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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Maghreb

le Maroc est-il un État de droit ?

On peut se poser la question, à la lecture de l’article suivant qui vient de paraître sur le site bien connu www.yabiladi.com

Depuis deux semaines, Ifrouzit, dans la région d’Azrou, est le théâtre d’un nouveau cas de spoliation immobilière. Le différend, qui a éclaté entre les héritiers de quatre familles et un individu, s’est muée en une vaste affaire qui les oppose désormais à une entreprise émiratie, épaulée par les autorités. Rappel des faits.

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à Oran, Fernand Iveton retrouve sa rue

Fernand Iveton avait 30 ans lorsqu’il a été condamné à mort pour avoir posé une bombe dans son usine à Alger, en 1956, deux ans après le début de la guerre de libération. Français d’Algérie anticolonialiste, délégué CGT, membre du Parti communiste algérien rallié au FLN, il voulait alerter l’opinion sans intention de tuer. L’explosif a été désamorcé, ne faisant ni dégât ni victime. Fernand Iveton a été guillotiné le matin du 11 février 1957, avec deux de ses camarades algériens, après une journée de procès sommaire et une demande de grâce rejetée par le président René Coty et François Mitterrand, alors garde des Sceaux.

On ignore les raisons qui ont incité les autorités municipales d’Oran à débaptiser la rue portant son nom en la renommant “rue du Chahid Bouachir Bouamer”, mais la réaction de protestation de la population a été vive. Finalement, sous la pression de jeunes citoyens, les autorités municipales d’Oran ont remis à sa place la plaque portant le nom de celui qui déclarait : «?Je ne suis pas musulman […] mais je suis algérien d’origine européenne?».

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Le Congrès de la Soummam s'est tenu ici, le 20 août 1956
Les mouvements nationalistes

2016, le colloque d’Akfadou sur le congrès de la Soummam

Il y a 60 ans, s’est tenu dans les montagnes de Kabylie le congrès de la Soummam, réunissant les principaux responsables de la guerre d’indépendance algérienne de l’intérieur du pays (la délégation du FLN au Caire n’étant pas venue). Ce fut un moment unique de réflexion sur la nation algérienne et la participation de ses différentes composantes à la lutte pour l’indépendance. Sur les modalités de cette lutte, il a affirmé en particulier la primauté du politique sur le militaire.

Les 25 et 26 août 2016, sur les lieux où s’est tenu ce congrès, un public nombreux et attentif a pris part à des échanges sereins mais passionnés sur une réunion importante dont les travaux ont eu tendance à être oubliés ensuite 1.
De nombreux médias algériens ont rendu compte du colloque 2.
Nous reproduisons ci-dessous l’article que lui a consacré le quotidien Liberté. 3

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Il y a 60 ans, le congrès de la Soummam

Les 25 et 26 août prochains : un colloque international consacré au Congrès de la Soummam est organisé par la commune d’Akfadou, sur le lieu où le congrès s’était tenu en 1956.

Ci-dessous, à la suite d’un article du Matin d’Algérie, présentant ce colloque, les résumés de leurs interventions que deux des historiens intervenants, Dalila Aït-El-Djoudi et Gilles Manceron, nous ont permis de reprendre.

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Front populaire et nationalisme algérien : la rupture

En ce 80e anniversaire du Front populaire, un fait est peu évoqué : la manière dont celui-ci a dissout le mouvement indépendantiste algérien l’Etoile nord-africaine (ENA). Pourtant, l’ENA avait adhéré au Pacte du Rassemblement populaire et soutenait la gauche française dans son combat antifasciste. Au sein de la LDH, quelques voix se sont exprimées pour condamner cette dissolution, mais elles sont restées minoritaires. Cette rupture de la gauche française avec le nationalisme algérien annonce ses prises de position de mai 1945 et de 1954-56. Dans une interview donnée au quotidien El Watan, l’historien Gilles Manceron considère comme indispensable aujourd’hui de revenir sur ce rendez-vous manqué. 4

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Abdelmadjid Merdaci : les Européens d’Algérie et la guerre de libération

A partir du mois de mai 1962 un nombre de plus en plus important d’Européens faisait le choix de quitter l’Algérie. L’historien Abdelmadjid Merdaci rappelle que, le 17 juin 1962, le représentant du FLN au sein de l’Exécutif provisoire invitait les Européens d’Algérie à accepter les Accords d’Evian et à prendre place dans l’Algérie indépendante, mais c’est le refus de cette option qui a prévalu en leur sein, avec la violence des “Unités territoriales” puis le terrorisme de l’OAS.

[Mis à jour le 22 juin 2016]

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il y a 60 ans, René Romanet était condamné pour anticolonialisme

Le 7 mai 1956, il y a 60 ans, des rappelés en partance pour l’Algérie, ont manifesté leur refus d’une guerre coloniale, à La Villedieu en Creuse. La population locale a soutenu cette manifestation pacifique et pacifiste et trois hommes ont été lourdement condamnés, dont le maire de La Villedieu.

Ce dernier, René Romanet, a été révoqué en 1956 pour avoir soutenu des rappelés du contingent qui refusaient de partir en Algérie. Son fils, Henri Romanet, se souvient, à l’occasion de l’hommage organisé, soixante après les « évenements de La Villedieu » par l’association Mémoire à vif.

