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Édition du 15 février au 1er mars 2026

Les nostalgiques de la colonisation

Lettre ouverte d’Alain Ruscio aux “pieds-noirs”, victimes du colonialisme

L’historien Alain Ruscio est un spécialiste de la colonisation française et notamment de l’histoire de l’Indochine coloniale. On trouvera sur ce site, sous l’intitulé Pour en finir avec le chantage à la repentance, un extrait de l’introduction de l’ouvrage Histoire de la colonisation : réhabilitations, falsifications et instrumentalisations qu’il a codirigé en compagnie de Sébastien Jahan.

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Var Matin (Photo M. Sk.)
Toulon

le 26 mars 2008, à Paris et à Toulon

Le 26 mars est l’anniversaire de la fusillade de la rue d’Isly en 1962 à Alger. Une cérémonie s’est déroulée à Paris, où en dépit des protestations d’un certain nombre d’organisations qui en avaient demandé l’interdiction, des nostalgiques de l’Algérie française ont pu participer au ravivage de la Flamme de l’Etoile.

A Toulon, deux cérémonies se sont succédées, devant le monument des Martyrs de l’Algérie française.

Comme nous l’avions écrit en juillet 2006 à la présidente de l’Association des Familles des victimes du 26 Mars 1962, « la volonté de conserver la mémoire de toutes les victimes est parfaitement légitime », mais non son instrumentalisation en vue de la réhabilitation d’une « organisation qui a voulu renverser la République.»

[Mise en ligne le 27 mars 2008, le compte rendu de L’Humanité ayant été ajouté le 28 mars]
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Appel à un rassemblement contre une cérémonie des nostalgiques de l’OAS à l’Arc de Triomphe

Outre les deux associations qui ont lancé l’appel initial — l’Anpromevo et Les amis de Max Marchand et de Mouloud Feraoun et leurs compagnons — et la Ligue des droits de l’Homme, d’autres organisations appellent à ce rassemblement : le Comité Vérité Justice pour Charonne, le MRAP, Le collectif Anticolonial.org, Au nom de la mémoire, le groupe communiste au Conseil de Paris… Le rendez vous est fixé ce soir, à 16 h 45, en haut de l’avenue des Champs-Élysées, place Charles de Gaulle, devant l’entrée du souterrain desservant l’Arc de Triomphe …

A la suite du communiqué de la LDH, vous trouverez ci-dessous un article de L’Humanité en date du 26 mars 2008 suivi de quelques rappels historiques, et des compte-rendus des manifestations sur cette autre page.

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Manifestations de chaussettes devant la mairie. (Maxppp)
Perpignan

soupçons de fraude à Perpignan

Le résultat du second tour des élections municipales de mars 2008 s’annonçait incertain à Perpignan — l’ambiance au congrès départemental du Cercle algérianiste en témoigne. La liste du maire sortant, Jean-Paul Alduy (UMP), devait finalement l’emporter à l’issue d’une triangulaire, avec 574 voix d’avance sur la liste de gauche. Est-ce cette incertitude qui a incité le président d’un bureau de vote à mettre des bulletins dans ses chaussettes ? Une information judiciaire a été ouverte pour “fraude électorale”.

Encore heureux que Perpignan n’ait pas eu recours à des ordinateurs de vote avec lesquels la fraude semble plus facile et quasiment indétectable : « … avec les bulletins papiers, on ne peut bourrer les urnes que si, tout le monde dans le bureau de vote est d’accord pour vous laisser faire. Ce fut jadis le cas dans certains bureaux de vote insulaires ou tenus par des organisations politiques prenant des libertés avec la démocratie … avec des ordinateurs de vote, par contre, c’est nettement plus facile …»

[Première mise en ligne le 18 mars, mise à jour le 19 mars]
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Les noms de la famille Donnat effacés de la quatrième plaque (photo TC - 28 février 2008).
Perpignan

Perpignan : instrumentaliser les mémoires sans trop se soucier du respect de la vérité

La découverte sur le « mur des disparus » des noms de membres de la famille Donnat qui sont bien vivants met en évidence l’absence de crédibilité de cette opération et la légèreté dont ont fait preuve la municipalité de Perpignan et l’association avec laquelle elle a choisi de travailler exclusivement, négligeant avec dédain les historiens de l’Université de Perpignan.

