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Édition du 15 février au 1er mars 2026

Les nostalgiques de la colonisation

Condamnations de nostalgiques de l’OAS, à Béziers et à Quimper

Une ex-élue FN qui voit dans le cinéaste René Vautier l’incarnation de la « collaboration antifrançaise » était sur le banc des accusés au palais de justice de Quimper jeudi 30 avril. Dans son jugement prononcé le vendredi 12 juin 2009, le tribunal l’a déclarée coupable de diffamation et l’a condamnée à 4000 € d’amende avec sursis. Elle devra également verser 1500 € de dommages et intérêts à chacune des trois victimes.

Lundi 27 avril 2009, un procès similaire avait opposé, devant le tribunal correctionnel de Béziers, Jean-Louis Bousquet, président du groupe communiste de la région Languedoc-Roussillon, à André Troise, ancien membre de l’OAS. Le nostalgique de l’Algérie française a été condamné pour injures et diffamation envers Jean-Louis Bousquet, à qui il reprochait d’avoir demandé l’enlèvement d’une plaque commémorative dédiée à l’OAS dans le cimetière neuf de Béziers.1

[Première mise en ligne le 6 mai 2009, mise à jour le 14 juin 2009]

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non à l’hommage à Perpignan aux assassins de l’OAS

Au moment où était publié le communiqué ci-dessous de la LDH, la préfecture des Pyrénées-Orientales prenait un arrêté tendant à l’interdiction de toute manifestation au cimetière du Haut-Vernet, depuis le samedi 6 juin à 18h jusqu’au dimanche soir 7 juin 2009.

[mis en ligne le 5 juin, mis à jour le 6 juin et corrigé le 7 juin 2009 à 10h]

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La plaque de Béziers.
Béziers

La LDH s’indigne de la présence d’un député UMP lors d’un hommage rendu à Béziers aux fusillés de l’OAS

Dans une lettre publique adressée le 1er avril au Président de l’Assemblée nationale, la Ligue des droits de l’Homme exprime son indignation face à la présence, le 26 mars dernier, du député Elie Aboud, président du groupe d’étude parlementaire aux rapatriés2, lors d’un hommage à quatre membres de l’OAS condamnés pour assassinat ou tentative d’assassinat, dont l’un pour plusieurs attentats contre le président de la République française.

Cette lettre de Jean-Pierre Dubois, Président de la LDH, à Bernard Accoyer, a été transmise à Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

[Mise en ligne le 29 mars 2009,

la lettre de J.-P. Dubois ayant été ajoutée le 7 avril ]3
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Patrick Buisson, adolescent, refusait de rendre hommage aux victimes de l’OAS

Patrick Buisson est l’un des conseillers les plus écoutés de Nicolas Sarkozy : « pour ma gauche, j’ai Guaino, pour ma droite, j’ai Buisson », aurait-il déclaré4, ajoutant : «je lui dois d’avoir été élu…»5.

Nicolas Sarkozy a tenu à lui marquer sa reconnaissance en lui remettant personnellement sa décoration dans l’ordre de la Légion d’honneur, en septembre dernier. Parmi les articles de presse qui ont accompagné cet hommage, celui de Carole Barjon rappelait qu’en mars 1962, Patrick Buisson, âgé alors de 13 ans, avait été de ceux qui, dans les établissements scolaires, avaient refusé de s’associer à l’hommage national aux six inspecteurs des centres sociaux éducatifs, victimes le 15 mars 1962 de la barbarie de l’OAS.

Le fils d’un de ces fonctionnaires assassinés a écrit à Patrick Buisson pour lui demander comment il se situait aujourd’hui par rapport à cet acte de l’adolescent qu’il a été. N’ayant pas reçu de réponse à sa demande répétée, et après en avoir averti le destinataire, Jean-Philippe Ould Aoudia a décidé de rendre publique sa démarche.

