“France-Algérie, les douleurs de la mémoire” par Bruno Etienne
Article publié dans La pensée de midi 1, numéro 3 (hiver 2000) :
Mémoires en miroir – Autour d’une Méditerranée plurielle
Article publié dans La pensée de midi 1, numéro 3 (hiver 2000) :
Mémoires en miroir – Autour d’une Méditerranée plurielle
Appel pour les Assises de l’anti-colonialisme post-colonial, publié le 19 janvier 2005.
Vous pouvez signer cet appel sur le site TousEgaux.
Fabriqué sous la IIIe République et toujours enseigné, le récit historique fantasme une pureté originelle.
Peu avant la sortie du livre d’Olivier Le Cour Grandmaison, Coloniser – Exterminer – Sur la guerre et l’État colonial, aux éditions Fayard2, Alain Ruscio a publié dans L’Humanité du 28 décembre 2004 un article à son sujet. En accord avec la caractérisation par l’auteur de la violence comme constitutive du système colonial, il regrette qu’il cite des écrits préconisant l’extermination des populations indigènes mais n’évoque pas la pensée protestataire anticoloniale, qui a existé elle aussi, notamment lors des conquêtes.
Mardi 14 décembre 2004, on pouvait lire dans la presse : La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 est « une question », mais pas « une condition » posée par

Maurice Audin a été arrêté par les parachutistes du général Massu, le 11 juin 1957 à Alger.
Depuis, nul ne l’a revu.
L’enquête du Comité Audin menée par Pierre Vidal-Naquet a établi que Maurice Audin est mort sous la torture.
Malgré plusieurs actions judiciaires, l’État français ne l’a toujours pas reconnu.

1er novembre 2004 : cinquantième anniversaire du début de la guerre d’Algérie.

Le 17 octobre 1961 à Paris, alors que la guerre d’Algérie va vers sa fin, des milliers d’Algériens manifestent contre le couvre-feu qu’on leur impose. Une rafle est organisée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Des dizaines de manifestants sont tués. Le silence sur ces événements sanglants aura duré trente ans. La dernière décennie a consacré la redécouverte de cet épisode, dont le souvenir enfoui nourrit encore les cauchemars des immigrés algériens et le malaise de leurs descendants français.
Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré une plaque commémorative au pont Saint-Michel « à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ».
par Georges Morin, universitaire français natif de Constantine,
militant inlassable de la coopération entre ses « deux patries ».
Article paru le 12 août 2004 dans El Watan.

Abdoulaye Wade, président du Sénégal, a déclaré la journée du 23 août “journée du tirailleur”. Cette date a été choisie en référence à la libération de Toulon : dans la soirée du 23 août 1944, « les soldats du 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Colonel Salan pénètrent les premiers à Toulon » 3. Le monument Demba et Dupont qui a été inauguré à cette occasion a une longue histoire.

Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd’hui un véritable enjeu de mémoire au cœur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. En mettant l’accent sur la contribution de leurs aînés à la défense d’idéaux démocratiques, mis à mal par les gouvernements passés et présents de la France des colonies ou de la fermeture des frontières, ces derniers ont contribué à sortir de l’oubli des milliers d’hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus. Il reste que l’image du tirailleur 4 libérateur de la France occupée ne permet pas d’appréhender, dans toute sa complexité, l’histoire des troupes coloniales.
On fleurit les tombes, on réchauffe le Soldat Inconnu.
Vous, mes frères obscurs, personne ne vous nomme.
Leopold Sedar Senghor, Hosties noires