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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Statue équestre de Léopold II, place du Trône à Bruxelles (photo CMCLD)
Belgique

La vérité sur le passé colonial belge au Congo

Un “Collectif mémoire coloniale et lutte contre la discrimination” existe en Belgique — il présente ses objectifs.

Après la commémoration récente en hommage au roi Léopold II, Kalvin Soiresse Njall, coordinateur du collectif, exprime, dans un article que nous reprenons ci-dessous, l’exigence de vérité sur l’histoire coloniale de la Belgique au Congo.

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Benjamin Stora et Alexis Jenni : « la décolonisation des imaginaires n’est pas achevée »

Dans les Mémoires dangereuses. De l’Algérie coloniale à la France d’aujourd’hui (Albin Michel), l’historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d’Algérie, a lancé, avec Alexis Jenni, auteur de L’Art français de la guerre (Gallimard, prix Goncourt 2011), un plaidoyer en faveur d’une bataille culturelle contre la radicalisation et l’obscurantisme par la réappropriation commune d’une histoire coloniale refoulée. 
Il a été l’hôte en janvier 2016 des Agoras de l’Humanité accueillies au Musée de l’histoire de l’immigration à Paris. Un entretien en a rendu compte dans l’Humanité.

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Mémoire et histoire en Algérie

Hocine Aït Ahmed, “un géant s’en est allé”

C’est une marée humaine qui a assisté aux obsèques du leader historique Hocine Aït Ahmed. Les Algériens, de toutes les régions du pays, ont rendu un hommage exceptionnel, vendredi 1er janvier, au dernier chef historique de la Révolution dans son village natal, Ath Ahmed, sur les hauteurs d’Aïn El Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Aït Ahmed était le dernier survivant des neuf «chefs historiques» du FLN initiateurs du déclenchement de l’insurrection en Algérie le 1er novembre 1954.

Après avoir milité dans un groupuscule d’extrême gauche, Driss El Yazami, a évolué vers les droits de l’Homme. Après avoir été Secrétaire général de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, il a présidé le Conseil consultatif des Marocains de l’étranger. En 2011, il a pris la direction du Conseil national des droits de l’Homme. L’hommage qu’il rend ci-dessous à Hocine Aït Ahmed est repris de l’édition du 6 janvier 2016 du quotidien marocain L’économiste.

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Ouest France, 27/09/2013
Hommages aux victimes de l'OAS

La mémoire d’Alfred Locussol, militant anticolonialiste

Pour l’anniversaire de son assassinat début janvier 1962, une cérémonie s’est déroulée le 4 janvier 2016 pour honorer la mémoire d’Alfred Locussol. Cet assassinat était le premier commis sur le territoire métropolitain, commandité et organisé par l’OAS depuis l’Algérie.

La stèle qui rend hommage à son engagement contre le colonialisme, inaugurée le 6 octobre 2012, a été brisée une semaine plus tard. Remise en état, elle était à nouveau vandalisée le 2 janvier 2013. La dernière dégradation, la quatrième, date du 1er novembre dernier. « Nous ne savons rien des motivations des vandales, déplore Pierre Frénée, coordonnateur de cet hommage. Cinquante ans après, c’est toujours un acte militant de dire qu’il a été assassiné par l’OAS 1 et déposer une gerbe au pied de sa stèle », souligne-t-il.

Ci-dessous, le message de voeux pour 2016, prononcé à Alençon, le 4 janvier 2016 par Jean-François Gavoury, président de l’ANPROMEVO, dans le cadre de l’hommage à la mémoire d’Alfred Locussol.

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La société française au temps des colonies

« L’école des colonies »,
de Didier Daeninckx

Dans son ouvrage, L’Ecole des colonies, Didier Daeninckx s’attaque au mythe des bienfaits de la colonisation en matière scolaire. Il répond aux questions : Qu’enseignait-on dans les écoles des colonies, en Algérie, en Afrique sub-saharienne, en Asie, aux Antilles, quand l’empire français s’étendait sur 11 millions de kilomètres carrés et comptait 48 millions d’habitants ? Quel était le pourcentage d’enfants indigènes scolarisés ? Que cherchait-on à former : des citoyens, une élite, de bons et loyaux serviteurs ? Les compte rendus de François Nadiras et de Séverine Kodjo-Grandvaux.

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L’arrêté du 24 décembre 2015 : Ouverture des archives de Vichy

Soixante-dix ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, le gouvernement français a décidé de faciliter l’accès des citoyens, de l’administration et des chercheurs aux archives de la police et de la justice du régime de Vichy 2. L’arrêté du 24 décembre 2015 portant ouverture d’archives relatives à la Seconde Guerre mondiale est entré en vigueur lundi 28 décembre 2015. Historien et enseignant-chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales, Vincent Duclert 3 analyse ci-dessous cette décision d’ouvrir à tous ces dossiers sombres de l’histoire. 4.

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Thiaroye, un mensonge d’État

La Cour de cassation a rejeté lundi 14 décembre 2015 la demande de révision du fils d’un tirailleur sénégalais, condamné pour sa participation à une rébellion réprimée dans le sang le 1er décembre 1944, au camp militaire de Thiaroye (Sénégal).

Le fils d’Antoine X. avait saisi la plus haute juridiction française dans l’espoir de rouvrir le dossier de son père décédé. Ce dernier, caporal, a été condamné le 6 mars 1945 par le tribunal militaire permanent de Dakar à dix ans de détention et à la dégradation militaire pour « désobéissance, outrage à supérieur et participation à une rébellion commise par des militaires armés ». Je suis chez moi, je n’ai pas d’ordre à recevoir » aurait-il lancé à un aspirant. Les officiers supérieurs du camp avaient ensuite assuré qu’il était l’un des « véritables chefs » de la « rébellion ».

Antoine X. avait lors de ses interrogatoires « nié avec constance » toutes les accusations. La Cour de cassation, estimant qu’ « aucune des pièces produites à l’appui de la demande (n’était) de nature à remettre en cause les témoignages ou le contenu des rapports figurant au dossier », a jugé que la demande en révision du fils d’Antoine X. était irrecevable. 5

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Régionales 2015 en PACA : les clins d’œil aux pieds-noirs

Il est établi que le « vote pied-noir » est un mythe, mais les politiques sont persuadés qu’il existe bien et ils essaient de capter cet électorat.

Difficile de mesurer l’importance de cette population dans l’ensemble de la population française. C’est ainsi qu’une étude publiée en 2012 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) écrit que « la communauté pied-noir pèse 15,3% du corps électoral en Languedoc-Roussillon, 13,7% en Provence-Alpes-Côte d’Azur» 7. Cette étude désigne par l’expression «communauté pied-noir» l’ensemble des Français « qui revendiquent une ascendance pied-noire (c’est-à-dire ayant au moins un parent ou un grand-parent pied-noir)» 8. Une définition que l’on peut discuter.

Quoi qu’il en soit, les pieds-noirs constituent un groupe que l’on ne peut ignorer lors de l’élection qui s’annonce serrée entre la droite et le Front national.

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