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Édition du 1er au 15 février 2026

La loi du 23 février 2005

Réactions de parlementaires pour demander le retrait de la loi du 23 février 2005

Une question écrite a été posée par Mme Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice socialiste représentant les Français de l’étranger, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères, pour contester le vote de la loi du 23 février 2005. De son côté, M. Guy Fischer, vice-président du Sénat et sénateur communiste du Rhône, a exprimé son accord avec les historiens et les citoyens qui ont protesté contre elle. l’Humanité du 20 juin 2005 a annoncé que Monique Cerisier Ben Guiga et Guy Fischer vont déposer une proposition de loi visant au retrait des articles 4 et 13 de cette loi.

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Algérie : les institutions réagissent à la loi française du 23 février 2005

Les députés algériens s’apprêtent à réagir à la loi d 23 févier 2005 votée par le parlement français dans laquelle ils voient une apologie de la colonisation. Une réponse est envisagée par les parlementaires algériens à leurs homologues français au sujet de cette loi portant « reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés », pieds-noirs et harkis. Nous reproduisons la dépêche de l’agence Associated Press à ce sujet, un entretien publié dans le quotidien algérien Liberté avec Abdelaziz Belkhadem, ministre d’État algérien et secrétaire général du FLN, ainsi qu’un article du quotidien El Watan.

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Loi, histoire, mémoire, un article d' »El Watan » de juin 2005

La loi du 23 février 2005 était au cœur du débat qui a eu lieu au Sénat, samedi 11 juin 2005. Nous reproduisons ci-dessous un article de Nadjia Bouzeghrane publié dans le quotidien algérien « El Watan » le 16 juin 2005 qui en fait le compte-rendu. Les lois peuvent-elles imposer une vision de l’histoire ? Peuvent-elles rétablir la justice ? Est-ce leur rôle ou plutôt celui de la mémoire ? Le législateur peut-il qualifier des faits historiques ? Comment l’historien peut-il travailler face aux enjeux de mémoire ? Autant de questions abordées lors de ce débat.

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Débat à Aix-en-Provence en juin 2005 sur la loi du 23 février 2005

Sur le thème « Non au mépris de l’Histoire et des victimes », une conférence-débat est organisée par la LDH le 15 juin 2005 à la faculté des Lettres d’Aix-en-Provence. Elle réagit à la loi du 23 février 2005 qui stipule que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord », oubliant les souffrances des peuples colonisés par la France, notamment des Algériens. Les seules victimes évoquées dans la loi sont des Français et la République continue à garder un silence prudent sur les crimes commis à l’occasion de ce conflit. Alors que de nombreuses personnes issues des anciennes colonies subissent des discriminations inacceptables, cette loi cherche à imposer une vérité officielle aux enseignants et aux chercheurs.

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Le SNES-FSU se joint à la protestation contre l’histoire officielle

Le Syndicat national des enseignants du Second degré (SNES) s’est joint à l’action engagée par un certain nombre d’universitaires pour faire abroger l’article 4 de la loi du 23 février 2005, « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés ». Comme l’indique l’article paru dans sa revue l' »US Mag » du 25 mars 20051. Le SNES est décidé à poursuivre son action en demandant aux professeurs d’histoire-géographie d’écrire aux parlementaires dans ce sens.

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Il appartient aux historiens d’écrire l’Histoire, et aux enseignants de l’enseigner

Le Comité national de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG), a adoptée à l’unanimité une motion, le 22 mai 2005, dénonce la dérive actuelle conduisant le Parlement à inscrire dans la loi des dispositions relatives aux contenus précis d’enseignement qui relèvent de textes réglementaires. Elle demande l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui stipule : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le caractère positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ».
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Des professeurs d’histoire du secondaire répondent à M. Hamlaoui Mekachera

Le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, ayant publié dans le quotidien « Le Monde » du 8 mai 2005 une tribune prenant la défense de la loi du 23 février 2005, les deux professeures d’histoire du secondaire qui ont été à l’initiative de la pétition intitulée « Je n’enseignerai pas le bon temps des colonies », l’ont lue avec attention et lui répondent. Pour elles, Hamlaoui Mekachera est « hors sujet ». Elles réaffirment leur refus de cette loi et leur droit à enseigner une histoire en s’appuyant sur les travaux d’auteurs qui ont acquis par des années de recherche et des diplômes d’Etat le droit d’être considérés comme des spécialistes de la question.

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L’universitaire Farid Laroussi parle d’un nouveau révisionnisme à propos de la notion de rôle positif de la colonisation

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature francophone du Maghreb à l’université Yale (Connecticut) aux Etats-Unis. Dans un article paru dans « Le Monde » du 12 mai 2005, il considère que les travaux de chercheurs comme Raphaëlle Branche, François Burgat, Mohammed Harbi, Abdelmalek Sayad ou Benjamin Stora ont établi que le colonialisme français en Afrique du Nord était une entreprise fondée sur l’abus et la violence. Pourquoi la France rebrousse-t-elle chemin sur la question coloniale ? Une République fondée sur les principes d’égalité et de liberté commencerait par demander pardon, c’est-à-dire entrer véritablement dans l’histoire de l’Autre.

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