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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

A travers la presse algérienne, avant la visite de Nicolas Sarkozy

Après une rapide prise de contact en juillet dernier, le président Sarkozy arrivera lundi 3 décembre à Alger pour une visite d’Etat.

La lecture de la presse algérienne confirme que, comme l’écrivait l’éditorialiste du Monde du 1er décembre, « la pierre d’achoppement reste le fossé dans l’appréciation de l’histoire partagée entre les deux pays ». Est-il véritablement impossible, comme il l’affirmait, «d’arriver à une vision commune et lucide d’un passé qui lie la France et l’Algérie plus encore qu’il ne les divise» ?

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“l’appel d’historiens et de politiques” par S. Raouf

Ils appellent Sarkozy à reconnaître la responsabilité de la France dans la tragédie coloniale. Rarement un texte dédié à la difficile relation bilatérale n’a fédéré autant de signatures. Pour la première fois depuis les Accords d’Evian, des Français et des Algériens de tous horizons se mettent d’accord sur le meilleur moyen de dépasser le «contentieux» quarantenaire entre Alger et Paris.

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Laurent Mucchielli : “tant que l’on refusera de traiter les questions de fond, on aura des émeutes”

La vague de « violence » des quartiers dits « sensibles » est le produit d’un processus de ghettoïsation que la société française refuse de voir, et d’un sentiment d’impasse et d’humiliation des jeunes.

Un entretien avec Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au Cnrs, repris du site de l’Observatoire des inégalités1, suivi d’un article d’Akram Belkaïd qui écrit dans Le Quotidien d’Oran que «cela devrait interpeller Nicolas Sarkozy».

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Bertrand Delanoë et Simone de Bollardière inaugurent le carrefour (photo H.P.).
Les résistances à la guerre d'Algérie

L’hommage de Paris au général Jacques de Bollardière

Bertrand Delanoë, maire de Paris, a officiellement inauguré le 29 novembre 2007, un carrefour du nom de Jacques Pâris de Bollardière à quelques pas de l’Ecole militaire. Le Conseil de Paris avait pris cette initiative en hommage à l’ancien compagnon de la Libération, devenu en 1956 le plus jeune général de l’armée française, dont le nom reste associé au combat contre la torture pendant la guerre d’Algérie. Pour avoir dénoncé publiquement l’utilisation de «méthodes contraires aux traditions de l’armée», ce “Juste” avait été condamné à soixante jours de forteresse.

Jeudi, aux côtés de Simone de Bollardière, la veuve du général, et de ses trois filles, se tenaient de nombreux Algériens, ainsi qu’André Gazut. Ce cinéaste a réalisé en 1974 un film sur le seul officier supérieur français à avoir condamné ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. Ce film, jamais diffusé sur une chaîne nationale de télévision française, a été projeté à Toulon le 17 octobre 2001 en présence du réalisateur et de Simone de Bollardière qui avait notamment déclaré : « il faut savoir désobéir, apprendre à dire NON ! ».

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Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

Il y a cinquante ans, le général Jacques de Bollardière condamnait la pratique de la torture

Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie.

En 1957, il tente par tous les moyens de dénoncer « certains procédés » en vigueur dans la recherche du renseignement en Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt …

[Mis à part la modification du titre et l’ajout de la brève de L’Humanité du 28 nov. 07,

cette page avait été rédigée en octobre 2001.]
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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Histoire de la colonisation : réhabilitations, falsifications et instrumentalisations

Ce livre se veut cri d’alerte. Le cadavre du colonialisme empuantit toujours l’atmosphère, pour paraphraser François Mauriac… Une entreprise de réhabilitation de ce système est à l’œuvre. Réactionnaires, “nostalgériques”, anciens baroudeurs des guerres de décolonisation ont (re)commencé un travail patient et multiforme. Les laudateurs du colonialisme ont réussi le tour de force de faire passer un appareil idéologique des années 30-40-50 du siècle passé comme une nouveauté. La loi du 23 février 2005 n’était pas un épiphénomène, mais un épisode d’un mouvement de fond dans le monde des idées, et des actes. Cette constatation ne vise en aucun cas les historiens, avec lesquels il peut y avoir des débats, des désaccords, parfois des polémiques, mais qui appliquent les règles habituellement reconnues de la recherche historique. Aussi, face à cette offensive, il a paru nécessaire à un collectif d’historiens de rappeler quelques acquis de la recherche historique en matière coloniale.

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«Je comprends ce qu'on appelle gloire, le droit d'aimer sans mesure.» [Albert Camus]
De 2007 à 2012

Nicolas Sarkozy sur les pas d’Albert Camus

Le cinquantième anniversaire de son prix Nobel donne lieu, de part et d’autre de la Méditerranée, à une course à l’instrumentalisation d’Albert Camus : les nostalgériques à Perpignan, le pouvoir algérien à Tipaza

Nicolas Sarkozy, à la veille de son voyage en Algérie, déclare que, «grâce à Albert Camus», il a la nostalgie «de ne pas être né en Afrique du Nord». Nous nous permettons de lui recommander de lire également l’excellent petit livre de Jean-Pierre Tuquoi dont nous reprenons une interview ci-dessous. Et nous lui suggérons, pour ne pas renouveler en Algérie le fiasco de Dakar, d’éviter de confier la rédaction de ses discours à Georges-Marc Benamou2, dont l’ouvrage Un mensonge français. Retours sur la guerre d’Algérie a laissé un souvenir particulièrement calamiteux.

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le “Mur des disparus” vu d’Algérie

Le lendemain de l’inauguration, Le Quotidien d’Oran relève la déclaration d’Alain Marleix en faveur d’une «politique de mémoire assuméee». Avant l’inauguration, le quotidien algérien La Tribune avait insisté sur l’aspect « attentatoire à la mémoire des victimes algériennes».

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Fatima Besnaci (photo : TC)
Perpignan

le 24 novembre 2007 à Perpignan

Après le rappel des positions défendues par la section de Toulon de la LDH, et avant une brève revue de presse, vous trouverez ci-dessous certaines des interventions prononcées à Perpignan, le 24 novembre 2007, par des opposants au “Mur des disparus”:
– Michel Tubiana pour la LDH,
– Fatima Besnaci-Lancou pour Harkis et droits de l’Homme,
– Jean-François Gavoury pour l’Anpromevo.

[Première mise en ligne le 25 nov. 07, mise à jour le 26 nov. 07]
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