4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

La reconnaissance du passé colonial

Musées, théâtre, cinéma,
arts graphiques,
regard colonial ou décolonial ?

Quelles images musées et artistes doivent-ils donner de la période coloniale européenne ? Près de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, a rouvert ses portes après une longue fermeture que regrettait, par exemple, en 2014, « La Libre Belgique », en raison du « parfum de colonialisme qui y règne toujours ». Dans « Le Monde », Philippe Dagen confirme que sa rénovation perpétue les idées reçues sur les colonies. Heureusement, des historiens, des artistes, comme dans la rencontre à l’ENS que nous présentons ci-dessous, secouent le vieux cocotier des préjugés coloniaux.

Lire la suite »
Madagascar

Madagascar 1947
la tragédie oubliée

Peu d’informations ont circulé lors de la terrible répression de Madagascar en 1947 et la mémoire de cet événement a été ignorée depuis, tant en France qu’à Madagascar, dans les médias comme dans les écoles. L’association Mémoires de Madagascar, qui souhaite favoriser la réappropriation de leur histoire par les Malgaches et tous les citoyens concernés de par le monde, soutient la diffusion du film « Fahavalo ». Elle a aussi réédité l’ouvrage « Madagascar 1947, la tragédie oubliée », l’un des rares sur ce sujet, qui rassemble les actes du colloque tenu à l’Université Paris 8 Saint-Denis en 1997. Nous publions en partie le texte de Françoise Raison-Jourde qui ouvre ce livre.

Lire la suite »
Kanaky/Nouvelle-Calédonie


un ouvrage qui met en débat
la décolonisation de la
Nouvelle-Calédonie

Un ouvrage collectif sous la direction de chercheurs travaillant en Nouvelle-Calédonie, Hamid Mokaddem, Scott Robertson et Ingrid Sykes, tout en mettant en débat leurs disciplines, savoirs et pratiques, s’interroge sur les nouvelles données du contexte néo-calédonien. Il se demande si ce territoire pourrait constituer un modèle pour construire de nouvelles théories sur le nationalisme, le développement économique, politique, esthétique et émotionnel. Un large collectif d’auteurs et d’éditeurs du Pacifique y contribue. Selon Alain Ruscio dont nous publions la note de lecture, il s’adresse bien au-delà des spécialistes de l’Océanie.

Lire la suite »
Les communistes et la question coloniale

1955-1957 :

la participation
du parti communiste algérien
à la lutte armée d’indépendance
et le rôle de Maurice Audin,

par Sadek Hadjerès

Sadek Hadjerès, né en 1928 en Kabylie, a milité au PPA/MTLD de 1944 à 1949, puis adhéré au PCA en 1951. Entré à son bureau politique en 1955, après avoir achevé ses études de médecine, il est devenu, au moment où a été déclenchée la guerre d’indépendance algérienne, un dirigeant de ce parti, dont Maurice et Josette Audin étaient des militants actifs. Lors de l’entretien qu’il nous a accordé, le 16 décembre 2018, il a témoigné de ce que tous deux partageaient l’orientation du PCA, comportant, à partir de 1955, une participation à la lutte armée pour l’indépendance de l’Algérie.

Lire la suite »
Les communistes et la question coloniale

Les communistes et l’Algérie,
par Alain Ruscio

Dans « Les communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 », Alain Ruscio offre un ouvrage soigneusement documenté sur une page d’histoire souvent objet de polémiques. Il a travaillé sur des fonds d’archives récemment ouverts, comme dans celles du PCF aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis, et y révèle des documents nouveaux. Nous publions les articles que lui ont consacré Claude Mazauric dans « l’Humanité », la Rubrique culture du quotidien « Le Soir d’Algérie » et Jean-Pierre Sereni sur le site « Orient XXI », et signalons deux débats organisés autour de ce livre.

Lire la suite »
Le racisme postcolonial

La nécessité d’un féminisme décolonial,
par Françoise Vergès

Dans son ouvrage, « Un féminisme décolonial », publié en février 2019 aux éditions la Fabrique, la politologue Françoise Vergès, militante antiraciste et féministe, apporte une contribution aux débats qui divisent les mouvements féministes. Refusant la dérive d’un féminisme qui ignorerait les enjeux de l’antiracisme et pourrait inclure de l’islamophobie, elle déploie, à partir des luttes des femmes du Sud global, une critique radicale du « capitalisme racial ». Nous publions sa présentation par l’éditeur ainsi qu’un entretien réalisé par Rosa Moussaoui et publié par « l’Humanité ».

