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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

Sur le chantier du Congo-Océan (1921-1934).
La société française au temps des colonies

Elikia M’Bokolo : « Le travail forcé, c’est de l’esclavage »

De la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, le travail forcé a été général sur le continent africain. Tous les colonisateurs l’ont imposé. En Afrique, existait un esclavage domestique, ainsi qu’un commerce plus large, en Angola et dans les îles, aussi bien du côté atlantique que du côté de l’océan Indien. Mais, à partir des années 1880, tous les colonisateurs européens développent le « travail forcé » qui est une variante de l’esclavage. Un phénomène dont on imagine mal l’ampleur. Nous publions l’entretien avec Elikia M’Bokolo, directeur d’études à l’EHESS, qu’a publié la revue L’Histoire en octobre 2005.

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Gilbert Meynier : « des “excuses” seraient dérisoires »

Professeur émérite à l’université de Nancy-II, l’historien Gilbert Meynier est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’Algérie coloniale et précoloniale, dont L’Algérie des origines. De la préhistoire à l’avènement de l’islam, aux éditions La Découverte, 2007 ; Histoire intérieure du FLN 1954/1962, éditions Fayard, 2002 ; avec Mohamed Harbi, Le FLN, documents et histoire, éditions Fayard 2004. C’est un des historiens montés en ligne contre l’article 4 de la loi du 23 février 2005.

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“Nicolas Sarkozy et l’Afrique”, par Catherine Coquery-Vidrovitch

Alors que Nicolas Sarkozy effectuait une visite d’Etat en Algérie du 3 au 5 décembre 2007, Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur émérite d’Histoire de l’Afrique à l’Université Diderot Paris-7, était l’invitée du quotidien L’Humanité. Nous avons retenu trois des cinq chroniques qu’elle a publiées entre le 3 et le 7 décembre1.

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Nicolas Sarkozy et l'histoire coloniale

du côté des rapatriés : amertume, consternation et protestations, après les déclarations de Sarkozy

Les déclarations de Nicolas Sarkozy, lors de sa visite d’Etat en Algérie, du 3 au 5 décembre 2007, sur le caractère «injuste» de la colonisation, sont souvent fraîchement accueillies par certains anciens rapatriés, comme en témoignent ci-dessous :
– l’article du journaliste Claude Belmont, publié dans Le Figaro du 4 décembre, qui rapporte notamment les réactions de Mme Suzy Simon-Nicaise, initiatrice du Mur des disparus de Perpignan,
– le communiqué commun de plusieurs fédérations de rapatriés, publié après la réception à l’Elysée de représentants de rapatriés et de harkis, le 5 décembre,
– ainsi que les protestations du député UMP Jean-Pierre Grand.

[Première mise en ligne le 7 déc. 07, mise à jour le 8 déc. 07]
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Réception à l'Elysée, le 5 décembre 2007 à 18 h (Service photo Elysée - M. Klein)
Harkis

harkis : le président a oublié la promesse du candidat

A son retour d’Algérie, le 5 décembre 2007, le président Sarkozy a reçu 150 représentants d’anciens combattants d’Afrique du Nord, de rapatriés et de harkis.

Il a rendu hommage à leur douleur et les a invités à tourner la page en nouant des relations nouvelles avec l’Algérie. Il a évoqué le sort des harkis qui ont cru en la parole de la France mais qu’elle a mal reçus, et les réparations qu’elle leur doit, ainsi qu’à leurs
enfants. La demande pour les harkis et leur famille de la liberté d’aller en Algérie qu’il a formulée au président Bouteflika a été aussi évoquée.

Mais le candidat Sarkozy avait promis, le 31 mars dernier, en recevant une centaine de représentants de harkis : « Si je suis élu président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre de harkis ». De cette reconnaissance officielle, il n’a pas été question dans l’allocution prononcée par le président.

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Nicolas Sarkozy en Algérie : une impression d’ambiguïté et d’inachèvement

Nicolas Sarkozy a fait un nouveau pas vers la reconnaissance de la colonisation française de l’Algérie en prononçant le mercredi 5 décembre à l’université Mentouri de Constantine un discours affirmant notamment que « les fautes et les crimes du passé furent impardonnables »
et que « ce système ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation ». Au-delà de certaines ambiguïtés et omissions, il est en contradiction avec l’ensemble des discours de campagne du candidat Sarkozy. A quel Sarkozy se fier, celui de Constantine ou celui de Nice et Toulon ?

Pour l’article du journal algérien El Watan du 6 décembre que nous reproduisons ci-dessous, ce déplacement en Algérie du président français laisse une impression
d’inachèvement et d’ambiguïté. La LDH n’attend certes pas de Nicolas Sarkozy qu’il revête une robe de bure. Mais elle demande, comme la pétition qu’elle soutient, que les plus hautes autorités de la République française reconnaissent publiquement « l’implication première et essentielle de la France dans les traumatismes
engendrés par la colonisation en Algérie
». On ne pourra tourner cette page qu’après l’avoir écrite. L’écrire implique aussi, du côté algérien, la levée de nombreux tabous sur la manière dont la guerre d’indépendance a été conduite, en particulier les violences internes au camp nationaliste et à l’encontre de diverses populations civiles – un sujet
qui n’est pas abordé dans cet article.

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l’appel “France-Algérie” : revue de presse

Vous trouverez ci-dessous :

  • la dépêche de l’AFP du 3 décembre 2007,
  • une tribune libre de Catherine Coquery-Vidrovitch dans L’Humanité du 3 décembre,
  • l’éditorial de Laurent Joffrin dans Libération du 3 décembre,
  • un entretien avec Mohammed Harbi dans le Quotidien d’Oran,
  • la chronique d’Olivier Duhamel à France culture le 6 décembre au matin.
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Médaille diffusée par l'ADIMAD.
Jean-François Collin

L’Adimad se bat pour “rétablir la vérité sur le juste combat de l’Algérie française”

Pour l’Association amicale pour la Défense des Intérêts Moraux et matériels des Anciens Détenus politiques et exilés de l’Algérie française (Adimad),

  • les tentatives de réhabilitation de l’OAS ressortissent à la défense des «intérêts moraux»,
  • le vote de l’article 13 de la loi du 23 février 2005 est du domaine de la défense des «intérêts matériels».

Ci-dessous une présentation de cette association [sauf précision contraire, les informations proviennent du site internet de l’Adimad].

[Page mise en ligne le 11 juillet 2005, revue et mise à jour le 5 décembre 2007]
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Dans son premier discours en Algérie, Nicolas Sarkozy dénonce le système colonial “profondément injuste”

Dans son premier discours prononcé à Alger, lundi 3 décembre 2007, devant des chefs d’entreprises français et algériens, Nicolas Sarkozy a dénoncé « le système colonial […] profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité.» Il a ajouté qu’il était «aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système profondément injuste, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont profondément aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter».

«Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long d’une guerre d’indépendance qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés», a-t-il poursuivi. «Et aujourd’hui, moi qui avais sept ans en 1962, c’est toutes les victimes que je veux honorer.»

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