La lettre adressée à Yvan Donnat par le directeur des archives du ministère des Affaires étrangères confirme que la liste présentée par le Cercle algérianiste de Perpignan comme une « liste officielle » méritant d’être gravée sur des plaques de bronze n’était qu’un document de travail de cette administration, susceptible de comporter des erreurs.

Il est vrai que l’objectif essentiel de ce mur était d’instrumentaliser les mémoires sans se soucier outre mesure de la vérité. Déjà, le jour de l’inauguration, la municipalité avait
dû masquer deux citations
gravées, l’une d’Albert Camus et l’autre du dramaturge algérien Slimane Benaïssa, qui avaient été utilisées sans l’accord de cet auteur ni de la fille de Camus.

Le Collectif départemental pour un centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-algérienne donne, ce vendredi 29 février à 11h, une conférence de presse à la Bourse du travail de Perpignan.

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L'Indépendant du 18 février 2008
Perpignan

des vivants “gravés” dans le bronze du mur des disparus

Quelle n’a pas été la stupeur de Yvan Donnat, né en Algérie, d’apprendre que les noms de plusieurs membres de sa famille étaient gravés à Perpignan,dans le bronze du mur des disparus, alors qu’ils sont, à l’exception de son père, bien vivants.
La famille Donnat, dont plusieurs membres avaient été condamnés à mort par l’OAS, ne peut admettre que les noms de certains des siens figurent à côté de ceux de tueurs de l’OAS.

Son père, Gaston Donnat, décédé le 5 février 2007, a été, tout au long de sa vie, un
internationaliste et un anticolonialiste. Il est l’auteur de l’ouvrage « Afin que nul n’oublie, témoignage d’un anticolonialiste »1 que nous présentons ci-dessous.

[Page mise en ligne le 16 février 2008, à l’exception de la reproduction]
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Médaille diffusée par l'ADIMAD.
Jean-François Collin

L’Adimad se bat pour “rétablir la vérité sur le juste combat de l’Algérie française”

Pour l’Association amicale pour la Défense des Intérêts Moraux et matériels des Anciens Détenus politiques et exilés de l’Algérie française (Adimad),

  • les tentatives de réhabilitation de l’OAS ressortissent à la défense des «intérêts moraux»,
  • le vote de l’article 13 de la loi du 23 février 2005 est du domaine de la défense des «intérêts matériels».

Ci-dessous une présentation de cette association [sauf précision contraire, les informations proviennent du site internet de l’Adimad].

[Page mise en ligne le 11 juillet 2005, revue et mise à jour le 5 décembre 2007]
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le “Mur des disparus” vu d’Algérie

Le lendemain de l’inauguration, Le Quotidien d’Oran relève la déclaration d’Alain Marleix en faveur d’une «politique de mémoire assuméee». Avant l’inauguration, le quotidien algérien La Tribune avait insisté sur l’aspect « attentatoire à la mémoire des victimes algériennes».

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Fatima Besnaci (photo : TC)
Perpignan

le 24 novembre 2007 à Perpignan

Après le rappel des positions défendues par la section de Toulon de la LDH, et avant une brève revue de presse, vous trouverez ci-dessous certaines des interventions prononcées à Perpignan, le 24 novembre 2007, par des opposants au “Mur des disparus”:
– Michel Tubiana pour la LDH,
– Fatima Besnaci-Lancou pour Harkis et droits de l’Homme,
– Jean-François Gavoury pour l’Anpromevo.

[Première mise en ligne le 25 nov. 07, mise à jour le 26 nov. 07]
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Une maquette du “mur”.
Perpignan

le “Mur des disparus” : travail de mémoire ou entreprise de manipulations ?

Le 27 mars dernier, le maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, afin de justifier l’attribution au Cercle algérianiste de la responsabilité d’édifier un “ Mur des disparus ”, avait déclaré sur FR3 régionale : « seul le Cercle algérianiste depuis 30, 35 ans a fait un vrai travail de mémoire avec des publications.»2

En réalité, ce qui va être inauguré à Perpignan, le 25 novembre prochain, à l’occasion du congrès national du Cercle algérianiste, ne résulte pas d’un «vrai travail de mémoire» : c’est le résultat d’un choix partisan au service d’une mémoire respectable mais particulière. Les nostalgériques, telle Michèle Tabarot, nous ont accoutumés à la réécriture mensongère de la période de l’Algérie française, mais ici la falsification atteint des sommets.

[Première mise en ligne vendredi 23 nov. 07,

mise à jour avec publication de la lettre de Slimane Benaïssa le 24 nov. 07]

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