
la France reconnaît avoir profité de la traite des esclaves
La France a reconnu sur le site historique de Gorée qu’elle avait tiré profit du commerce des êtres humains.

La France a reconnu sur le site historique de Gorée qu’elle avait tiré profit du commerce des êtres humains.
Prosper Mérimée avait 26 ans, en 1829, quand il écrivit sa nouvelle « Tamango ». Romancier et critique français, né à Paris en 1803, mort à Cannes en 1870, Mérimée est surtout connu comme auteur de Carmen. Il soutiendra plus tard les régimes de la Monarchie de Juillet et du Second empire qui fermèrent les yeux sur différentes formes d’esclavage1. Mais cette œuvre de jeunesse est une mise en cause de la traite et de l’esclavage, un texte à (re)lire à l’occasion de la Journée du 10 mai décidée en 2006 pour commémorer son histoire et sa mémoire. Voici le début de Tamango.

Dans une lettre adressée à Jacques Chirac, le 5 mai 2006, quarante députés UMP, avec à leur tête le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, avancent qu’il conviendrait d’abroger l’article 2 de la « loi Taubira« . Nous reproduisons le communiqué que Lionnel Luca a publié, le 12 décembre 2005, en défense de la loi du 23 février 2005, ainsi que cette demande et diverses réactions qu’elle a provoquées. De son côté, Christiane Taubira déclare ne pas comprendre les « polémiques sur les tragédies humaines ».
Pour Paul Thibaud, la loi Gayssot, premier maillon d’une chaîne de reconnaissances, suscite d’autres demandes de pénalisation. La concurrence des mémoires victimaires compromet l’effet attendu de cette loi dont l’intention était de combattre un négationnisme qui était une expression nouvelle d’antisémitisme mais a favorisé un autre antisémitisme, un antisémitisme de frustrés. Nombre des actions en justice au nom de souffrances oubliées visent des personnalités juives. Cette loi était supposée cimenter un consensus national, son effet a été de le déchirer. Pour refaire nation, il faudra reforger un récit commun affirmant que la République a été refondée sur la résistance au nazisme, donc le refus de l’antisémitisme.

Contre les tentatives de révision de l’histoire coloniale, l’imbroglio marseillais nous rappelle au principe de réalité.
Cet article de Bruno Etienne, membre de l’Institut universitaire de France, directeur de l’Observatoire du religieux à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence2, est paru dans le numéro 15, été 2005, de La pensée de midi3.
Voici la transcription de la table-ronde organisée par l’association Pollens des élèves de l’ENS sur le thème des « lois de mémoire », le 21 janvier 2006 à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Nous remercions l’association Pollens qui nous a permis de reprendre ce texte4 et la modératrice du débat Sophie Ernst à qui nous devons le texte ci-dessous. Ont participé aux échanges : Gilles Manceron, Bogumil Jewsiewicki, Patrick Garcia, Pap Ndiaye, Bruno Belhoste, Paul Thibaud et Philippe Raynaud.
Six millions de personnes sont, en France, d’une manière ou d’une autre, liées à l’Algérie : pieds-noirs, harkis, Algériens, Français y ayant fait leur service militaire ou anciens militants, ainsi que leurs descendants. L’un d’entre eux, Jean-Pierre Pascuito5, raconte sa quête personnelle d’une réconciliation commune à tous les camps.
par Stéphanie BERGOUIGNAN, Réforme, le 7 juillet 20056
Cet article expose le parcours législatif de la loi du 23 février 2005->500]. Il prend la suite de la page qui décrit le lobby qui l’a préparée. Il est constitué comme celle-ci d’extraits de la première partie de l’ouvrage «[La colonisation, la loi et l’histoire», de Claude Liauzu et Gilles Manceron (dir.), éd. Syllepse, 2006, tirés de sa première partie, La genèse de la loi, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault. Ils y montrent que ceux qui ont voulu cette loi ont obtenu dans différents partis des appuis et des approbations tacites, tandis que très peu de parlementaires s’y sont opposés. La suite de cet article est la page de ce site consacrée à la responsabilité des politiques.
Dans combien de générations seront-ils considérés comme des citoyens ordinaires, et non comme des (descendants de) harkis ?
Dans un entretien recueilli, le 24 Mars 2006, par la rédaction de Saphirnews.com, Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme, auteur de nombreux ouvrages dont Marianne et les colonies->1199] et, avec Claude Liauzu, [La colonisation, la loi et l’histoire, qui analyse le contenu et les circonstances de la loi du 23 février 2005 et vient tout juste de paraître, revient sur la nature et la portée de cette loi qui voulait amener les enseignants à montrer les « aspects positifs » de la colonisation.
Il y a 44 ans, six inspecteurs des centres sociaux étaient assassinés par un commando de l’OAS, à Château-Royal.
Le 15 mars 2006, à 10h30, il y a eu une cérémonie officielle sur les lieux, à Alger. Cette année, le bureau de l’association Marchand – Feraoun n’ayant pu venir à Alger, la ministre de la Culture était représentée par sa chef de Cabinet, Mme Yahi ; on a noté la présence de l’Ambassadeur de France ainsi que de Mme Louisette Ighilariz.
Il y avait beaucoup de lycéens.
Le site de Château Royal a été classé patrimoine national et est destiné à être un lieu de culture algéro-française.

Un an, jour pour jour, après le vote de la loi du 23 février 2005 affirmant la nécessité d’enseigner le « rôle positif » de la colonisation, on débattait à l’amphithéâtre Auguste Lacaussade – tout un symbole – du travail de l’historien et de l’importance d’écrire justement l’Histoire, sans contrôle de l’État. L’Histoire doit être une quête permanente de la vérité, que celle-ci plaise ou non. La très controversée loi du 23 février (n° 2005-158) vient de voir son article 4 déclassé par le Conseil constitutionnel. Néanmoins, il reste des points problématiques. Est-ce que maintenant ce n’est pas toute la loi qu’il faut abroger ? Ci-dessous un article publié le 23 février 2006 dans le quotidien réunionnais Témoignages.