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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Maghreb

Après avoir été torturé et assassiné par les paras français, le corps de Larbi Ben M'hidi n'a jamais été retrouvé.
Depuis 2012

Algérie-France : vers un partenariat exemplaire ?

La session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français qui s’est tenue à Paris les jeudi 4 et vendredi 5 décembre a débouché sur de nombreux accords. On est frappé, à la lecture du communiqué conjoint 1, par la volonté des deux délégations – la délégation algérienne était conduite par le Premier ministre Abdelmalek Sellal – de rester au niveau humain. Il a été par exemple question d’améliorer la circulation des personnes entre les deux pays 2, de l’indemnisation des Algériens victimes des essais nucléaires français 3, des problèmes des enfants issus de couples mxtes … Espérons que ces décisions ne resteront pas à l’état d’intentions.

Il a été notamment décidé (c’est le point 18) de « faciliter la recherche et l’échange d’informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d’indépendance.» 4

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Ces appelés qui ont dit NON

A l’époque de la guerre d’Algérie, les jeunes gens qui refusaient de
porter les armes, les réfractaires, insoumis ou déserteurs, étaient mis au ban de la société française. Leur choix était le plus souvent incompris. Aucune institution, parti, syndicat ou église ne les soutenait. L’opprobre pesait sur leurs familles comme sur celles de malfaiteurs. Elles étaient convoquées à la mairie, subissaient des
interrogatoires et des perquisitions de la part des policiers. Leur
entourage les critiquait, les rejetait. Pour les réfractaires et les
déserteurs, la seule alternative à la prison était l’exil.

Le temps a passé, mais aujourd’hui le choix des réfractaires et des
déserteurs n’est guère mieux compris. Même ceux qui critiquent sévèrement la guerre, admettent difficilement leurs choix.
Pourtant, les réfractaires comme Etienne Boulanger, les déserteurs
comme Noël Favrelière nous enseignent qu’il est toujours possible de
dire NON !

Ci-dessous le témoignage de Jacques Pous, l’un de ceux qui ont dit NON 5.

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Guerre d’Algérie: la justice française étend l’accès aux pensions d’invalidité

La justice française a jugé, pour la première fois, que les victimes civiles de violences pendant la guerre d’Algérie pouvaient prétendre à une pension qu’elles aient été françaises ou algériennes à la date du 31 juillet 1963.
Jusqu’à présent, il fallait être de nationalité française au moment de la promulgation de cette loi du 31 juillet 1963 pour pouvoir bénéficier d’une pension d’invalidité en tant que victime civile d’un attentat ou de violences pendant la guerre d’Algérie (1954-1962).

« La différence de situation instaurée par cette loi entre des victimes civiles de nationalité française ou algérienne ne justifie pas une différence de traitement au regard de l’objet des pensions », écrit la cour d’appel de Toulouse dans un arrêt rendu le 19 novembre dernier.
Dans son arrêt, la cour régionale des pensions militaires de Toulouse conclut qu’un homme aujourd’hui âgé de 71 ans, blessé par balle en 1960 dans la ville de Mostaganem à l’âge de 17 ans, est « en droit de réclamer une pension », en application de la loi du 31 juillet 1963, même s’il n’a obtenu la nationalité française qu’en 2005.

Il est encore trop tôt pour évaluer l’étendue des conséquences de cette décision. Le ministère de la Défense peut se pourvoir en cassation contre cette décision.

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1945-1962

une combattante, une sœur, Fanny Colonna

fanny_colonna.jpg Fanny Colonna était une forte et belle personnalité. Une intelligence aussi. Elle n’a pas voulu s’arrêter ni même ralentir ces dernières années après une opération du cœur.

Jusqu’au bout active, productive, tout à la fois séductrice et critique
(parfois sans aucune indulgence mais nous savons ce qu’il faut d’ego et de vigueur pour arriver à exister et lutter sur certains terrains – plus encore quand on est une femme.)

Bref

vous pourrez penser à elle le mardi 25 novembre après midi, où l’on dira une messe pour elle (c’était une catholique fervente et indépendante).

Elle sera inhumée à Constantine en fin de semaine.

En Algérie, la réaction à cette disparition aura été vive et digne de cette fraternité qu’elle incarne.

Françoise Savarin Nordmann

de l’Association les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons

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Les résistances à la guerre d'Algérie

L’action civique non-violente contre la guerre d’Algérie

La section de Marseille-centre de la Ligue des droits de l’Homme a consacré son « Jeudi des Droits de l’Homme » du 6 novembre 2014 au thème “Fusillés pour l’exemple et Réfractaires” (voir le programme). Parmi les différentes interventions, celle de Tony Orengo, ancien objecteur de conscience de la guerre d’Algérie a particulièrement frappé les esprits.

Ci-dessous, un résumé de l’histoire de l’Action civique non-violente que Tony nous a fait parvenir 6.