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Après le démantèlement de la stèle OAS de Marignane

En application d’une décision rendue par le Tribunal administratif de Marseille le 7 juillet 2008, les services de la Mairie de Marignane ont fait procéder le 18 novembre 2008 à l’enlèvement de la stèle OAS présente depuis le 5 juillet 2005 au cimetière Saint-Laurent de Marignane7.

Nous reprenons ci-dessous les réactions d’associations qui se félicitent de l’enlèvement d’une stèle qui n’a pas sa place sur le domaine public, et un article représentatif de la presse algérienne.

[Page mise en ligne le 20 novembre 2008, complétée le 23 novembre]

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Photo Olivier Got
Béziers

Hommage à l’OAS au cimetière de Béziers

Le 2 novembre 2008, un ancien de l’OAS a pu célébrer le souvenir des «partisans patriotes de l’Algérie française » devant la stèle à la gloire de l’OAS.

La veille, on avait pu entendre le 1er adjoint au maire de Béziers, Elie Aboud, déclarer au 19/20 de France 3 Languedoc-Roussillon : «L’arrêté ne dit pas interdiction du rassemblement : l’arrêté dit interdiction de prise de parole et de débordement. S’il y a un rassemblement dans le calme et le respect, donc, il n’y a pas d’interdiction.»

Par la suite, un certain nombre d’associations, dont la LDH, se sont adressées au Sénateur-Maire de Béziers pour lui demander
de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ». Dans son édition du 17 novembre 2008, le quotidien algérien El Watan cite longuement cet «appel au retrait de la stèle commémorative de l’OAS».

[Première mise en ligne le 3 nov 2008, dernière mise à jour le 17 nov 2008]
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Création officielle de l’Association des pieds-noirs progressistes et leurs amis

Annoncée le 26 mai 2008, à l’occasion d’un débat organisé par la Ligue des droits de l’Homme à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) a tenu son assemblée générale constitutive le samedi 8 novembre 2008, à Vitrolles (Bouches du Rhône).

L’assemblée a élu son président : Jacques Pradel.

L’une des premières décisions de l’ANPNPA a été de signer, avec d’autres associations, une lettre adressée le 12 novembre 2008 à Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, lui demandant de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ».

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Non à la réhabilitation de l’OAS !

De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) a tenté, les armes à la main, de s’opposer à la politique algérienne du général de Gaulle. Au nom de l’“Algérie française”, elle assassina plus de 2 200 personnes — Français et Algériens, civils et militaires.

Nous sommes aujourd’hui soumis à une pression politique en vue de réhabiliter cette organisation criminelle : plaques, stèles et monuments
commémorant les tueurs de l’OAS en martyrs de l’Algérie française,
fleurissent un peu partout en France.

Cette tentative de légitimation ne doit pas parvenir à ses fins. Il faut rappeler que les crimes de l’OAS ont contribué à ensanglanter un peu plus la fin de la guerre d’Algérie et à rendre inéluctable le départ de nombreux Européens d’Algérie.

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Une condamnation pour insultes envers les pieds-noirs

Monsieur P. ayant fait appel hors délai de sa condamnation, la décision du tribunal correctionnel de Toulon, rendue le 12 novembre 2007, est devenue définitive.

[L’article de Var-Matin a été mis en ligne le 15 novembre 2007,

la décision de justice a été publiée le 14 octobre 2008]

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stele_beziers4.jpg
Béziers

Une plaque en hommage aux fusillés de l’OAS fait scandale à Béziers

Un conseiller régional s’insurge contre la présence dans le cimetière municipal d’un monument rendant hommage à des criminels qui ont voulu renverser la République8.

Cette stèle présente, comme celles de Marignane et de Perpignan, «une dimension polémique susceptible de heurter les usagers» du cimetière de Béziers.
Faudra-t-il comme à Marignane qu’une décision de justice ordonne à la commune de la démonter pour qu’elle disparaisse de l’espace public ? 9

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