Sétif, mai 1945 et loi du 23 février 2005
par Claude Liauzu 1
[Article paru dans Rouge n°2112 – fin mai 2005]
par Claude Liauzu 1
[Article paru dans Rouge n°2112 – fin mai 2005]
L’éditorial de Michel Tubiana dans LDH info d’avril 2005.

Vous trouverez ci-dessous un article de Jacques Sémelin paru en avril 2004 dans Le Monde diplomatique.2
Le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, ayant publié dans le quotidien « Le Monde » du 8 mai 2005 une tribune prenant la défense de la loi du 23 février 2005, les deux professeures d’histoire du secondaire qui ont été à l’initiative de la pétition intitulée « Je n’enseignerai pas le bon temps des colonies », l’ont lue avec attention et lui répondent. Pour elles, Hamlaoui Mekachera est « hors sujet ». Elles réaffirment leur refus de cette loi et leur droit à enseigner une histoire en s’appuyant sur les travaux d’auteurs qui ont acquis par des années de recherche et des diplômes d’Etat le droit d’être considérés comme des spécialistes de la question.
Entretien de Mohammed Harbi avec
Nadjia Bouzeghrane, publié dans El Watan le samedi 14 mai 2005.
[AFP – 12 mai 2005 – 15:03:49]
Historien spécialiste de la guerre d’Algérie, Benjamin Stora estime, dans un entretien avec l’AFP, que la polémique née après la commémoration des événements de Sétif du 8 mai 1945 nuit au travail des historiens et regrette qu’on « rejoue sans cesse le passé ».
Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature francophone du Maghreb à l’université Yale (Connecticut) aux Etats-Unis. Dans un article paru dans « Le Monde » du 12 mai 2005, il considère que les travaux de chercheurs comme Raphaëlle Branche, François Burgat, Mohammed Harbi, Abdelmalek Sayad ou Benjamin Stora ont établi que le colonialisme français en Afrique du Nord était une entreprise fondée sur l’abus et la violence. Pourquoi la France rebrousse-t-elle chemin sur la question coloniale ? Une République fondée sur les principes d’égalité et de liberté commencerait par demander pardon, c’est-à-dire entrer véritablement dans l’histoire de l’Autre.
Dans un article paru dans « Le Monde » du 12 mai 2005, Gilbert Meynier, professeur émérite d’histoire à l’université Nancy-II, s’en prend au « piège des mémoires antagonistes ». La loi du 23 février « portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés » risque, surtout en ses articles 1 et 4, de relancer une polémique dans laquelle les historiens ne se reconnaîtront guère. En officialisant le point de vue de groupes de mémoire liés à la colonisation, elle risque de générer en retour des simplismes symétriques. Le rôle de l’historien est de travailler à (r)établir les faits et, comme citoyen, à rendre nos sociétés moins inégalitaires et plus éduquées.
Le programme du colloque LDH du 7 mai 2005 « Le trou de mémoire colonial et la société française d’aujourd’hui », est suivi du compte-rendu qu’en a donné le quotidien algérien La Tribune.
[Première mise en ligne : le 14 avril 2005
mise à jour : le 12 mai 2005]
Dans un article paru dans Le Monde du 12 mai 2005, Thierry Le Bars et Claude Liauzu répondent à Hamlaoui Mekachera « Colonisation : réconcilier les mémoires« .
A la négation par des Algériens des crimes du FLN répond, ici, un mouvement de normalisation des thèses colonialistes, sous couvert de « devoir de mémoire ».
où l’on reparle de cristallisation.
Entre 2001 et 2003, un thème a brutalement envahi les médias : les viols collectifs, rebaptisés ‘tournantes’ et présentés comme un phénomène nouveau imputable aux jeunes issus de l’immigration habitant les quartiers sensibles.
Dans un ouvrage qu’il vient de publier Le scandale des « tournantes ».
Discours médiatique et contre-enquête sociologique3, Laurent Mucchielli 4 réfute, preuve à l’appui, la liaison faite entre viols collectifs, origine maghrébine, et religion musulmane.
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