
« Aucune société coloniale ne peut durer éternellement », par Eric Vuillard
L’écrivain Eric Vuillard s’alarme, dans une tribune au Monde, de la réaction à contresens des autorités françaises sur ce qui se joue actuellement dans l’Archipel
L’écrivain Eric Vuillard s’alarme, dans une tribune au Monde, de la réaction à contresens des autorités françaises sur ce qui se joue actuellement dans l’Archipel
Dans un article publié par Mediapart, la journaliste Carine Fouteau analyse les causes de la révolte des indépendantistes kanak, pointant « les fautes du président ».
Une enquête de la chaîne Calédonia sur le racisme qui structure toujours la société néo-calédonienne.
Le haut fonctionnaire Michel Levallois fut, dès les années 1980, le témoin des manquements de l’Etat français à sa parole donnée aux Kanak.
L’historien Alain Ruscio rappelle à propos de l’Algérie que la formation de milices armées fut habituelle dans les colonies de peuplement en proie aux révoltes des colonisés.
Les passages en force du gouvernement français en violation de l’esprit des accords passés en 1988 et 1998 sont à l’origine de la situation insurrectionnelle en cours.
Le 18 mars 2024, l’Assemblée nationale a voté le report du renouvellement général des membres du congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, décision qui prépare le dégel
Du 24 au 26 juillet 2023, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu en Nouvelle-Calédonie. Cela faisait suite aux rencontres bilatérales organisées lors du trimestre précédent entre l’État français et des représentant∙es indépendantistes d’une part, et entre l’État français et les partisan∙es de la Nouvelle-Calédonie française d’autre part. Autant dire que dans le deuxième cas, les convergences sont grandes, puisque les deux camps n’en font qu’un pour rechercher à priver les Kanak de leur droit à l’autodétermination, et la Kanaky de son indépendance et de la reconnaissance des méfaits de 170 ans de colonisation. Ci-dessous la lettre de juillet 2023 du Collectif Solidarité Kanaky.
La présidente de la province Sud de la Kanaky Nouvelle-Calédonie, Sonia Backès, figure de la droite anti-indépendance, est nommée au gouvernement français comme secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur et de l’outre-mer chargée de la citoyenneté. Cette ministre va-t-elle cumuler son poste avec la présidence de la province Sud ? Le dialogue sur l’avenir de l’archipel est au point mort après l’organisation le 12 décembre 2021 d’un référendum d’autodétermination dont la date était contestée par les indépendantistes. Après s’être félicité dès son lendemain que « la Nouvelle Calédonie ait choisi de rester française », ce choix d’Emmanuel Macron apparaît comme un mauvais coup contre le processus des accords de Nouméa. Les quatre composantes du FLNKS ont décidé qu’aucune ne se déplacera à Paris en septembre 2022 pour le Comité des signataires des accords sur l’avenir de l’archipel. Veut-on qu’un blocage du dialogue favorise de nouveau le développement de la violence ?
Malgré la demande par l’ensemble du camp indépendantiste du report de la date du troisième référendum prévu par les Accords de Nouméa, les autorités françaises l’ont maintenu au 12 décembre, en contradiction avec leurs engagements antérieurs et avec les exigences de la population Kanak d’accomplir les deuils des victimes de la pandémie. Le boycott du scrutin a été massif. Les partisans du « non » à l’indépendance n’ont recueilli qu’une minorité (44 %) des suffrages des électeurs inscrits et ont perdu 5 783 voix par rapport au précédent scrutin. Les résultats définitifs contredisent les déclarations d’Emmanuel Macron validant un soi-disant refus de l’indépendance que ce vote exprimerait et montrent au contraire que la demande de celle-ci est croissante.
Le gouvernement français affirme vouloir maintenir au 12 décembre 2021 la consultation référendaire portant sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie prévue par les Accords de Nouméa de 1998, même si l’ensemble des partis et des associations favorables à l’indépendance de l’archipel soulignent que les conditions sanitaires actuelles rendent impossible à cette date un scrutin sur l’ensemble du territoire. Pour dénoncer cette décision autoritaire, le Mouvement des jeunes kanak en France (MJKF), l’Association Information et soutien aux droits du peuple kanak (AISDPK) et le Collectif Solidarité Kanak ont lancé un appel en faveur du report de la date de ce référendum, qui a été signé à ce jour par 154 personnalités. Un meeting exprimant cette demande a lieu à Paris le 9 décembre 2021.
Un ensemble d’associations, partis politiques et syndicats français se sont joints à la demande de différentes forces politiques de la société de Kanaky–Nouvelle-Calédonie pour demander le report de la date du dernier référendum d’autodétermination prévu par les Accords de Nouméa de 1998, qui a été fixée par le gouvernement au 12 décembre 2021 en dépit de la grave situation créée dans les campagnes par la crise sanitaire. Ci-dessous le texte de leur appel et la lettre qu’ils ont envoyée aux groupes parlementaires puisque cette date est du ressort du Parlement français. Il est important de relayer cette lettre aux députés et sénateurs que chacun pourrait connaître. Par ailleurs, le samedi 13 novembre est organisé à Paris, place Edouard Renard dans le 12ème arrondissement, un rassemblement à l’appel du Mouvement des Jeunes Kanak en France.