contre les nationalistes algériens. A la fin de la guerre, la France les a abandonnés. En Algérie, ils furent l’objet de massacres, les familles des combattants n’étant pas épargnées. Ceux qui avaient gagné la France furent traités en parias, abandonnés dans des sortes de camps d’internement, sans le moindre soutien économique ou social. Ils ont été marginalisés, frappés d’ostracisme, victimes du racisme, comme si la France les reniait, en avait honte, après les avoir utilisés. » 1

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Les pieds-noirs, constructions identitaires et réinvention des origines, par Jean-Jacques Jordi

Le peuplement de l’“Algérie française” s’est fait par assimilation de populations venues de toute l’Europe : des Allemands, des Suisses appelés par la puissance coloniale, des Espagnols, des Italiens s’installant sans avoir été sollicités…, tous ayant bénéficié des naturalisations, tous s’étant fortement enracinés. Si le “rapatriement” a d’abord créé une seule communauté de destin, le culte du souvenir, chez les pieds-noirs, dépasse désormais l’Algérie pour redécouvrir les origines “anté-algériennes” et la diversité d’une société qui fut multiculturelle.

par Jean-Jacques Jordi, historien, UMR-Telemme, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme

[ Hommes et Migrations, n°1236, mars-avril 2002 ]

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