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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

Un manifestant blessé lors de la manifestation du 8 février 62 au métro Charonne (AFP)
Charonne 8 février 1962

Charonne, 8 février 1962 : un crime d’Etat

Retour sur la manifestation anti-OAS du 8 février 1962, à l’occasion de la parution d’un livre d’Alain Dewerpe,
Charonne. 8 février 1962. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat
,
Gallimard, «Folio Histoire», 898 pp., 10 €.

Vous lirez ci-dessous la présentation de cet ouvrage par Olivier Wieviorka [Libération, le 11 mai 2006].

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François Hollande : nous devons encore des excuses au peuple algérien

Lors d’une rencontre avec la presse étrangère, mercredi 10 mai 2006, François Hollande a largement commenté l’actualité française.

A propos du colonialisme en Algérie, le premier secrétaire du Parti socialiste français, confirmant son dernier ouvrage1, a déclaré « Nous sommes comptables du passé et responsables de l’avenir. La SFIO a perdu son âme dans la guerre d’Algérie. Elle a ses justifications mais nous devons encore des excuses au peuple algérien. Et nous devrons faire en sorte que cela ne se reproduise plus »

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Tamango, de Prosper Mérimée (1829)

Prosper Mérimée avait 26 ans, en 1829, quand il écrivit sa nouvelle « Tamango ». Romancier et critique français, né à Paris en 1803, mort à Cannes en 1870, Mérimée est surtout connu comme auteur de Carmen. Il soutiendra plus tard les régimes de la Monarchie de Juillet et du Second empire qui fermèrent les yeux sur différentes formes d’esclavage2. Mais cette œuvre de jeunesse est une mise en cause de la traite et de l’esclavage, un texte à (re)lire à l’occasion de la Journée du 10 mai décidée en 2006 pour commémorer son histoire et sa mémoire. Voici le début de Tamango.

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Légiférer sur l'histoire ?

Quarante députés UMP demandent l’abrogation d’un article de la loi Taubira

Dans une lettre adressée à Jacques Chirac, le 5 mai 2006, quarante députés UMP, avec à leur tête le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, avancent qu’il conviendrait d’abroger l’article 2 de la « loi Taubira« . Nous reproduisons le communiqué que Lionnel Luca a publié, le 12 décembre 2005, en défense de la loi du 23 février 2005, ainsi que cette demande et diverses réactions qu’elle a provoquées. De son côté, Christiane Taubira déclare ne pas comprendre les « polémiques sur les tragédies humaines ».

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Paul Thibaud sur les lois historiennes et la pénalisation des opinions aberrantes

Pour Paul Thibaud, la loi Gayssot, premier maillon d’une chaîne de reconnaissances, suscite d’autres demandes de pénalisation. La concurrence des mémoires victimaires compromet l’effet attendu de cette loi dont l’intention était de combattre un négationnisme qui était une expression nouvelle d’antisémitisme mais a favorisé un autre antisémitisme, un antisémitisme de frustrés. Nombre des actions en justice au nom de souffrances oubliées visent des personnalités juives. Cette loi était supposée cimenter un consensus national, son effet a été de le déchirer. Pour refaire nation, il faudra reforger un récit commun affirmant que la République a été refondée sur la résistance au nazisme, donc le refus de l’antisémitisme.

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Joseph Vernet, L'intérieur du port de Marseille (1754) - musée du Louvre (détail)
La reconnaissance du passé colonial

Marseille ou l’Orient à domicile ! par Bruno Etienne

Contre les tentatives de révision de l’histoire coloniale, l’imbroglio marseillais nous rappelle au principe de réalité.

Cet article de Bruno Etienne, membre de l’Institut universitaire de France, directeur de l’Observatoire du religieux à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence3, est paru dans le numéro 15, été 2005, de La pensée de midi4.

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Les lois de mémoire : contestations, justifications – arguments pour un débat de fond

Voici la transcription de la table-ronde organisée par l’association Pollens des élèves de l’ENS sur le thème des « lois de mémoire », le 21 janvier 2006 à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Nous remercions l’association Pollens qui nous a permis de reprendre ce texte5 et la modératrice du débat Sophie Ernst à qui nous devons le texte ci-dessous. Ont participé aux échanges : Gilles Manceron, Bogumil Jewsiewicki, Patrick Garcia, Pap Ndiaye, Bruno Belhoste, Paul Thibaud et Philippe Raynaud.

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Jean-Pierre Pascuito : pour un cessez-le-feu des esprits

Six millions de personnes sont, en France, d’une manière ou d’une autre, liées à l’Algérie : pieds-noirs, harkis, Algériens, Français y ayant fait leur service militaire ou anciens militants, ainsi que leurs descendants. L’un d’entre eux, Jean-Pierre Pascuito6, raconte sa quête personnelle d’une réconciliation commune à tous les camps.

par Stéphanie BERGOUIGNAN, Réforme, le 7 juillet 20057

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La genèse de la loi du 23 février 2005 (2) : le parcours parlementaire, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault

Cet article expose le parcours législatif de la loi du 23 février 2005->500]. Il prend la suite de la page qui décrit le lobby qui l’a préparée. Il est constitué comme celle-ci d’extraits de la première partie de l’ouvrage «[La colonisation, la loi et l’histoire», de Claude Liauzu et Gilles Manceron (dir.), éd. Syllepse, 2006, tirés de sa première partie, La genèse de la loi, par Valérie Morin, François Nadiras et Sylvie Thénault. Ils y montrent que ceux qui ont voulu cette loi ont obtenu dans différents partis des appuis et des approbations tacites, tandis que très peu de parlementaires s’y sont opposés. La suite de cet article est la page de ce site consacrée à la responsabilité des politiques.

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