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Édition du 1er au 15 février 2026

Algérie

L'Echo d'Alger des 21-22 août 1955.
Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

retour sur le 20 août 1955 dans le Nord-Constantinois

L’insurrection du Nord-Constantinois, le 20 août 1955, est un moment important de la guerre d’Algérie. Ce jour-là, une trentaine d’agglomérations de la région de Philippeville (aujourd’hui Skikda) ont été attaquées de façon simultanée. La répression qui s’ensuivit fut terrible…

Claire Mauss-Copeaux vient de terminer une recherche sur ces événements qui n’avaient jusqu’à présent pas été analysés par des historiens.
Le résultat de son travail fait l’objet d’un livre, Le 20 août 1955 en Algérie, insurrection, répression, massacres, qui sera disponible en librairie courant janvier 2011.

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Entre 1961 et 1962, l'appelé Bourdet a enseigné aux petits Algériens. (Photo sd)
Les résistances à la guerre d'Algérie

L’association des anciens appelés en Algérie contre la guerre

Les appelés qui ont combattu en Algérie peuvent, à 65 ans, toucher une retraite du combattant, d’environ 500 euros par an. Mais, pour certains d’entre eux, cet argent est inacceptable, « taché de tout le sang coulé en Algérie ». C’est ainsi que s’est créée, le 8 janvier 2004, l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG).
Les membres de l’association (loi 1901) sont d’anciens appelés en Algérie qui reversent l’intégralité de cette retraite afin qu’elle soit utilisée au financement de projets humanitaires – donnant ainsi un sens à ce qui n’en avait pas.

Pour contacter les 4ACG : http://www.4acg.org/spip.php?rubrique19

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Extraits de l’avant-propos du livre testament de Ferhat Abbas

Parution de Demain se lèvera le jour.

«Je suis au soir de ma vie. Ce livre est le dernier acte de ma vie politique. C’est un adieu à l’Algérie, à mes amis
du Maghreb et à tous ceux que j’ai aimés et servis durant ma longue carrière. Et aussi un adieu à mes amis français de France et d’Algérie, particulièrement à ceux qui ont vécu à nos côtés durant notre terrible guerre de Libération, souvent au péril de leur vie.» (Ferhat Abbas)1

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1945-1962

Mitterrand, un passé algérien

Pendant les trois premières années de la guerre d’Algérie, de 1954 à 1957, François Mitterrand, futur Président de la République, a joué un rôle important dans la politique répressive mise en oeuvre en Algérie par les gouvernements de la IVe République. Lorsque le conflit éclate, il est ministre de l’Intérieur et, c’est à ce titre qu’il prononce la phrase définitive : « L’Algérie, c’est la France. » A partir de 1956, ministre de la Justice du cabinet Guy Mollet, refusant presque systématiquement les grâces, le futur président abolitionniste de la peine de mort fera exécuter quarante-cinq condamnés à mort – sur ce sujet, voir cette page.

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L’historien Benjamin Stora et le journaliste François Malye consacrent un livre à François Mitterrand et la guerre d’Algérie2.
Un documentaire abordant le même sujet sera diffusé le 4 novembre sur France 2. Ci-dessous un entretien avec Benjamin Stora.

[Mise en ligne le 29 octobre 2010, complété le 30]

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Mon oncle d’Algérie, par Nathalie Funès

Le long voyage dans le passé de Nathalie Funès à la recherche des traces de son oncle, en France, en Algérie, dans les archives, auprès des témoins qui ont croisé sa route… Une autre histoire de Français d’Algérie.

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rassemblement à Alger de familles de disparus pour le 5e anniversaire de la charte

Les familles des disparus ont célébré, à leur manière, le cinquième anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée le 29 septembre 2005. Bravant l’interdiction les familles sont parvenues à se rassembler à Alger-Centre, et, contrairement aux réunions précédentes, elles n’ont pas subi de violences de la part des policiers.

Un reportage de Ghania Oukazi, publié dans Le Quotidien d’Oran le 30 septembre 2010.

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Algérie : les victimes des violences des années 1990 élaborent une contre-charte

Une coalition de cinq ONG algériennes a commémoré à sa manière le cinquième anniversaire de l’adoption par voie référendaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale le 29 septembre 2005. Une contre-charte élaborée et rédigée par les victimes des violences a en effet été adoptée lors d’un vote symbolique, le 25 septembre 2010 à 15h, devant l’ambassade d’Algérie à Paris.

