L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, le jeudi 5 novembre, une résolution demandant à Israël et aux Palestiniens d’enquêter sur les accusations de crimes de guerre contenues dans le rapport Goldstone sur la guerre dans la bande de Gaza.
Après deux jours de débats, ce texte, non contraignant, a été voté par 114 voix contre 18 et 44 abstentions. Israël et les Etats-Unis ont voté contre, de même que plusieurs pays européens. Dès vendredi matin, Israël a rejeté la résolution, arguant par la voix du ministère des affaires étrangères qu’elle « est totalement coupée des réalités auxquelles Israël fait face sur le terrain ».
Le texte s’appuie sur les conclusions du rapport sur l’intervention israélienne dans le territoire palestinien, en décembre et janvier derniers, établi par le juriste sud-africain Richard Goldstone et commandé par le conseil des droits de l’homme de l’ONU. Dans son rapport, rendu public le 15 septembre, le juriste fustige les deux parties mais réserve ses traits les plus durs à Israël. Le conflit s’est soldé par la mort de près de mille quatre cents Palestiniens et de treize Israéliens.
L’Etat d’Israël a le droit de se défendre, mais dans le respect de ses obligations à l’égard du droit humanitaire international et du droit international. Laisser son agression à Gaza bénéficier de l’impunité inciterait Israël à commettre d’autres crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité, comme l’expose Pierre Stambul, membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix, dans l’entretien repris ci-dessous.