Lire la suite »
L'affaire Audin

Josette Audin
a été l’objet
de multiples hommages

Les réactions ont été nombreuses suite à la mort, le 2 février 2019, de Josette Audin. Militante du Parti communiste algérien (PCA) comme son mari, Maurice Audin. Elle avait vécu, à Alger, le 11 juin 1957, l’enlèvement de celui-ci par des parachutistes français, et, quand, peu après, ils lui ont annoncé son évasion, elle a compris qu’ils l’avaient assassiné. Pendant soixante-deux ans, elle a combattu pour connaître la vérité sur son sort. Ci-dessous les articles publiés par « l’Humanité » et « El Watan », ainsi que d’autres réactions à sa disparition.

Lire la suite »
Controverses

La réponse du collectif
« Décoloniser les arts »
aux attaques qui le traitent de « racialiste »
ou de « communautariste »

Depuis quelques mois, le collectif « Décoloniser les arts » est l’objet d’attaques virulentes de la part de groupes et d’universitaires qui, déformant ses propos, traitent ses membres de « racialistes », « indigénistes » ou « communautaristes ». Que des forces résistent en France à la décolonisation n’est pas nouveau. Ces attaques se réclament d’un universalisme de gauche, d’un passé glorieux de théâtre progressiste, ou bien viennent de personnes identifiées à droite qui crient à la menace contre la civilisation. « Décolonisez les arts » recadre le débat dans ce texte.

Lire la suite »
Mémoire et histoire en Algérie

Hocine Aït Ahmed,
l’une des figures les plus marquantes du combat d’émancipation nationale
des Algériens,
par Tahar Khalfoune

Hocine Aït Ahmed est l’un des neuf chefs « historiques » qui organisèrent le déclenchement de l’insurrection nationale algérienne du 1er novembre 1954. Tahar Khalfoune, juriste originaire de Kabylie qui était un ami, à Lyon, de l’historien Gilbert Meynier, reprend ce jugement que ce dernier avait énoncé à son sujet : « Hocine Aït Ahmed — Si l’Hocine —, [était] l’une des figures historiques les plus marquantes du combat entrepris par les Algériens pour se délivrer de la domination coloniale française ». Tahar Khalfoune l’avait rencontré en 1989 quand il avait mis fin à son exil en Europe et il a eu de nombreux échanges avec lui jusqu’à sa mort en 2015.

Lire la suite »
Musées et créations contemporaines

art, littérature, philosophie,
la décolonisation
des savoirs,
selon Seloua Luste Boulbina

Dans son ouvrage, « Les miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (art, littérature, philosophie) », publié par Les presses du réel en septembre 2018, la philosophe Seloua Luste Boulbina entend montrer comment, dans les savoirs et dans les arts, le passé colonial peut être dépassé. Autrefois, la métropole et la colonie apparaissaient comme deux espaces distincts, en réalité déjà entremêlés. Les indépendances ont profondément modifié ce paysage. Le Sud est présent dans le Nord. Les affranchissements, les franchissements sont multiples. Les arts visuels, la musique, la littérature montrent des chemins.

Lire la suite »
1945-1962


Algérie 1954-1962,
Hadjira et Doukha,

par Claire Mauss-Copeaux

Dans un contexte fortement machiste, les maquisardes, les moudjahidate, ont joué un rôle important dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Claire Mauss-Copeaux le rappelle ici et présente deux d’entre elles, Doukha et Hadjira, rencontrées lors de son enquête d’historienne sur le terrain. L’exposé que nous publions ici a été présenté au cours de la journée d’études « Analyse croisée des formes de terrorisme au XXe siècle : structure, pouvoir », au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (IEP, Paris), le 22 novembre 2018.

Lire la suite »
Musées et créations contemporaines

L’abominable institution de l’esclavage
à travers
les arts et les lettres

Publié à l’occasion du 170e anniversaire de l’abolition, en 1848, de l’esclavage dans les colonies françaises, ce livre de Marcel Dorigny, très documenté et préfacé par Maryse Condé, est aussi un livre d’art. Dans un entretien à « Libération » que nous reproduisons ici, l’auteur explique que les œuvres d’art ont eu un impact très fort dans la dénonciation de l’esclavage, au moins autant que les discours. Et il montre que des artistes continuent aujourd’hui d’œuvrer pour la mémoire de ce crime contre l’humanité.

Lire la suite »