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Édition du 1er au 15 février 2026

jsylvestre

Jean-Louis Debré appelle Algériens et Français à un « indispensable devoir de mémoire »

Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, a déclaré lors de sa visite à Alger : « Il existe entre nos deux pays d’innombrables liens affectifs qui dépassent les vicissitudes du passé » (déclaration rapportée par « Le Jeune Indépendant » du 22 janvier 2007). Ce même journal, écrit : « Abordant la loi du 23 février 2005 glorifiant la colonisation, l’orateur a indiqué que les « incompréhensions » suscitées par cette loi votée par l’assemblée qu’il préside « n’étaient pas voulues ». M. Debré qui se dit à l’origine de l’abrogation de l’article controversé de cette loi, dit qu’ »il n’appartient pas à la loi d’écrire l’histoire qui doit être le travail des chercheurs et des historiens » ».

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Pénaliser le négationnisme en Europe ?

Doit-on apporter une limite à la liberté d’expression en pénalisant les propos contestant la Shoah ? La France a répondu oui en 1990 par la loi Gayssot réprimant tout acte raciste, antisémite ou xénophobe et sanctionnant la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité — tels que définis par les Accords de Londres du 8 août 1945. Cette décision n’est pas allée de soi pour la Ligue des droits de l’homme qui s’y est d’abord opposée1. Récemment une pétition d’historiens2 demandait l’abrogation des « lois mémorielles » dont la loi Gayssot fait partie. Le débat est également ouvert en Europe, relancé par l’affaire Gollnisch et la présidence allemande de l’Europe.

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Photo de prisonniers de guerre envoyée anonymement à plusieurs médias américains. Publiée sur internet le 8 novembre 2002.
L'exportation du modèle français de guerre anticoloniale

une tentative de légitimation de la torture

Pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, on trouve sous la plume d’un officier français et dans la revue des élèves de l’École militaire de Saint-Cyr un plaidoyer en faveur de l’utilisation « dans certains cas » de la torture. Il rejoint directement les justifications développées aux États-Unis du système mis en place à Guantanamo et dans les centres d’« interrogatoires sévères » comme Abou Ghraib en Irak.

[Première mise en ligne, le 7 décembre 2004,

dossier entièrement refondu le 31 janvier 2007.]
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Internés avec leurs familles, certains enfants passeront jusqu’à quatre ans et demi
A-le génocide des tsiganes

Jargeau, camp d’internement de Tsiganes et autres parias

Il y a 60 ans fermait le camp de Jargeau. De 1941 à décembre 1945, les
autorités françaises y avaient interné, sur ordre des nazis, des familles
entières de Tsiganes, de nomades mais aussi des prostituées et plus
simplement des marginaux. Retour sur une persécution oubliée.

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Jules Roy
1881-1944

Jules Roy : je suis né le 22 octobre 1907, à 30 kilomètres au sud d’Alger

Jules Roy (Rovigo 1907 – Vézelay 2000) fut officier dans l’infanterie puis dans l’aviation. Il participa au sein des Forces françaises libres à la Seconde Guerre mondiale. En juin 1953, il rompt avec l’armée, dont il désapprouve les méthodes.

Il se tourne alors vers la littérature. Dans ses oeuvres, il dénonce la brutalité de la colonisation de l’Algérie, et les atrocités de la guerre d’indépendance.

Il écrivit, le 25 janvier 1962: «La cause que je sers? Celle d’une humanité qui ne veut pas enlever le soleil, la patrie et le pain à ceux qui y ont droit. Petit-fils de colons, j’ai entendu, pendant la dernière guerre mondiale, sonner le glas du colonialisme et je dis que cela est juste. Fils d’une paysanne et d’un gendarme, je veux que mon armée soit le sel de la nation.»

En septembre 1960, après un séjour d’un mois dans son pays natal, il publie «La guerre d’Algérie» (éd. Julliard). Ci-dessous les larges extraits repris dans L’Express du 29 septembre 1960.

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Monseigneur Duval et Albert Camus, deux hommes dans la tourmente

Les événements tragiques qui ont accompagné le déclenchement de la guerre algérienne de Libération ont mis Monseigneur Duval et l’écrivain Albert Camus devant un choix qu’ils ne pouvaient faire.

A l’occasion du dixième anniversaire de la mort du cardinal Léon-Etienne Duval, El Watan publie un dossier de A. Benchabane qui lui est consacré 4.

[Mise en ligne, le 15 mai 2006,

mise à jour, le 14 janvier 2007]
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Retours sur la “bataille d’Alger”

Jusqu’en août 1956, Alger avait été relativement épargné par la guerre. Mais l’exécution de plusieurs prisonniers partisans du FLN, ainsi qu’un attentat terroriste meurtrier, accompli par un groupe « Algérie française », rue de Thèbes, dans la casbah, incitent le FLN à riposter. Devant la multiplication des attentats, Robert Lacoste, le ministre-résidant, décide en janvier 1957 de confier au général Massu la tâche de rétablir l’ordre à Alger …

Historien de la guerre d’Algérie, Mohamed Harbi revient ci-dessous sur les événements de 19575. Puis, vous pourrez constater que le cinquantième anniversaire du début de ce que les Français désignent par la “bataille d’Alger” est passé inaperçu en Algérie.

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échange de courriels entre l’association des victimes du 26 mars 1962 et la section LDH de Toulon

Nous souhaitons que les hommages rendus aux victimes de la guerre d’Algérie associent toutes les victimes et ne fassent l’objet d’aucune récupération.

Le courriel que nous avons adressé à Nicole Ferrandis, présidente de l’Association des Familles des victimes du 26 Mars 1962 et de leurs Alliés6, en réponse à son courriel du 21 juillet dernier, nous a donné l’occasion de rappeler notre point de vue.

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Le colonel Bigeard, le général Massu, le colonel Trinquier et le capitaine Léger, pendant la bataille d'Alger en 1957.
L'exportation du modèle français de guerre anticoloniale

des guerres d’Indochine et d’Algérie aux dictatures d’Amérique latine

L’enquête de Marie-Monique Robin sur les origines du « Plan Condor » par lequel, dans les années 1970, les dictateurs d’Amérique du Sud ont coopéré pour assassiner leurs opposants, dépasse de loin l’histoire de ce continent. Son livre7 et son film apportent aussi des éléments précis sur l’émergence au sein de l’armée française, à la fin de la guerre d’Indochine, d’une doctrine de guerre antisubversive impliquant notamment la torture, sur sa mise en pratique en Algérie et son exportation ensuite vers les Etats-Unis et l’Amérique du Sud.

Un entretien avec Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, publié dans Hommes & Libertés, revue de la LDH, N° 128, oct. nov. déc. 2004.

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