La mémoire sans retour des pieds-noirs
par Philippe Bernard, Le Monde, 3 décembre 2002.
par Philippe Bernard, Le Monde, 3 décembre 2002.
Le peuple pied-noir – Les rapatriés Ces Européens, qui sont-ils ? Ils sont, à la fin des années 50, environ un million sur un peu plus de neuf millions d’habitants.
Ce texte d’Andrée Pierre-Viénot1, membre du comité central de la Ligue des droits de l’Homme, a été publié dans le numéro de mai 1961 du Bulletin national de la LDH 2.
Plus tard, elle s’opposera à la politique de Guy Mollet en Algérie et démissionnera de la SFIO : « aujourd’hui, il ne m’est plus possible de rester dans un parti dont les dirigeants, ayant accédé au gouvernement, ont renié non seulement les promesses faites aux électeurs, mais toute leur morale et toute la tradition du socialisme et ont fini, pour dissimuler l’échec de leur politique en Algérie, par se lancer dans une guerre qui, malgré toutes les fautes de Nasser, est apparue au monde entier comme une guerre d’agression ». Elle adhère à des comités anti-colonialistes, ainsi qu’au mouvement socialiste pour les États-Unis d’Europe, et entre en 1958 au Comité central de la Ligue des droits de l’homme. Elle en restera une militante active, à l’échelon national et dans les Ardennes, jusqu’à sa mort en 1976.
Pierre VIÉNOT, né le 5 août 1897, a eu une carrière de diplomate avant d’être élu député des Ardennes à partir de 1932. Dans le premier gouvernement du Front Populaire (1936-1937), il occupe le poste de sous-secrétaire d’État chargé des Mandats (Syrie et Liban) et Protectorats (Maroc et Tunisie), avec une mission bien définie : mettre sur la voie de l’indépendance les pays dont il a la charge. Un traité franco-libanais, puis un traité franco-syrien, sont signés – ils ne seront malheureusement jamais ratifiés par le Parlement français.
Engagé très tôt dans la Résistance, il rejoint le Général de Gaulle à Londres, où il décédait le 20 juillet 1944.
(Pour en savoir plus, lire cette page qui lui est consacrée.)