Le document, daté du 22 septembre, et intitulé «Projet de charte pour la vérité, la paix et la justice», a été cosigné par le Comité des familles de disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparus, Djazaïrouna et Somoud, ONG fédérées en «Coalition d’associations de victimes de terrorisme et de disparitions forcées». Il est repris ci-dessous dans son intégralité.

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Abandon de loi algérienne incriminant le colonialisme français

Après avoir subi de profondes modifications par rapport à sa version initiale, il semble que la proposition de loi incriminant le colonialisme français, annoncée début février par le député FLN Moussa Abdi, ait été abandonnée. D’après le président de l’assemblée algérienne, elle n’est pas inscrite à l’ordre du jour de la session actuelle et ne le sera probablement pas de la session suivante.
Abdelaziz Ziari a toutefois tenu à rappeler que l’Algérie reste «ferme sur sa position» et exige du colonisateur français de «reconnaître ses crimes commis dans ses anciennes colonies, en particulier l’Algérie».

Interrogé sur la difficulté de «solder le passé entre la France et l’Algérie », l’historien Mohammed Harbi avait rappelé que «l’essentiel, c’est la responsabilité historique de l’État français par rapport à la colonisation». «Il y aurait certainement moins de crispation entre les deux pays si la France reconnaissait simplement cette responsabilité historique.»

[Mis en ligne le 8 mars 2010, mis à jour le 27 septembre]

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D'anciens FFI de la Creuse seront acheminés en Algérie pour rétablir l'ordre. (© Musée de l'armée, Alger)
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Mai 1945 dans le Nord-Constantinois : un rapport du consul britannique à Alger

L’hebdomadaire Le Point publie, dans son numéro 1983 daté du 16 septembre 2010, un rapport rédigé le 23 mai 1945 par le consul général britannique à Alger3.

Ce document rappelle un épisode capital de l’histoire coloniale de la France en Algérie : les “événements” de mai 1945 dans le Nord-Constantinois où l’insurrection a été durement réprimée par l’armée française – il y eut 103 victimes européennes et un nombre de morts algériens compris entre 8 000 et 15 000, selon les historiens français4. John Eric MacLean Carvell, consul général britannique à Alger, a envoyé de nombreux rapports à l’ambassadeur à Paris, ainsi qu’au Foreign Office. Sa note manuscrite du 23 mai résume ainsi «la cause de la révolte» le 8 mai 1945 à Sétif : «Un policier français a perdu la tête. Je suis certain qu’autant de sang n’aurait pas coulé si les militaires français n’avaient pas été aussi impatients de perpétrer un massacre.»

Un document à ajouter au dossier sur le 8 mai 1945 à Sétif, dont nous reprenons ci-dessous, avec sa permission, la présentation qu’en a faite Farid Alilat dans le magazine algérien en ligne Dernières nouvelles d’Algérie.

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Marc Ferro : «pour les populations colonisées, la présence coloniale a été négative»

Marc Ferro est historien. Né en 1924 à Paris, il fait sa scolarité au lycée Carnot à Paris puis se tourne vers l’histoire qu’il étudie à l’université de Grenoble. Il participe à la Résistance dans le maquis du Vercors. Directeur de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales, Marc Ferro s’est spécialisé dans l’étude de la révolution russe et de l’URSS.

On sait moins qu’il a enseigné l’histoire à Oran de 1948 à 1956. Nous reprenons ci-dessous la première partie d’un long entretien exclusif réalisé par Omar Merzoug et publié dans La Quinzaine littéraire où il évoque son parcours dans l’Algérie des années 1948-58. L’entretien intitulé « La colonisation au crible de l’Histoire » est accessible dans son intégralité sur Le blog de la Quinzaine Littéraire.5

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Daniel Timsit : « comme notre Révolution était grande ! »

Daniel Timsit, né à Alger, en 1928, dans une modeste famille de commerçants judéo-berbères, a participé activement à la guerre d’indépendance de l’Algérie.
Dans un documentaire réalisé par Nasredine Guenifi, l’ancien militant s’exprime sur l’évolution de l’Algérie, explique ses engagements et parle de son identité algérienne : « Je n’ai jamais été un Européen » déclare-t-il.

Le film de Nasredine Guenifi, Daniel Timsit, l’Algérien, d’une durée de 1h56, est disponible en DVD. Pour le commander, contacter

Parmi les livres que Daniel Timsit nous a légués, on peut citer : Algérie, récit anachronique et Récits de la longue patience, journal de prison 1956-1962, tous deux édités chez Bouchene.

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