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Édition du 1er au 15 février 2026

La reconnaissance du passé colonial

La réaction d’Alain Ruscio au livre Coloniser – exterminer d’Olivier Le Cour Grandmaison

Peu avant la sortie du livre d’Olivier Le Cour Grandmaison, Coloniser – Exterminer – Sur la guerre et l’État colonial, aux éditions Fayard1, Alain Ruscio a publié dans L’Humanité du 28 décembre 2004 un article à son sujet. En accord avec la caractérisation par l’auteur de la violence comme constitutive du système colonial, il regrette qu’il cite des écrits préconisant l’extermination des populations indigènes mais n’évoque pas la pensée protestataire anticoloniale, qui a existé elle aussi, notamment lors des conquêtes.

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Faites ce que je dis …

Mardi 14 décembre 2004, on pouvait lire dans la presse : La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 est « une question », mais pas « une condition » posée par

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Maurice Audin
L'affaire Audin

qu’est-il advenu de Maurice Audin ?

Maurice Audin a été arrêté par les parachutistes du général Massu, le 11 juin 1957 à Alger.

Depuis, nul ne l’a revu.

L’enquête du Comité Audin menée par Pierre Vidal-Naquet a établi que Maurice Audin est mort sous la torture.

Malgré plusieurs actions judiciaires, l’État français ne l’a toujours pas reconnu.

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Le 17 octobre 2001, inauguration de la plaque sur le pont Saint-Michel
Le 17 octobre 1961

commémorations en 2003 et 2004 du massacre du 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961 à Paris, alors que la guerre d’Algérie va vers sa fin, des milliers d’Algériens manifestent contre le couvre-feu qu’on leur impose. Une rafle est organisée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Des dizaines de manifestants sont tués. Le silence sur ces événements sanglants aura duré trente ans. La dernière décennie a consacré la redécouverte de cet épisode, dont le souvenir enfoui nourrit encore les cauchemars des immigrés algériens et le malaise de leurs descendants français.

Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré une plaque commémorative au pont Saint-Michel « à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ».

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Le monument à
Les « tirailleurs sénégalais »

Demba et Dupont : le retour …

Abdoulaye Wade, président du Sénégal, a déclaré la journée du 23 août “journée du tirailleur”. Cette date a été choisie en référence à la libération de Toulon : dans la soirée du 23 août 1944, « les soldats du 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Colonel Salan pénètrent les premiers à Toulon » 2. Le monument Demba et Dupont qui a été inauguré à cette occasion a une longue histoire.

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« Nos soldats d'Afrique - Le tirailleur sénégalais », une iconographie répandue au début du XXème siècle
Les « tirailleurs sénégalais »

les tirailleurs, bras armé de la France coloniale, par Emmanuel Blanchard

Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd’hui un véritable enjeu de mémoire au cœur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. En mettant l’accent sur la contribution de leurs aînés à la défense d’idéaux démocratiques, mis à mal par les gouvernements passés et présents de la France des colonies ou de la fermeture des frontières, ces derniers ont contribué à sortir de l’oubli des milliers d’hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus. Il reste que l’image du tirailleur 3 libérateur de la France occupée ne permet pas d’appréhender, dans toute sa complexité, l’histoire des troupes coloniales.

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Philippe Grand.
Papon et les deux archivistes

Philippe Grand, placardisé cinq ans

Philippe Grand, 66 ans, conservateur en chef aux Archives de Paris. Placardisé cinq ans pour avoir exhumé les documents sur le massacre des Algériens jetés à la Seine en 1961.

Un article de Jean-Pierre Thibaudat – Libération, le 15 juillet 2004.

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