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Les Européens d'Algérie et leur exode

Les résistances pieds-noires à l’OAS, de Bernard Zimmermann

L’histoire des Européens d’Algérie — les Pieds-Noirs — est encore l’objet de tabous ; la question des résistances pieds-noires à l’OAS en est un. S’appuyant sur des travaux dispersés de diverses disciplines et des témoignages de Pieds-Noirs, Bernard Zimmermann fait le constat des résistances pieds-noires à l’OAS, qui se sont manifestées dans tous les milieux de la société européenne de la colonie. Un constat qui va à l’encontre des idées reçues ayant cours encore dans la société française qui, trop souvent, ne fait pas le partage entre Pieds-Noirs et OAS et abandonne le terrain aux ultras de l’Algérie française. Il donne surtout la parole à ceux qui sont restés des invisibles de l’histoire jusqu’à nos jours.

Bernard Zimmermann est né à Oran dans une famille installée en Algérie depuis quatre générations. Il y a été instituteur dans un village jusqu’en 1966. En France, après des études de géographie, il a enseigné avant d’animer une association interculturelle en banlieue parisienne.

[Première mise en ligne le 18 août 2014]

Mise à jour (le 27 octobre 2014)

Le 12 novembre 2014, à 19 h, rencontre-débat avec Bernard Zimmermann autour de son ouvrage Les résistances pieds-noires à l’OAS :

au 11ème Art, 9 rue Camille Desmoulins, Paris, 75011. Métro Voltaire à 2 minutes. Consommation obligatoire. Possibilité de dîner sur place avec formule spéciale pour les participants.
S’inscrire à cet événement : http://forumfrancealgerie.org/index.php?option=com_content&view=article&id=74&Itemid=232&acm=4266_248.

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L’Algérie participera bien aux cérémonies du 14 juillet 2014

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a confirmé le 6 juillet la participation de l’Algérie au défilé du 14 Juillet à Paris pour commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale. «L’Algérie participera […] dans les mêmes conditions que quatre-vingts autres nations dont des citoyens sont tombés sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, à la manifestation prévue à Paris à cet effet», a-t-il précisé.

Une participation qui soulève des vagues en France — l’extrême droite ayant lancé une campagne de protestation — et qui, d’autre part, divise les Algériens. Dans une chronique intitulée «14 Juillet “algérien” : geste audacieux, raisons douteuses» publiée le 10 juillet dans Le Quotidien d’Oran, Kamel Daoud note que «le régime a tellement instrumentalisé l’histoire de la guerre d’indépendance que sa décision de “défiler là-bas” heurte».
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Ci-dessous quelques éléments d’information sur la participation des Algériens à la Première Guerre mondiale.

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Des ONG demandent à l’Union européenne : lors des négociations avec l’Algérie en 2014, le respect des droits de l’Homme doit être prioritaire

En amont des prochaines négociations sur le Plan d’action entre l’Union européenne et l’Algérie, quatre ONG — la FIDH, Amnesty international, Human Rights Watch et le Réseau euroméditerranéen des droits de l’homme — réitèrent leur appel à «donner la priorité au respect des droits humains, y compris l’égalité hommes-femmes, et à demander aux autorités algériennes d’adopter des mesures tangibles dans ce domaine».
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l’Algérie sera présente aux cérémonies du 14 juillet

Pour la première fois, l’Algérie participera cette année aux cérémonies du 14 juillet. Trois militaires algériens seront présents lors d’une animation initiale sur la place de la Concorde, mais « il n’y aura pas de défilé », a précisé le ministère de l’Intérieur.

80 pays ayant participé à la première guerre mondiale ont été invités. L’Algérie est l’un d’eux : sur les 175 000 Algériens mobilisés de 1914 à 1918 on compte 35 000 tués ou disparus et 72 000 blessés9. L’invitation est tout à fait légitime mais elle n’est pas du goût du FN qui dénonce une « provocation indigne». Un collectif « Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014 » est en cours de création, avec le député FN Gilbert Collard et le vice-président du parti, Louis Aliot.

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Le camp de Tazmamart (rasé depuis)
Arbitraire au Maroc

Christine Daure-Serfaty, résistante et Juste

Une héroïne du combat pour les droits de l’Homme nous a quittés le 28 mai 2014. Edwy Plenel lui rend un hommage que nous reprenons ci-dessous.

Elle avait caché puis épousé en prison le militant marocain Abraham Serfaty qui avait subi la torture et l’emprisonnement dans les bagnes marocains. C’est elle qui révéla au monde l’abominable mouroir de Tazmamart. Tous deux ont été d’infatigables militants pour la justice, les libertés et la défense des droits de l’Homme.

[Mis en ligne le 29 mai 2014, mis à jour le 30]

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Lucette et Bachir Hadj Ali (photo El Watan)
1945-1962

Lucette Hadj Ali est morte

Lucie Safia Hadj Ali, née Larribère, militante de l’indépendance de l’Algérie, engagée contre toutes les injustices et toutes les oppressions, n’est plus. Celle que tout le monde appelait Lucette, est décédée à l’âge de 94 ans, lundi matin 26 mai à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, entourée de ses enfants.
Ses obsèques auront lieu à La Seyne, vendredi 30 mai 2014. Une cérémonie de recueillement avant son incinération se déroulera au crématorium de la Seyne (Camp Laurent) de 15 h 30 à 16 heures.

Ci-dessous, l’hommage d’un ancien élève, suivie d’une biographie de Lucette.

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