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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Une vieille femme venue se plaindre que sa fille a été violée par des militaires français près d'Aumale/Sour el-Ghozlane, en 1961 - Marc Garanger
Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

Le tabou du viol des femmes pendant la guerre d’Algérie commence à être levé

De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans. Il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. Mais, loin d’avoir constitué de simples « dépassements », les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962.

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Ahmed Rifai, ancien harki.
Harkis

Harkis : un crime d’État

Une double justice doit être rendue aux harkis: reconnaître le crime d’Etat dont ils ont été victimes, et la discrimination dont ils sont encore aujourd’hui l’objet.
par Michel Tubiana, président de la LDH [septembre 2001]

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Pessin - Le Monde, 6-7 mai 2001
Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

Corvée de bois

Parmi les méthodes, il en était une, secrète, inavouée, mais en réalité assez connue pour terroriser l’adversaire, «la corvée de bois». L’armée française l’a pratiquée en notre nom à tous,

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Le Monde du 21 juin 2000
Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

Paul Aussaresses : «je me suis résolu à la torture…»

Le général Paul Aussaresses, quatre-vingt-deux ans, personnage-clé de la bataille d’Alger, se prononce contre la repentance de la France à l’égard de la torture lors de la guerre d’Algérie.

Le général Paul Aussaresses, quatre-vingt-deux ans, a été l’un des personnages-clés de la bataille d’Alger en 1957. En janvier de cette année-là, le général Massu appelle à ses côtés ce commandant, chef de bataillon parachutiste, ancien d’Indochine, ancien du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece), fondateur du 11e Choc (bras armé de la division action des services spéciaux), pour coordonner les renseignements à
Alger. L’objectif est de démanteler les réseaux FLN et de mettre fin à la vague d’attentats qui ensanglantent le secteur.

La figure du général Aussaresses apparaît dans de nombreux récits parus ces dernières années. Dans La Guerre d’Algérie , Yves Courrières le présente sous l’appellation « commandant O ». Pierre Vidal-Naquet, dans La Torture dans la République, parle de lui comme étant le chef de file « de ce qu’il faut bien appeler une équipe de tueurs
professionnels » et souligne que son nom « ne figurera guère que dans un seul dossier publié, celui de l’affaire Audin. ». Dans Les Centurions de Jean Lartéguy, le général Aussaresses est présenté sous le nom de Boisfeuras. Il est enfin « le barbu » dans le roman de Robert Escarpit, Meurtre dans le pignadar.

Propos recueillis par Florence Beaugé, Le Monde du 23 novembre 2000
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secret des archives et raison d’État, par René Gallissot

Il ne suffit pas d’évoquer les difficultés de consultation des « archives « , c’est-à-dire de la documentation produite par les organismes publics. Même par dérogation, l’accès est réservé. Mais ces obstacles, dont tous les chercheurs ont l’expérience, ne sont pas que des barrières à franchir ; c’est au départ, comme prédisposé, que se tient un véritable mur du silence. Son nom est secret d’État.

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