
Paris-Dakar – Derniers soubresauts de la Françafrique ?, par Cheikh Sakho
Macron se pose en sauveur de l’Afrique, Sonko se pose en défenseur de la souveraineté des pays africains. Au Sénégal, presse et réseaux sociaux s’électrisent.
Macron se pose en sauveur de l’Afrique, Sonko se pose en défenseur de la souveraineté des pays africains. Au Sénégal, presse et réseaux sociaux s’électrisent.
Deux tables rondes, l’une portant sur la Nouvelle-Calédonie/Kanaky et l’autre posant la question de la fin de la Françafrique se sont tenues le samedi 19 octobre, à 14h, au CICP.
Tournons La Page (TLP) est un mouvement citoyen international – regroupant près de 250 organisations dans quinze pays (Bénin, Burundi, Cameroun, Tchad, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Malawi, Mali, Niger,
par Raphaël Granvaud Présentation du livre De l’huile sur le feu La France et la guerre contre le terrorisme en Afrique Fin août, le Burkina Faso a connu le pire massacre
Le site histoirecoloniale.net vous invite à deux tables rondes le samedi 15 juin 2024 à partir de 15 h 30 au CICP, 21 ter, rue Voltaire, à Paris 11ème.
Pour la première fois depuis les indépendances, un mouvement susceptible de prendre le pouvoir a assumé la poursuite des efforts de la décolonisation.
Fanny Pigeaud et Ndongo Samba Sylla replacent le coup de force sénégalais dans le contexte du « recul démocratique » observé récemment dans les anciennes colonies françaises et l’éclairent à la lumière des pratiques impérialistes de la Françafrique.
Une analyse inédite et une réflexion indispensable pour comprendre la révolte actuelle des peuples africains, et notamment de la jeunesse, qui réclament une authentique démocratie.
Les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique a publié en ligne en 2023, dans son numéro 157, un dossier intitulé « La Françafrique, un colonialisme français ». On peut y lire les contributions de Tiémoko Diallo, Catherine Coquery-Vidrovitch, François Graner, Armelle Mabon, Alain Gabet et Sébastien Jahan. De ce dossier entièrement en libre accès, nous publions ici le sommaire et le texte introductif. Celui-ci revient notamment sur l’histoire du concept de Françafrique comme système de domination postcoloniale spécifiquement français, popularisé en 1998 par François-Xavier Verschave, et sur son insertion dans le champ académique et dans le débat public. Question pertinente, alors que les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique sont au centre de l’actualité.
Publié il y a deux ans, L’Empire qui ne veut pas mourir. Une histoire de la Françafrique, le livre référence sur les relations entre la France et le continent africain depuis la Seconde Guerre mondiale, sort en version poche aux éditions Points. François Gèze avait fait pour notre site une recension minutieuse et enthousiaste « de ce livre qui marque un saut d’envergure dans nos connaissances de ce passé trop méconnu et des traces profondes qui en subsistent aujourd’hui ». Afrique XXI publie des extraits de la postface de cette nouvelle édition, ainsi s’un encadré ajouté par les auteurs visant à actualiser leur réflexion après le coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger. Celle-ci tord le cou à certaines idées reçues qui ont récemment ressurgi dans la classe politique et les media français à la suite des coups d’Etat au Mali, au Burkina-Fasso, au Niger et au Gabon.
Dans une tribune publiée par « Le Monde », un collectif de 450 universitaires, de chercheurs, d’acteurs culturels et d’artistes internationaux, parmi lesquels Mathias Vicherat, Claire Denis, Gilles Holder ou Mati Diop, dénonce la décision de la France de suspendre toute coopération avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il exige le rétablissement immédiat de l’attribution de visas aux artistes et étudiants et la reprise des programmes de coopération. Ci-dessous aussi le communiqué du 20 septembre de l’Observatoire de la liberté de création créé à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme intitulé « Échanges artistiques avec le Sahel : gare à l’amalgame ». Et l’émission « A l’air libre » de Mediapart évoquant cette mesure de représailles contre les populations du Sahel et réunissant Maya Kandel, historienne, Rémi Carayol, journaliste, Boubacar Sangaré, chercheur et réalisateur et Rokia Traoré, chanteuse.
Le 11 mai 1973, le jeune intellectuel et militant révolutionnaire sénégalais Omar Blondin Diop mourrait dans des conditions très suspectes dans la prison de Gorée où il avait été enfermé par le régime de Léopold Sédar Senghor.