
Le rapport sur les crimes de masse français au Cameroun remis à Emmanuel Macron et Paul Biya
Ce rapport de plus de 1000 pages s’est basé sur les travaux déjà existants, des archives déclassifiées, des témoignages et des enquêtes de terrain.
Ce rapport de plus de 1000 pages s’est basé sur les travaux déjà existants, des archives déclassifiées, des témoignages et des enquêtes de terrain.
Sans surprise, Paul Biya, 78 ans, a été « réélu » le 9 octobre dernier pour un sixième mandat avec près de 78% des voix… Le conseil électoral (Elecam) a annoncé un taux d’abstention de 34%, alors que Transparency International l’a évalué à 70%1, mais, selon Alain Juppé, l’élection s’est déroulée « dans des conditions acceptables2».
Cette déclaration illustre la persistance de «relations spéciales» entre la France et son ancienne colonie d’Afrique centrale. D’ailleurs, interrogé en 2009 à Yaoundé au sujet de la participation des forces françaises à la répression contre les indépendantistes au cours des années 50 et 60, le premier ministre François Fillon avait évoqué à ce propos de « pures inventions».
Dans une question écrite posée le 12 juillet 2011, un député a demandé au ministre des Affaires étrangères «s’il confirme que la France a bien mené une guerre au Cameroun entre 1957 et 1963, comme l’écrivent les responsables militaires français de l’époque eux-mêmes».
Dans l’attente d’une réponse du ministre, vous pourrez prendre connaissance d’une réaction à cette interrogation.