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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

jsylvestre

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Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

Gilles Manceron à Guelma, le 8 mai 2011 : «regarder la vérité en face»

Il faut « regarder la vérité en face et cesser de s’en tenir aux clichés et aux préjugés qui étaient ceux des colons et de l’administration coloniale », a déclaré dimanche, à Guelma, Gilles Manceron, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme. L’historien français était venu participer au 9e colloque international de Guelma sur les massacres du 8 mai 1945, intitulé Les massacres de mai 1945 et d’août 1955 par l’armée française : reconnaître les crimes et écrire l’histoire.

Alors que ce colloque était organisé par l’université de Guelma pour faire avancer la connaissance historique de cet évènement et de ses conséquences, le ministre des Moudjahiddine s’est invité à l’ouverture, et en a profité pour relancer l’idée d’une proposition de loi visant à « criminaliser le colonialisme français », une proposition qui avait été enterrée par l’Assemblée algérienne en 2010.

[Mis en ligne le 9 mai 2011, mis à jour le 10]

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Dilem, Liberté, 8 mai 2011
Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

 8 mai 1945 – 8 mai 2011, par Dilem

Pour la reconnaissance du passé, relire l’appel France-Algérie du 30 novembre 2007. En ce qui concerne les visas permettant de franchir légalement la Méditerranée …

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Des migrants embarqués après l'évacuation de leur squat, tout près des Buttes-Chaumont, à Paris. (Benoit Tessier / Reuters)
Tunisie

protestations contre la politique française envers les migrants tunisiens

Les protestations contre la politique française envers les migrants tunisiens s’amplifient. Ci-dessous l’appel de France terre d’asile.

Ce vendredi, l’opposant tunisien Mustafa Ben Jaafar, 71 ans, a déposé une lettre de protestation à l’Elysée : «Par cette lettre, je viens vous faire part de ma profonde préoccupation qui est aussi celle de l’ensemble de mes concitoyens concernant les conditions à peine croyables de l’accueil réservé à ces quelques milliers de jeunes tunisiens, qui fuyant la misère, se sont retrouvés au péril de leur vie sur le sol français. »[ la suite de la lettre ]

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L'attentat à la voiture piégée, dans le port d'Alger, a fait 62 morts et 110 blessés, le 2 mai 1962 (photo Fernand Parizot)
Les Européens d'Algérie et leur exode

Alistair Horne: « La terre brulée et l’exode »

La folle semaine qui a suivi l’entrée en vigueur des accords d’Evian, et au cours de laquelle l’OAS a fait la guerre à l’armée française, s’est terminée par la fusillade tragique de la rue d’Isly, le 26 mars 1962. D’avril à juin 1962, en dépit des arrestations de ses chefs (Jouhaud le 25 mars, Degueldre le 7 avril et Salan le 20), l’organisation terroriste a multiplié les violences envers les Algériens, faisant régner un climat de terreur notamment à Alger. Ce qui a contribué à pousser plusieurs centaines de milliers de pieds-noirs à un exode affolé. Alistair Horne dans son Histoire de la guerre d’Algérie en fait la relation reprise ci-dessous1.

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L'école du village
1945-1962

ils ont su garder des réactions humaines …

Incorporé le 1er septembre 1960, Bernard a été envoyé en Algérie début mars 1961. Il a alors rejoint son premier poste, dans les contreforts de l’Ouarsenis, à 150 km au Sud-Ouest d’Alger. Il est demeuré dans cette zone jusqu’à l’été 1962.
Ses fonctions au « bureau des problèmes humains » le mettaient en contact journalier avec les habitants d’un village de regroupement. En août 1961, il a été muté dans un petit poste isolé…

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Sarkozy et Berlusconi préféraient Ben Ali

«Depuis le 18 avril 2011, 95 Tunisiens interpellés à la frontière franco-italienne ou dans les gares proches, bien qu’ils soient en possession d’un document de voyage et d’un titre de séjour délivrés par les autorités italiennes, sont placés dans les centres de rétention administrative (CRA) de Lyon, Marseille et Nice dans lesquels Forum réfugié assure la mission d’aide à l’exercice effectif des droits prévue par la loi.

