et si le XXIème siècle venait de commencer ?
Jacques Vigoureux dit notre soutien et notre admiration, notre fraternité à ces jeunes femmes et à ces jeunes hommes héritiers de la Révolution française
Jacques Vigoureux dit notre soutien et notre admiration, notre fraternité à ces jeunes femmes et à ces jeunes hommes héritiers de la Révolution française
L’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre et leurs amis – plus brièvement dénommée “la 4acg” – a été créée le 8 janvier 2004, avec pour objectif de témoigner et d’œuvrer pour la paix et la solidarité. En sont membres d’anciens appelés en Algérie qui reversent à l’association le montant de leur retraite de combattant (un peu moins de 600 € par an). Chaque année, l’assemblée générale de l’association choisit les projets que cet argent permettra de financer1.
Un aspect important de l’engagement des membres de la 4acg consiste à témoigner dans les écoles. L’association est en plein développement avec, à ce jour, 126 adhérents et 149 “amis”. Les raisons qui ont pu inciter les uns ou les autres à adhérer sont extrêmement variées suivant les individus, mais cela a permis à chacun d’entre eux de « donner un sens à ce qui n’en avait pas».
Les événements qui se déroulent actuellement outre-Méditerranée sont vécus de différentes façons suivant les personnes. Nous reprenons ci-dessous le témoignage que nous a adressé – à titre personnel – un membre de l’association.

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) appelle à une participation massive à la marche pacifique de samedi 19 février prochain. «Forte du succès de l’action du 12 février, la CNCD appelle tous les Algériens […] à participer massivement à une marche pacifique qui aura lieu, le 19 février prochain à 11h de la place du 1er Mai à la place des Martyrs» a déclaré la CNCD à l’issue de sa réunion, tenue le 15 février à Alger.
La CNCD est composée notamment de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH), de syndicats autonomes (Snapap, Satef et CLA), d’organisations de jeunes (Algérie pacifique, Mouvement des jeunes algériens, Collectif des chômeurs…), de partis politique (MDS, PLD, RCD…) … Elle se dit déterminée à obtenir un « changement du système » qui gouverne le pays depuis l’indépendance en 1962, avec le soutien des militaires.
De son côté, le Collectif d’Algérien(ne)s de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie condamne l’interdiction de manifester pacifiquement et de s’exprimer en Algérie, et appelle à un rassemblement de soutien à Paris : vendredi 18 février 2011 à 18h30, à la Fontaine des Innocents (métro Les Halles). Sans oublier deux rassemblements à Marseille.
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Alger, samedi 12 février autour de la place du 1er Mai, pour manifester contre le pouvoir algérien à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui rassemble des partis d’opposition, des représentants de la société civile et des syndicats non officiels. Le rassemblement, interdit par les autorités, s’est cantonné à la place, sous la surveillance d’un impressionnant dispositif policier – les autorités ayant déployé près de 30 000 policiers dans le centre de la capitale algérienne. La foule a été dispersée aux alentours de 16 heures.
De nombreuses interpellations, certaines particulièrement musclées, ont eu lieu : outre des manifestants, dont près de 400 ont été interpellés selon la Ligue algérienne des droits de l’Homme, plusieurs députés du RCD ont été temporairement arrêtés, dont Othmane Maazouz, Mohsen Belabes, Aider Arezki, Tahar Besbes. Fodil Boumala, co-fondateur de la CNCD a également été arrêté.
Des rassemblements se sont déroulés dans d’autres villes du pays, notamment à Oran, Constantine, Annaba, Tizi Ouzou et Bejaia. A Oran entre 400 et 500 manifestants étaient présents place du 1er-Novembre ; le rassemblement, vite dispersé, s’est achevé par une trentaine d’arrestations. Le chef local de la CNCD, le professeur d’université Kadour Chouicha et son fils, et deux journalistes, Djaafar Bensaleh du quotidien arabophone El-Khabar et Kamel Daoud du Quotidien d’Oran, ont été brièvement interpellés, selon des témoins.
La liste des manifestations – source : le Manifeste des Libertés – est suivie de deux appels :
La mobilisation de 30 000 policiers et l’arrêt de tous les trains à destination d’Alger empêcheront sans doute des citoyens de participer à la marche pacifique d’Alger le 12 février – source –, mais,
selon le sociologue Lahouari Addi, professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon, ils ne parviendront pas à sauver le régime algérien.
Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme condamne le refus des autorités algériennes d’autoriser la tenue d’une manifestation pacifique le 12 février à Alger et appelle les autorités à respecter le droit du peuple algérien de manifester pacifiquement.
Cette autre page présente une liste de manifestations prévues en Algérie et ailleurs, pour le 12 février 2011, suivie de deux appels.
Un Collectif d’Algériens de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie s’est créé en France. Il apporte son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle appelle la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s’est constituée à Alger le 21 janvier 2011.
Des rassemblements sont organisés, à Paris par le collectif précédent, et à Marseille par le Collectif Solidarité Maghreb, le même jour qu’à Alger, samedi 12 février 2011 :
A l’issue de sa deuxième réunion qui s’est tenue vendredi 28 janvier 2011 à la Maison des syndicats de Dar El-Beida (Alger), la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe partis politiques, syndicats autonomes et diverses associations de la société civile, a appelé le peuple algérien à participer massivement à la marche pacifique qui se déroulera à Alger le 12 février prochain. Comme l’a déclaré maître Mostefa Bouchachi, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), la coordination demande «la levée de l’état d’urgence et le changement du système»2.
Répondant au ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, qui a réaffirmé dimanche 30 janvier que « Les marches sont interdites à Alger », la coordination a déclaré que « La manifestation est maintenue », donnant à M. Bouchachi l’occasion de dénoncer les contradictions d’un régime qui refuse les manifestations pacifiques et qui dénonce par la suite «les violentes émeutes qui éclatent à chaque fois dans le pays»3.
Des rassemblements de soutien sont organisés en France le même jour.