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Max Marchand
Chateau-Royal, mars 1962

Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons

Le 15 mars 1962, quatre jours avant le cessez-le-feu issu des accords d’Evian (18 mars 1962), six responsables des Centres sociaux éducatifs étaient assassinés par l’OAS. Ils remplissaient leur mission éducative : organiser l’enseignement de base, ainsi que la formation professionnelle des jeunes Algériens. Les six dirigeants réunis à la direction administrative du service, à Château-Royal, dans la commune d’El Biar près d’Alger avaient pour noms : Max Marchand, Mouloud Feraoun, Marcel Basset, Robert Eymard, Ali Hammoutène et Salah Ould Aoudia.

Resté impuni, le crime d’El Biar est l’une des pages les plus tragiques de la guerre d’Algérie.

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

La guerre d’Algérie de Jean-Charles Jauffret

Après les Algériens, les « appelés et rappelés » constituent la catégorie la plus importante de personnes qui ont été personnellement impliquées dans les “événements d’Algérie” : de 1952 à 1962, 1 343 000 appelés ou rappelés ont participé “au maintien de l’ordre en Afrique du Nord” ; on peut leur ajouter 407 000 militaires d’active. Les pieds-noirs étaient environ 1 million 5.

Beaucoup d’appelés/rappelés sont revenus de cette guerre avec des séquelles et des blessures qui ne cessent aujourd’hui encore de les hanter. Le malheur des appelés, combattants plus ou moins volontaires d’une sale guerre a été évoqué dans de nombreux témoignages, études ou romans publiés depuis l’époque de la guerre jusqu’à aujourd’hui. Parmi ces publications, on peut citer le témoignage magnifique de Noël Favrelière, Le désert à l’aube (Minuit, 1960) et le travail précurseur de Jean-Pierre Vittori, Nous les appelés d’Algérie publié dès 1977 chez Stock.

Le 19 mars, anniversaire du cessez le feu, commémore un événement essentiel : la décision commune des belligérant de faire taire les armes. Cette date ne marque pas la fin des violences de guerre mais la volonté de les faire cesser.

Professeur à Sciences Po Aix, où il dirige le département d’histoire et les recherches en histoire militaire comparée, Jean-Charles Jauffret est un spécialiste de la guerre coloniale, des troupes de professionnels et d’appelés et, surtout, des conflits afghan et algérien. L’historien ne peut que constater le traumatisme et sa pérennité. L’auteur nourrit le vœu de guérir les plaies côté français et d’œuvrer à la réconciliation des deux rives de la Méditerranée.
Nous reprenons ci-dessous le témoignage d’un ancien appelé qui a assisté le 11 mars dernier à un exposé de Jean-Charles Jauffret sur la guerre d’Algérie au lycée Jean Moulin de Béziers.

[Mis en ligne le 13 mars 2016, corrigé le 14]

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Forte inquiétude des Algériens devant le projet de déchéance de nationalité

Les débats se poursuivent en France autour de l’inscription dans la constitution de la déchéance de la nationalité pour les crimes et délits en rapport avec le terrorisme.

Côté algérien, c’est l’article 51 de la nouvelle constitution qui est mis en cause. Il stipule en effet que « la nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques ». Le champ d’application de cet article pourrait englober des postes dans la magistrature, la police, l’éducation et bien sûr l’armée, et les binationaux ne pourraient probablement plus se présenter aux élections parlementaires et locales. D’où les protestations des binationaux algériens, en particulier en France, où résident environ 2 millions d’entre eux, sur un total avoisinant 7 millions.

Nous reprenons ci-dessous, avec son autorisation, un article paru sur le site de l’association 4acg des Anciens des appelés en Algérie et leurs amis qui aborde ces problèmes

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Les binationaux sont devenus des étrangers de chaque côté de la Méditerranée

Depuis plusieurs semaines, des associations et des intellectuels algériens dénoncent « l’offense » et « l’injustice » qui est faite aux Algériens binationaux à travers le nouvel article 51 de la Constitution algérienne qui dispose que « la nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques ».

Des huit députés qui représentent la diaspora algérienne dans le monde, seuls deux ont boycotté la nouvelle Constitution. Un [constat] qui a provoqué la colère des Algériens résidant à l’étranger, surtout en France, qui contestent les articles 51 et 73. Chafia Mentalecheta, députée de la zone 1 en France, qui a boycotté le scrutin, revient sur cette polémique.
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Les commandos Delta et l’OAS, un suicide collectif

L’auteur, Michel Mathiot est un exilé : né en 1950 à Philippeville/Skikda, où il a vécu jusqu’en juillet 1964. A cette date, toute sa famille vient en France pour raisons personnelles, dans le calme et la tristesse. Il entre au lycée pour des études scientifiques… Parallèlement à sa carrière d’ingénieur, il a entamé à 50 ans un cursus d’études d’histoire de 8 ans. Maintenant chercheur libre en histoire, il continue à être hanté par la violence des hommes et il cherche avant tout à établir la vérité historique qui seule permettra de rendre hommage aux victimes oubliées.

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