
pour la CEDH, la France doit regarder son passé en face
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a, le 15 janvier 2009, condamné la France dans l’affaire qui l’opposait aux éditeurs du livre polémique de Paul Aussaresses publié en 2001, dans lequel l’ancien général évoque et justifie la torture et les exécutions sommaires de la guerre d’Algérie.
Cette décision illustre une fois de plus la nécessité pour notre pays de regarder en face son passé colonial en Algérie1. Alors que l’Allemagne continue à poursuivre ses criminels de guerre, les lois d’amnistie qui ont suivi la guerre d’Algérie ont empêché le procès de la torture. Elles entretiennent une forme d’amnésie et de non-reconnaissance du passé. Comment comprendre en effet que, soixante années après la disparition de son mari, arrêté par les parachutistes du général Massu, le 11 juin 1957 à Alger, Josette Audin n’ait toujours pas reçu de réponse à sa demande de vérité ?