«Dans les Alpes-Maritimes plus particulièrement, à la suite de contrôles d’identité quasi systématiques, les personnes interpellées sont privées de liberté en dehors du régime de la garde à vue, ce qui les prive des droits garantis par cette procédure. L’administration recourt à des formulaires-type, si bien que la situation de chaque personne ne fait pas l’objet d’une étude particulière avant la notification, à la hâte, des décisions d’éloignement du territoire. […] »

Extrait d’un communiqué du 26 avril 2011 de

Forum réfugiés – (lire la suite)

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Le racisme postcolonial

Etienne Balibar : “la condition d’étranger se définit moins par le passeport que par le statut précaire”

Alors que les immigrés sont partout stigmatisés, le philosophe Etienne Balibar
2 s’interroge sur la notion d’étranger. Une image totalement brouillée par la crise économique. Dans un article publié dans Télérama N°3197 le 20 avril 2011 et repris ci-dessous, le philosophe tente de répondre aux questions : qui est « notre » étranger ? a-t-il changé au cours du temps ? pourquoi est-il de plus en plus considéré comme un ennemi ?

Le hors-série Télérama Horizons N°4, Etrangers, une obsession européenne, disponible en kiosque, donne la parole sur ce thème à des historiens, philosophes, sociologues et écrivains.

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Photo Elie Kagan (BDIC)
Le 17 octobre 1961

Emmanuel Blanchard : la répression policière et administrative des Algériens de métropole (1946-1962)

Contrôler, enfermer, éloigner, c’est ainsi qu’Emmanuel Blanchard avait intitulé sa contribution à l’ouvrage collectif dirigé par Sylvie Thénault et Raphaëlle Branche, La France en guerre (1954-1962). Expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne, publié en 20083.

Comme l’indique la seconde partie du titre, La répression policière et administrative des Algériens de métropole (1946-1962), le texte d’Emmanuel Blanchard repris ci-dessous se limite au comportement de l’administration, en particulier de la police, vis-à-vis des Algériens en France métropolitaine pour la période allant de 1946 à la fin de la guerre d’Algérie. Mais il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec le comportement actuel de l’administration, notamment de la police, vis-à-vis des immigrés “sans-papiers” non originaires de l’Union européenne.

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Communistes, altermondialistes et associatifs se sont rassemblés hier pour s'insurger contre la commémoration (photo F. Lec)
Nice

Nice : le maire et le préfet laissent célébrer le putsch d’avril 1961

En dépit des nombreuses protestations qu’il a suscitées, un rassemblement a pu se tenir à Nice, samedi 23 avril 2011, dans le jardin
Alsace-Lorraine, devant le monument où est gravé le nom de Roger Degueldre, chef des commandos delta de l’OAS. Il s’agissait de célébrer le soulèvement contre la République des généraux à Alger en avril 1961.

Après le succès de la rencontre organisée le 20 avril dernier par les organisations regroupées autour de la section de Nice de la LDH, cet épisode montre le travail de vérité qu’il reste à faire pour que la guerre d’Algérie soit considérée pour ce qu’elle a été. L’aspect guerre coloniale–guerre d’indépendance de ce conflit, dont le cinquantenaire de la fin sera célébré l’an prochain, doit être reconnu. Tout en s’inclinant devant toutes les victimes, la section de Nice de la Ligue des droits de l’Homme, envisage l’organisation en 2012 d’une rencontre permettant de développer une réflexion sur les séquelles aujourd’hui de ce conflit colonial, dans le respect de la vérité historique.

[Mis en ligne le 24 avril 2011, mis à jour le 25]

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les rencontres de la LDH : la parole libérée, à Nice le 20 avril 2011

Une centaine de personnes ont participé, mercredi 20 avril 2011, à la rencontre organisée par la section de Nice de la LDH4, à l’occasion du cinquantième anniversaire du putsch, sur le thème: “Alger, avril 1961, un soulèvement contre la République”.

Les interventions, dont vous trouverez ci-dessous un compte-rendu (encore incomplet), ont été suivies par des prises de parole de la part de personnes venues assister à cette rencontre. La libération de la parole a été un moment particulièrement fort, et parfois émouvant : pour la première fois, a-t-il été dit, la guerre d’Algérie a pu être évoquée sans retenue à Nice. Le baillon a été défait, la peur surmontée, les témoignages livrés à visage découvert.

La section niçoise de la LDH a l’intention de poursuivre cette ouverture.

[Mis en ligne le 22 avril 2011, mis à jour le 23]

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