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Édition du 3 janvier au 15 janvier 2026

Villes du Midi et mémoire de l’Algérie française

Manifestation pacifique le 29 janvier 2007 (DR).
Perpignan

la controverse de Perpignan

Devoir de mémoire pour la mairie, musée à la gloire de la colonisation pour le collectif d’opposants, le futur lieu dédié à l’histoire des 132 ans de la présence française en Algérie cristallise les positions. D’autant plus que le projet est porté par le Cercle Algérianiste, qui cultive volontiers la nostalgie.

Le 23 octobre 2006, le sujet était mis en débat au conseil municipal, à la fois sur le « Mur des disparus » et sur les travaux à engager pour restaurer l’aile et la galerie sud de l’ancien couvent Sainte-Claire, rue Derroja, devenu prison civile avant d’être récupéré par la mairie et où s’installera le musée-centre de recherches historiques, selon Jean-Marc Pujol, maire adjoint. Les élus de l’opposition PS et PC votaient contre ces délibérations.

Un dossier réalisé par Isabelle Goupilla, paru dans la Semaine du Roussillon, édition du 8-14 février (N° 562), sous le titre : Mémoire des pieds-noirs / Polémique autour du musée 1.

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L’ancien couvent de Sainte-Claire.
Perpignan

Perpignan : contestation d’un centre de documentation de la présence française en Algérie

La décision de Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan, d’aménager l’ancien couvent de Sainte-Claire, pour y installer un Centre de documentation de la présence française en Algérie, et y dresser un « Mur des disparus » de la guerre d’Algérie, continue à soulever une forte contestation.

Afin d’apaiser les esprits, il serait peut-être plus raisonnable que la municipalité de Perpignan renonce à un projet qui, avec la stèle des fusillés de l’OAS, ne peut que contribuer à donner une image discutable de la cité catalane.

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Perpignan

face-à-face entre nostalgiques de l’OAS et défenseurs des droits de l’Homme, à Perpignan

D’anciens membres de l’OAS, rejoints par quelques nostalgiques de l’Algérie coloniale, tentent régulièrement d’organiser des cérémonies à la gloire de cette organisation terroriste, et notamment des quatre criminels condamnés à mort et exécutés en raison de la gravité de leurs forfaits. Le 6 juillet 2005, quelques centaines d’entre eux avaient essayé de contourner l’interdiction d’inaugurer une stèle dans le cimetière de Marignane.

Le 7 juin 2006, un nouvel « hommage » était organisé par l’ADIMAD au cimetière du Haut Vernet à Perpignan, jour anniversaire de l’exécution de Dovecar et Piegts, le 7 juin 1962, pour leur participation à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury, déclaré Mort pour la France.
Dès la veille, la LDH et le MRAP avaient dénoncé cet hommage aux quatre « assassins de l’OAS », et appelé « tous les démocrates à se rassembler à 10H30 à l’entrée du cimetière », autour de représentants des familles endeuillées par les assassinats de l’OAS.

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Non ! à l’hommage le 7 juin à Perpignan aux assassins de l’OAS

Devant le refus du préfet des Pyrénées Orientales d’interdire l’hommage que l’ADIMAD a prévu de rendre mercredi 7 juin 2006 à d’anciens activistes de l’OAS, des organisations locales et nationales appellent à un rassemblement autour de représentants des familles touchées par les assassinats de l’OAS

Après les communiqués de la LDH, de l’ANPROMEVO, et celui émanant de plusieurs associations locales, vous pourrez prendre connaissance de la réponse du préfet à la demande d’interdiction qui lui avait été adressée, puis un article publié le 4 juin dans le Midi libre.

[Dernière mise à jour le 6 juin 2006.]

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