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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

 17 octobre 1961 – 17 octobre 2016 : 55e anniversaire

A l’occasion du 55e anniversaire des événements tragiques d’octobre 1961, le collectif Vérité et justice demande que des mesures significatives soient prises afin de faire « disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.»

[mise en ligne le 10 octobre 2016, mise à jour le 19]

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la France reconnaît la responsabilité de ses gouvernements dans l’abandon des harkis

François Hollande a reconnu, dimanche 25 septembre, « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France ». Le chef de l’Etat prononçait une allocution dans la cour de l’Hôtel national des Invalides, dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux harkis.

Evoquant une « vérité implacable » et « cruelle », M. Hollande a parlé
des « combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la guerre d’Algérie et dont l’abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la République. » 1

[Mis en ligne le 25 septembre 2016, mis à jour le 9 octobre 2016]

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le point sur l’affaire des crânes au musée

La chaîne France24 a diffusé le 28 septembre 2016 une émission consacrée à un chapitre relativement peu connu de la conquête coloniale de l’Algérie : l’histoire de combattants algériens fusillés, puis décapités au milieu du XIXème siècle pour avoir combattu la colonisation française.

Plus de 150 ans après leur mort, les crânes de ces résistants font partie des collections anthropologiques du Musée de l’Homme à Paris. Comment sont-ils arrivés là ? Seront-ils un jour rapatriés en Algérie, comme le demande une pétition qui a reçu près de 30 000 signatures venant des deux rives de la Méditerranée ? Gilles Manceron, historien de la colonisation, donne son point de vue.

[Mis en ligne le 30 septembre 2016, mis à jour le 1er octobre]

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Le monument en hommage aux goumiers à Marseille (photo Robert Poulain)
Les « tirailleurs sénégalais »

soldats indigènes : devoir de mémoire ou de vérité ?

Chaque année, au mois d’août, la Provence célèbre sa libération de l’occupation nazie : il y a 72 ans, le 15 août 1944, une armée alliée forte de 350 000 hommes débarquait sur les plages du Var.

Nombre de villes et de villages rendent chaque année hommage à ceux qui les libérèrent. Pourtant, parmi ces libérateurs, certains sont rarement évoqués. Lors des célébrations, les soldats indigènes de l’armée française ne sont presque jamais représentés et leurs témoignages souvent ignorés. Ils représentaient la moitié des troupes françaises débarquées, mais ils eurent bien plus de tués et de blessés que leurs frères d’armes. Comment expliquer ces faits ?

Seule une investigation minutieuse dans les archives militaires peut apporter des éléments de réponse à ces questions complexes. L’article inédit ci-dessous rend compte d’un travail sur ce sujet. Son auteur, l’historien Grégoire Georges-Picot, a été, en 2003, l’un des commissaires de l’exposition Nos libérateurs -Toulon 1944 présentée au Musée d’Art de la ville. Ce site en a fait le compte-rendu.

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entre justice et raison d’État : les archives dans La bataille d’Einaudi

On peut être étonné de l’ignorance de beaucoup de jeunes adultes concernant l’histoire contemporaine de notre pays. Les plus âgés d’entre nous ont vécu cette période ; quant aux plus jeunes, ils en ont entendu parler à l’école. Entre les deux, de nombreux concitoyens ne peuvent faire le rapprochement entre l’immigration d’origine africaine ou maghrébine et la période coloniale de la France.

Le livre de Fabrice Riceputi, La bataille d’Einaudi, fait partie de cette catégorie d’ouvrages qui rappellent des épisodes relativement récents de notre histoire, qui sont mal connus.

Ci-dessous, la note de lecture de cet ouvrage publiée dans Archivistes !, revue de l’AAF – Association des archivistes français – ce qui, espérons-le, incitera à le lire.

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les crânes oubliés de la conquête de l’Algérie

La présence au Musée de l’homme de restes mortuaires d’Algériens qui avaient résisté à la conquête de leur pays par la France, commence à être connue. Une pétition demandant le retour en Algérie des dépouilles de ces combattants, a été signée par plus de 28 000 personnes de l’une ou l’autre des deux rives de la Méditerranée. La Ligue des droits de l’homme et d’autres associations soutiennent cette demande …

Mais, apparemment, côté gouvernements rien ne bouge.