La manifestation pour la démocratie à l’appel du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), interdite par les autorités algériennes, a été brutalement empêchée par la police hier dans le centre d’Alger. Saïd Sadi, président du RCD, a fait état de 42 blessés parmi ses partisans ainsi que de nombreuses interpellations.
Ci-dessous l’éditorial d’El Watan de ce jour, suivi du point de la situation publié le 22 janvier à 17h07 sur le site LeMonde.fr, puis d’un commentaire de TSA4.

Que s’est-il exactement passé en Algérie, le 20 août 1955, quand, à midi précis, des soldats de l’Armée de libération nationale, branche armée du FLN, appuyés par la population, ont attaqué simultanément les agglomérations situées dans le quadrilatère délimité par Collo, Philippeville, Guelma et Constantine ? Les Algériens ont-ils commis un massacre généralisé ? Quelle a été l’ampleur de la répression qui a suivi ?…
Claire Mauss-Copeaux a repris ces questions qui portent sur un épisode important de la guerre d’Algérie. Au terme d’une longue et minutieuse recherche, croisant des archives mal connues avec des témoignages de survivants des deux bords, elle publie aujourd’hui un livre qui renouvelle la connaissance de ces événements tragiques, en éclairant des zones d’ombres, sources de rumeurs infondées. Elle établit l’ampleur démesurée des représailles exercées sur les Algériens au cours des semaines qui ont suivi le 20 août 1955.
Comme quelques autres, elle pense que si l’historien doit décrire les faits, il ne peut pas occulter les souffrances
endurées et exprimées par les protagonistes eux-mêmes.
Nous reprenons ci-dessous l’introduction de ce livre.

A Toulon, quatre cents personnes, répondant à l’appel de diverses organisations, se sont retrouvées sur le Parvis des droits de l’homme, le samedi 15 janvier au matin, pour manifester leur soutien au peuple tunisien – et pour dénoncer les propos effarants de Michèle Alliot Marie proposant aux autorités tunisiennes le concours de nos forces de sécurité.
L’après-midi, la joie s’est exprimée dans les rues du centre-ville, avec chants, drapeaux et slogans contre le dictateur déchu. (Source : Var Matin)