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Édition du 1er au 15 mars 2026

Maghreb

Le rapport 2011-2013 du Comité des familles de disparus en Algérie est alarmant

Ci-dessous un communiqué de presse, relatif à la publication du rapport 2011-2013 du Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA)
1 sur la situation des droits de l’Homme en Algérie : Le régime algérien à l’épreuve des droits de l’homme. L’illusion du changement.

Documents téléchargeables :

[Mis en ligne le 28 juin 2013, mis à jour le 1er juillet]

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Guerre d’Algérie, la déchirure, par Gabriel Le Bomin et Benjamin Stora

Cinquante ans après les Accords d’Evian et l’indépendance de l’Algérie, le temps semble venu de raconter la Guerre d’Algérie en regardant l’Histoire en face, sans tabous ni silences. Réalisé à partir d’archives colorisées, en grande partie inédites et provenant de sources très diverses, le documentaire Guerre d’Algérie, La déchirure, diffusé sur France 2 en mars 2012, retrace chronologiquement l’histoire de la Guerre d’Algérie.

Une sale guerre dans laquelle 1,5 millions de soldats français ont été projetés – 30 000 ne sont pas revenus – ; une guerre qui a entraîné la mort de centaines de milliers d’Algériens et la destruction de centaines de villages, qui a déraciné près d’un millions de Pieds-noirs de leur terre natale et vu l’abandon et le massacre de milliers de Harkis.

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1945-1962

en Algérie, le courage c’était de rester fidèle aux valeurs de la République

Le dernier numéro (235, daté de juin 2013) de la revue le délégué de l’Éducation nationale comporte un entretien avec Michel Lambart, vice-président de l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons, repris ci-dessous.

Maintenir la mémoire de ces hommes attachés à l’idéal laïque et républicain, assassinés par l’OAS le 15 mars 1962 à Alger, contribue à empêcher une réécriture négationniste de l’histoire de la colonisation,

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1945-1962

Gaston Revel, instituteur communiste en Algérie (1936-1965)

Né en 1915 dans l’Aude, Gaston Revel entre en 1936 dans l’École Normale d’Alger, où l’on est censé lui apprendre à « éduquer l’indigène ».

De 1940 à 1955, il enseigne, d’abord dans le bled – à Aïn-Tabia, un des douars de la commune mixte de Collo dans le Nord Constantinois – où il découvre la misère, puis à Bougie (Bejaïa). De ces années d’enseignement au plus près des populations, qu’il aime et respecte sans réserve, il a laissé un témoignage fort et très engagé, beaucoup de lettres, de carnets, d’articles de presse et de photographies.

En 1945, à Bougie, il s’engage au Parti Communiste Algérien : en 1953, il se présente aux élections municipales dans le second collège, réservé aux Algériens et il siège à leurs côtés. Il est expulsé d’Algérie en 1955. Il y revient après l’indépendance, et reprend son métier d’enseignant. En 1965 il rentre définitivement en France – il décède en 2001.

Ces textes, présentés et annotés par Alexis Sempé, permettent de percevoir ces années algériennes de l’intérieur, à travers l’engagement et les combats d’un instituteur de la République, adversaire résolu de la colonisation. Gaston Revel était également photographe amateur ; le livre est donc très largement illustré : près de 250 photographies jalonnent un parcours de trente ans.

[Mis en ligne le 21 mai 2013, mis à jour le 16 juin]

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Tunisie

Assassinat de Farhat Hached : vers la reconnaissance de la responsabilité de la France

Une place portant le nom de Fahrat Hached, leader du syndicat et du mouvement national tunisien a été inaugurée à Paris par Bertrand Delanoë, le 30 avril dernier.

Il y a 60 ans, le fondateur de l’UGTT était tué par le Service action du SDECE, comme le rappelle ci-dessous l’historien Gilles Manceron, spécialiste du colonialisme français.
Mais les autorités françaises n’ont toujours pas reconnu la vérité sur ce crime, comme sur d’autres commis contre des personnalités anticolonialistes.

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Depuis 2012

L’Algérie d’hier à aujourd’hui : quel bilan ?

Colloque organisé par le Forum de Solidarité Euro-Méditerranéenne (FORSEM)
en partenariat avec l’ENS de Lyon, vendredi 5 avril 2013 de 9h à 21h.

École Normale Supérieure Lyon, 15 parvis René Descartes, 69007 Gerland, Salle F 08 (Métro B, station Debourg). Information : ">

Le FORSEM est une association fondée par des militants associatifs et des universitaires solidaires des soulèvements populaires dont certains pays de la rive sud de la méditerranée sont le théâtre depuis 2010 ; des soulèvements qui ont conduit aux renversements de chefs d’État et de régimes que l’on croyait jusqu’alors inamovibles, à commencer par Benali (Tunisie), Moubarak (Égypte), Ali Abdullah Saleh (Yémen), Kadhafi (Libye).

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Jean Lacouture : le combat des européens “libéraux”

Un article de Jean Lacouture, publié dans Le Monde du 9 juin 1972, suivi de la présentation du témoignage de Jean Sprecher.

Pendant la guerre d’Algérie, un certain nombre d’Européens, allant à contre-courant de l’opinion conservatrice largement majoritaire dans la communauté des « pieds-noirs », s’efforcèrent de faire prévaloir une politique de réformes et de concessions, dans le but de préserver les relations futures entre les communautés.

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La réédition d’une œuvre “incontournable” : la thèse d’André Nouschi sur les populations rurales constantinoises

«L’Enquête sur le niveau de vie des populations rurales constantinoises d’André Nouschi3 reste une œuvre incontournable sur l’histoire de l’Algérie coloniale ; elle propose une réflexion, elle incite à la réflexion selon des vues qui, malgré les inévitables évolutions épistémologiques, ne sont pas périmées et ne peuvent l’être. Elle doit être connue de tous ceux qui veulent connaître ce passé d’échanges, traumatique mais partagé d’une rive à l’autre de la Méditerranée, par les Algériens, par les Français, de France ou originaires d’Algérie, par les métis de l’identité, par les férus d’histoire, par les citoyens d’aujourd’hui de la vivante humanité.»

Gilbert Meynier (extrait de la préface de la réédition)

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu publié en 1962 par Robert Émerit4, de la première édition de cette analyse de la colonisation dans la région de Constantine.

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Le meurtre de Farhat Hached et autres crimes coloniaux, par Gilles Manceron

L’assassinat de Chokri Belaïd le 6 février a ravivé en Tunisie la mémoire douloureuse de celui, il y a 60 ans, de Fahrat Hached, leader du syndicat et du mouvement national tunisien tué par le service français du SDECE. Un crime qui semble avoir été oublié par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, dans les commentaires qu’il a jugé bon de faire.

À la suite d’un colloque qui s’est tenu en janvier 2013, l’historien Gilles Manceron, délégué du groupe de travail Mémoire, histoire, archives de la Ligue des droits de l’Homme, revient sur ce crime comme sur d’autres commis contre des personnalités anticolonialistes. Il rappelle l’exigence que la vérité sur ces assassinats soit dite et reconnue par les autorités françaises.

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