On ne peut oublier les combats de Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, pour défendre la liberté de la presse. On ne peut également que déplorer sa défense de l’indéfendable au nom de la liberté d’expression.
Élu maire de Béziers en mars dernier avec le soutien du Front national, Robert Ménard ne fait plus mystère de ses affinités avec l’extrême droite, et les nominations à la tête de son cabinet de deux activistes d’extrême droite l’attestent.
Il faut lire les déclarations de Louis Aliot, vice-président du Front National, s’étonnant que Robert Ménard se démarque du FN tout en engageant à son cabinet des gens «qui sont beaucoup plus, beaucoup plus radicaux que ne le sera jamais le Front National». D’après le Midi Libre, Robert Ménard a recruté comme directeur de cabinet André-Yves Beck, ancien collaborateur de Jacques Bompard à la mairie d’Orange et ancien membre, selon Mediapart, des mouvements d’extrême droite Troisième voie et Nouvelle résistance. Robert Ménard s’est également attaché les services, comme chef de cabinet, de Christophe Pacotte, qui avait intégré en 2012 le bureau directeur du Bloc identitaire. Retour ci-dessous sur un parcours bien tortueux.