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Édition du 1er au 15 avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

La genèse de la loi du 23 février 2005 (2) : le parcours parlementaire, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault

Cet article expose le parcours législatif de la loi du 23 février 2005->500]. Il prend la suite de la page qui décrit le lobby qui l’a préparée. Il est constitué comme celle-ci d’extraits de la première partie de l’ouvrage «[La colonisation, la loi et l’histoire», de Claude Liauzu et Gilles Manceron (dir.), éd. Syllepse, 2006, tirés de sa première partie, La genèse de la loi, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault. Ils y montrent que ceux qui ont voulu cette loi ont obtenu dans différents partis des appuis et des approbations tacites, tandis que très peu de parlementaires s’y sont opposés. La suite de cet article est la page de ce site consacrée à la responsabilité des politiques.

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Gilles Manceron : ce n’est pas aux tribunaux ou aux lois de dire l’histoire

Dans un entretien recueilli, le 24 Mars 2006, par la rédaction de Saphirnews.com, Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme, auteur de nombreux ouvrages dont Marianne et les colonies->1199] et, avec Claude Liauzu, [La colonisation, la loi et l’histoire, qui analyse le contenu et les circonstances de la loi du 23 février 2005 et vient tout juste de paraître, revient sur la nature et la portée de cette loi qui voulait amener les enseignants à montrer les « aspects positifs » de la colonisation.

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Château-Royal se souvient…

Il y a 44 ans, six inspecteurs des centres sociaux étaient assassinés par un commando de l’OAS, à Château-Royal.

Le 15 mars 2006, à 10h30, il y a eu une cérémonie officielle sur les lieux, à Alger. Cette année, le bureau de l’association Marchand – Feraoun n’ayant pu venir à Alger, la ministre de la Culture était représentée par sa chef de Cabinet, Mme Yahi ; on a noté la présence de l’Ambassadeur de France ainsi que de Mme Louisette Ighilariz.
Il y avait beaucoup de lycéens.

Le site de Château Royal a été classé patrimoine national et est destiné à être un lieu de culture algéro-française.

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La loi du 23 février 2005

Débat à l’universite de la Réunion : comment écrire l’histoire coloniale ?

Un an, jour pour jour, après le vote de la loi du 23 février 2005 affirmant la nécessité d’enseigner le « rôle positif » de la colonisation, on débattait à l’amphithéâtre Auguste Lacaussade – tout un symbole – du travail de l’historien et de l’importance d’écrire justement l’Histoire, sans contrôle de l’État. L’Histoire doit être une quête permanente de la vérité, que celle-ci plaise ou non. La très controversée loi du 23 février (n° 2005-158) vient de voir son article 4 déclassé par le Conseil constitutionnel. Néanmoins, il reste des points problématiques. Est-ce que maintenant ce n’est pas toute la loi qu’il faut abroger ? Ci-dessous un article publié le 23 février 2006 dans le quotidien réunionnais Témoignages.

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La guerre des mémoires, par Esther Benbassa

Dans le cadre du débat provoqué par la loi du 23 février 2005, dans lequel l’appel « Liberté pour l’Histoire » est venu s’insérer en décembre 2005, Esther Benbassa, historienne et directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études, a publié dans Libération, le 5 janvier 2006, un article intitulé « La polémique autour de l’héritage colonial français libère les revendications mémorielles » que nous reproduisons ci-dessous. Elle ne met pas sur le même plan la loi Gayssot, celle reconnaissant le génocide arménien, celle reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité et celle sur l’enseignement des aspects positifs de la colonisation. Pourtant, elle a finalement signé la pétition « Liberté pour l’histoire » parce qu’elle a peur de la tyrannie des mémoires.

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Peut-il y avoir une « juste mémoire » du passé qui lie l’Algérie et la France ?

Le politologue Mohammed Hachemaoui pose, dans un article paru dans « El Watan » le 2 mars 2006, la question de la possibilité d’un traitement historique commun du passé qui lie l’Algérie et la France. Depuis que l’Assemblée nationale française a adopté, le 23 février 2005, une loi réclamant « la reconnaissance de la nation aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements d’Algérie », malaise et crispations se sont répandus dans les relations bilatérales franco-algériennes. Peut-il y avoir une « juste mémoire » du passé qui lie les deux pays ?

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Marianne et les colonies, de Gilles Manceron

Les droits de l’Homme sont-ils crédibles ? Alors que la Ière République a aboli l’esclavage et voulu étendre la loi commune aux colonies, la IIème a encouragé la colonisation de l’Algérie et la IIIème surtout, pour justifier son droit à coloniser » qu’elle s’est arrogé au nom de l’idée des « races supérieures », a restreint explicitement la portée des droits de l’Homme. Ci-dessous, l’article intitulé « Un questionnement nécessaire à l’écriture de l’histoire coloniale de la France » publié par Nadjia Bouzeghrane dans le quotidien algérien El Watan, le 2 mars 2006.

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« L’histoire partielle et partiale », un article publié dans « El Watan » le 1er mars 2006

Un article de Hanafi Si Larbi a été publié dans « El Watan », le 1er mars 2006, à l’occasion du premier anniversaire de la loi du 23 février 2005. Il rappelle la violence de la colonisation de l’Algérie à partir de 1832, la guerre d’extermination par enfumades et emmurements, l’épopée des razzias par la destruction de l’économie vitale, la punition collective et la torture systématique. Le code de l’indigénat, qui justifiait le séquestre et la spoliation, l’internement administratif, les punitions collectives et la ségrégation.

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