Aidez-nous en signant et en diffusant la pétition autour de vous !
cliquez

Vous pouvez écouter un reportage audio de Anaëlle Verzaux et Rosa Moussaoui
sur ce sujet

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La résistance à Zaâtcha.
Les crânes d'Algériens au Musée de l'homme

“les crânes de résistants algériens” n’ont rien à faire au Musée de l’homme

Il y a quelques années, des restes mortuaires de résistants algériens du milieu du 19e siècle ont été retrouvés au Musée de l’homme à Paris. Depuis lors, la demande se fait jour de rapatrier ces dépouilles humaines en Algérie ; un collectif d’historiens et d’universitaires apporte son soutien dans une tribune, publiée dans Le Monde daté des 10 et 11 juillet, qui appelle au retour de ces restes en Algérie, ce qui permettrait de leur donner une sépulture digne, comme cela s’est fait pour les rebelles maori et pour les résistants kanak (Ataï).

La Ligue des droits de l’homme s’exprime de façon analogue dans un communiqué. Et vous pouvez vous joindre à ces soutiens en signant la pétition en ligne.

[Mise en ligne de la tribune le 10 juillet 2016 – mise à jour le 11]

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Réserves des restes humains du Musée de l'Homme © Aucun(e)
Les crânes d'Algériens au Musée de l'homme

France-Algérie : le casse-tête des crânes du Musée de l’Homme

Redécouverts en 2011, les crânes de plusieurs dizaines de combattants algériens, décapités pour avoir combattu la colonisation française au milieu du XIXe siècle, sont actuellement stockés dans les réserves anthropologiques du Musée de l’Homme, à Paris. Parmi eux figurent les têtes de chefs connus de la rébellion – des « résistants » donc.

En 2011, l’historien Ali Farid Belkadi a lancé une première pétition demandant le retour en Algérie de ces restes humains. En mai 2016, l’universitaire Brahim Senouci a lancé une nouvelle pétition
demandant que ces dépouilles mortuaires soient remises à l’Algérie – à ce jour, plus de 27 000 personnes, d’une rive ou de l’autre de la Méditerranée, l’ont signée.

La situation semble actuellement bloquée. En témoigne le courriel du 29 juin 2016 adressé à Brahim Senouci par Michel Guiraud, directeur du musée de l’Homme. Vous trouverez ci-dessous le courriel en question ; il est suivi d’un article exposant les points de vue de deux historiens algériens, Hassan Remaoun et Mohamed Lahcen Zeghidi.

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Les restes d'Algériens conservés dans un musée à Paris (DR).
Les crânes d'Algériens au Musée de l'homme

Une pétition : rendons à l’Algérie les dépouilles de ses résistants

Saartjie Baartman, une esclave noire d’Afrique du Sud, de son vrai nom Sawtche, était surnommée la « Vénus hottentote » à cause d’un physique singulier. A partir de 1810, et pendant des décennies, elle a été exposée en Europe comme un phénomène de foire. L’un des premiers actes de Nelson Mandela, président de la Nouvelle Afrique du Sud, fut d’exiger son rapatriements dans son pays où elle fut dignement inhumée dans son village natal, en août 2002 2.

Après 136 ans passés en France, le crâne du grand chef kanak Ataï, décapité le 1er septembre 1878 en Nouvelle-Calédonie, a été officiellement restitué à ses descendants. Vingt-cinq ans après la prise de possession de l’archipel par les autorités françaises, Ataï avait pris la tête d’une révolte pour protester contre les spoliations foncières de l’administration coloniale. La répression avait fait plus d’un millier de morts parmi les Kanak 3.

La France devrait aujourd’hui s’inspirer des exemples précédents pour les crânes d’anciens résistants algériens à la conquête coloniale de leur pays, qui sont stockés dans des cartons du Muséum national d’histoire naturelle à Paris 4. Nous demandons par la pétition ci-dessous que ces dépouilles soient remises à l’Algérie et nous vous invitons, quelle que soit votre nationalité, à nous rejoindre en la signant.

[Mis en ligne le 20 mai 2016, mis à jour le 17 juin]

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les têtes des résistants algériens du Musée de l’homme

Le premier à avoir attiré l’attention de l’opinion publique sur la présence dans des musées français de restes mortuaires algériens est Ali Farid Belkadi qui a lancé en mai 2011 une pétition adressée au gouvernement algérien … restée sans suite 5.
Le 18 mai 2016, Brahim Senouci a lancé une nouvelle pétition que nous vous incitons à signer 6 ; cette dernière dépassait les 3 000 signataires au cours de la journée du 13 juin.

Ci-dessous un appel de François Gèze, suivi d’un article de Rosa Moussaoui. Il faut les lire pour ne pas oublier …

[mise en ligne le 9 juin 2016, mise à jour le 13]

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