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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Oran 1962, par Fouad Soufi : 3. “le 28 février 1962”

Troisième partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Oran 1962, par Fouad Soufi : 4. “le 5 juillet 1962”

Quatrième et dernière partie de la communication de Fouad Soufi, conservateur en chef aux Archives nationales d’Algérie et chercheur au Centre de recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle [CRASC] d’Oran :

Oran, 28 février 1962, 5 juillet 1962

Deux événements pour l’histoire, deux événements pour la mémoire

lors du colloque en l’honneur de Charles-Robert Ageron, « La guerre d’Algérie au miroir des décolonisations françaises » [Sorbonne, novembre 2000].

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Sous la pression des historiens, l’Italie renonce à pénaliser le négationnisme

Le délit de « négation de la Shoah » ne sera pas introduit dans le code pénal italien. Lors du dernier Conseil européen des ministres de l’Intérieur et de la Justice, le garde des Sceaux transalpin, Clemente Mastella, avait déclaré : « La civilisation européenne a le devoir de dire non au négationnisme. Il ne peut y avoir de liberté d’opinion quand il s’agit d’incitation à la haine raciale. » Et d’annoncer la présentation d’un texte allant dans ce sens au Conseil des ministres italien. A la suite d’un appel de quelque 200 historiens italiens — parmi lesquels Carlo Ginzburg, Paul Ginsborg, Marcello Flores, Sergio Luzzato, Claudio Pavone —, le gouvernement italien y a renoncé. Ci-dessous le texte de cet appel, suivi d’une interview d’Enzo Traverso.

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L’ancien couvent de Sainte-Claire.
Perpignan

Perpignan : contestation d’un centre de documentation de la présence française en Algérie

La décision de Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan, d’aménager l’ancien couvent de Sainte-Claire, pour y installer un Centre de documentation de la présence française en Algérie, et y dresser un « Mur des disparus » de la guerre d’Algérie, continue à soulever une forte contestation.

Afin d’apaiser les esprits, il serait peut-être plus raisonnable que la municipalité de Perpignan renonce à un projet qui, avec la stèle des fusillés de l’OAS, ne peut que contribuer à donner une image discutable de la cité catalane.

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Les victimes de l’OAS à Oran en 1962

L’ANPROMEVO – Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS2 – a décidé de rappeler ces autres victimes, trop souvent oubliées, de la guerre d’Algérie.

Périodiquement, certains parlementaires s’informent auprès du gouvernement des perspectives concernant la reconnaissance du massacre d’Oran. Il s’agit en l’occurence des victimes des événements du 5 juillet1962.

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Oran 1962 - d'après Guy Pervillé, Atlas de la guerre d'Algérie (éd. autrement 2003)
Oran 1962

Le 5 juillet 1962 à Oran, par Jean-François Paya

Après avoir pris connaissance sur ce site de l’article Oran, juillet 1962 de M. Saâdoune, Jean-François Paya, historien qui a été présent à la base de Mers-el Kébir jusqu’en 1965, nous a proposé de publier son point de vue3.

Il ne nous appartient pas de prendre position sur le plan historique, mais il nous semble bon que différents points de vue puissent s’exprimer sur ces événements. C’est pourquoi vous trouverez ci-dessous une version actualisée en Janvier 2007 d’un article de Jean-François Paya publié en 1998 dans Pieds-noirs d’hier et d’aujourd’hui N° 924.

Mise au point de LDH-Toulon

Ce texte a été publié sur le site LDH-Toulon, il y a 5 ans. En reprenant ce “point de vue” que nous avait adressé un témoin qui se présentait comme un historien, nous espérions favoriser l’émergence d’un débat sur le drame d’Oran en juillet 1962.

Il apparaît que cette publication a pu être utilisée comme une caution donnée à une vision partisane de ces événements. Nous contestons et récusons un tel détournement.

Toulon, le 9 janvier 2012

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Jean-Louis Debré appelle Algériens et Français à un « indispensable devoir de mémoire »

Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, a déclaré lors de sa visite à Alger : « Il existe entre nos deux pays d’innombrables liens affectifs qui dépassent les vicissitudes du passé » (déclaration rapportée par « Le Jeune Indépendant » du 22 janvier 2007). Ce même journal, écrit : « Abordant la loi du 23 février 2005 glorifiant la colonisation, l’orateur a indiqué que les « incompréhensions » suscitées par cette loi votée par l’assemblée qu’il préside « n’étaient pas voulues ». M. Debré qui se dit à l’origine de l’abrogation de l’article controversé de cette loi, dit qu’ »il n’appartient pas à la loi d’écrire l’histoire qui doit être le travail des chercheurs et des historiens » ».

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Pénaliser le négationnisme en Europe ?

Doit-on apporter une limite à la liberté d’expression en pénalisant les propos contestant la Shoah ? La France a répondu oui en 1990 par la loi Gayssot réprimant tout acte raciste, antisémite ou xénophobe et sanctionnant la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité — tels que définis par les Accords de Londres du 8 août 1945. Cette décision n’est pas allée de soi pour la Ligue des droits de l’homme qui s’y est d’abord opposée5. Récemment une pétition d’historiens6 demandait l’abrogation des « lois mémorielles » dont la loi Gayssot fait partie. Le débat est également ouvert en Europe, relancé par l’affaire Gollnisch et la présidence allemande de l’Europe.

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Photo de prisonniers de guerre envoyée anonymement à plusieurs médias américains. Publiée sur internet le 8 novembre 2002.
L'exportation du modèle français de guerre anticoloniale

une tentative de légitimation de la torture

Pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, on trouve sous la plume d’un officier français et dans la revue des élèves de l’École militaire de Saint-Cyr un plaidoyer en faveur de l’utilisation « dans certains cas » de la torture. Il rejoint directement les justifications développées aux États-Unis du système mis en place à Guantanamo et dans les centres d’« interrogatoires sévères » comme Abou Ghraib en Irak.

[Première mise en ligne, le 7 décembre 2004,

dossier entièrement refondu le 31 janvier 2007.]
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Internés avec leurs familles, certains enfants passeront jusqu’à quatre ans et demi
A-le génocide des tsiganes

Jargeau, camp d’internement de Tsiganes et autres parias

Il y a 60 ans fermait le camp de Jargeau. De 1941 à décembre 1945, les
autorités françaises y avaient interné, sur ordre des nazis, des familles
entières de Tsiganes, de nomades mais aussi des prostituées et plus
simplement des marginaux. Retour sur une persécution oubliée.

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